Michael Franklin Harcourt

Au cours des années suivantes, l'opposition néo-démocrate assiste à l'autodestruction du gouvernement créditiste de William VANDER ZALM dans la controverse et le scandale.

Harcourt, Michael
Photographi\u00e9 pendant la campagne \u00e9lectorale de 1991 qui le m\u00e8ne \u00e0 la victoire (avec la permission du Vancouver Sun).

Michael Franklin Harcourt

Michael Franklin Harcourt, avocat et premier ministre de la Colombie-Britannique (Edmonton, 6 janv. 1943). Il étudie le droit à l'Université de la Colombie-Britannique, où il participe aux protestations des années 1960 contre l'engagement des États-Unis dans la guerre du Viêt-nam. Il est le fondateur et le premier directeur (1969-1971) de la Vancouver Community Legal Assistance Society, qui est reconnue comme le premier bureau d'aide juridique au Canada, et conseille le ministre de la Justice John Turner sur la manière d'établir de tels services juridiques populaires dans tout le pays. Pendant les deux décennies suivantes, il est conseiller municipal (1972-1980), puis maire de Vancouver (1980-1986) et penche vers une vision social-démocrate modérée. Politicien municipal populaire et efficace qui dit s'inspirer de Tommy Douglas, Harcourt réussit à faire le saut en politique provinciale en 1986, sous la bannière du Nouveau Parti démocratique, dont il est élu chef en 1987.

Au cours des années suivantes, l'opposition néo-démocrate assiste à l'autodestruction du gouvernement créditiste de William VANDER ZALM dans la controverse et le scandale. Harcourt s'efforce de changer la perception répandue dans la province selon laquelle un gouvernement néo-démocrate serait l'ennemi juré des milieux d'affaires et compromettrait la stabilité économique. Le NPD remporte une victoire éclatante en octobre 1991, obtenant 51 des 75 sièges à l'Assemblée législative. Harcourt devient le 30e premier ministre de la province le 5 novembre 1991.

Le gouvernement Harcourt semble à l'abri des scandales qui affligent le gouvernement néo-démocrate ontarien de Bob RAE, et la Colombie-Britannique demeure l'une des rares régions du pays qui enregistrent une croissance économique. Harcourt est en mesure de réaliser une grande partie de son programme législatif jusqu'à ce qu'éclate le scandale du Bingogate en 1994. Il n'y est personnellement impliqué en aucune façon, mais il est la cible de la colère du public, et les fortes pressions l'amènent à annoncer sa démission en novembre 1995.

Peu de temps après, Harcourt continue à porter un intérêt à l'aménagement urbain et, s'inspirant d'études de recherches de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), agit à titre de conseiller spécial pour le gouvernement fédéral dans le domaine de la durabilité urbaine, poste qu'il occupe jusqu'en 2004. En 2002, il se blesse gravement au dos lors d'une chute dans sa maison. Il guérit presque entièrement après de nombreux mois de thérapie, qu'il documente dans son livre publié en 2004 : Plan B: One Man's Journey from Tragedy to Triumph. En 2009, l'UBC le nomme codirecteur du nouveau Centre d'études permanentes pour la durabilité.