Marcel Massé

Marcel Masse, homme politique (né le 27 mai 1936 à Saint-Jean-de-Matha, QC; décédé le 25 août 2014). Masse a été ministre dans le gouvernement de l’Union Nationale (1966–70). Il a aussi été ministre des Communications, de l'Énergie, des Mines et des Ressources, et de la Défense nationale dans le gouvernement Mulroney (1984–93).

Marcel Masse, homme politique (né le 27 mai 1936 à Saint-Jean-de-Matha, QC; décédé le 25 août 2014). Masse a été ministre dans le gouvernement de l’Union Nationale (1966–70). Il a aussi été ministre des Communications, de l'Énergie, des Mines et des Ressources, et de la Défense nationale dans le gouvernement Mulroney (1984–93).

Masse étudie l'histoire et les sciences politiques à l'Université de Montréal ainsi qu'à Londres et à Paris, puis enseigne au niveau secondaire à Joliette de 1962 à 1966. Nationaliste québécois convaincu, il est député à l'Assemblée nationale du Québec de 1966 à 1973 et détient plusieurs postes ministériels dans le gouvernement de l'Union Nationale (1966–70) de Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand. Il se porte candidat à la direction de l'Union nationale en 1971, perdant par seulement 21 votes. Il quitte le parti quelques mois plus tard pour siéger comme député indépendant.

En 1974, il se joint à Lavalin, une firme d'ingénieurs montréalaise. Se présentant comme candidat conservateur, il est défait aux élections fédérales de 1974 et de 1980, mais entre à la Chambre des communes aux élections de 1984. À titre de ministre des Communications dans le gouvernement Mulroney de 1984 à 1986, il tente de défendre les industries culturelles durant les négociations sur le libre-échange avec les États-Unis. Mulroney lui confie le ministère de l'Énergie, puis le ramène aux Communications en 1988. Il échoue dans sa tentative de créer à Montréal un institut pour l'étude des communications et de la culture et est muté au ministère de la Défense nationale en 1991. Il quitte le Cabinet en janvier 1993 et annonce sa retraite de la Chambre des communes.

Masse est conseiller principal du Groupe CFC (Management et Ressources humaines). En décembre 1994, il est choisi pour diriger l'un des 14 comités régionaux mis sur pied pour tenir, à l'hiver 1995, des audiences publiques sur l'indépendance du Québec. Il a aussi été président du Conseil de la langue française du Québec (1995), délégué général du Québec à Paris (1996–97) ainsi qu’Officier de l'Ordre national du Québec (1995), et président de la Commission des biens culturels du Québec (1997–2000).