Mike Lazaridis

Mihal (Mike) Lazaridis, OC, O Ont, entrepreneur, chef d'entreprise, philanthrope (14 mars 1961, Istanbul, Turquie).

Mihal (Mike) Lazaridis, OC, O Ont, entrepreneur, chef d'entreprise, philanthrope (14 mars 1961, Istanbul, Turquie). Mike Lazaridis étudie le génie électrique à l'Université de Waterloo. En 1984, il fonde, à Waterloo, Research In Motion (RIM), l'entreprise de technologie sans fil qui révolutionne l'industrie des communications avec son BlackBerry.

Enfance

Mike Lazaridis vient au Canada avec ses parents grecs à cinq ans et a grandi à Windsor, ON. Enfant, il adore la science et aime apprendre la façon dont les choses fonctionnent. Ses amis et lui passent des heures incalculables dans leurs sous-sols à construire des fusées, des postes de radio et plusieurs autres gadgets à saveur scientifique. À 12 ans, il remporte un prix pour avoir lu tous les livres de science de la bibliothèque publique de Windsor. À l'école secondaire, il suit des cours de science en vue d'être admis à l'université, mais s'inscrit aussi à des cours d'atelier qui lui permettent de s'adonner au bricolage.

Research in Motion

En 1979, il s'inscrit à l’Université de Waterloo grâce aux profits amassés par un nouveau design de sonnette pour le populaire jeu Reach For The Top, son ami d'enfance, Doug Fregin y étudie aussi. Tous les deux fondent Research In Motion(RIM), une entreprise d'experts-conseils en électronique et en informatique qui se spécialisera plus tard dans la mise au point de technologies pour la transmission sans fil de données (comme les courriels et les messages textuels) et dans l'établissement de points de vente sans fil de terminaux d'abonnés. Leur confrère Michael Barnstijn se joint bientôt à eux et, en 1986, General Motors accorde à ces jeunes hommes encore étudiants un contrat de 600 000 $.

En 1992, Jim Balsillie se joint à Mike Lazaridis en tant que codirecteur général. Grâce au génie technique de Lazaridis et du sens aigu des affaires de Balsillie, RIM, petite entreprise de moins de 10 employés en 1992, devient, en 2007, une société internationale valant plus de 68 milliards de dollars. Ce succès est largement dû au développement de BlackBerry, lancé en 1999. Cependant, en 2007, l'industrie progresse, menée par Apple et l'iPhone qu'elle lance la même année. RIM poursuit sa croissance et approche les 20 milliards de dollars de chiffres d'affaires au cours de l'exercice 2011, mais elle hésite à intégrer de nouvelles tendances, comme une caméra ou un lecteur MP3, dans son téléphone intelligent.

Fin 2011, les téléphones iPhones et Android gagnent en popularité par rapport aux Blackberry, au Canada, aux États-Unis ainsi qu’au Royaume-Uni et près de 60 % des ventes de RIM se font dans d’autres pays. La croissance de RIM commence à ralentir, et les nouveaux consommateurs des marchés émergents achètent des appareils plus bas de gamme. En octobre 2011, une interruption de service majeure, la cinquième en cinq ans, complique davantage encore la tâche de RIM, dont le marché est en pleine évolution. Malgré l'annonce d'une nouvelle gamme de « superphones » à venir en 2012, RIM a vu son action perdre près de 55 % de sa valeur. Les actionnaires demandent des changements, en particulier à la tête de l'entreprise.

C'est le 22 janvier 2012 et après des mois de pressions, qu'un remaniement de la direction est annoncé publiquement. Balsillie et Lazaridis sont remplacés aux postes de co-directeurs généraux par le directeur de l'exploitation, Thorsten Heins, et Barbara Stymiest devient présidente du Conseil d'administration, rôle qu'ils se partageaient jusque-là. Lazaridis devient vice-président du Conseil et président de son nouveau comité de l'innovation, tandis que Balsillie continue de siéger au conseil d'administration, et ce, jusqu'à sa démission le 29 mars 2012. Un an plus tard, soit, le 28 mars 2013, Lazaridis annonce qu'il quitte l'entreprise qu'il avait fondée 30 ans plus tôt. N'ayant nul désir de quitter le secteur de l'informatique, il s'investit dans une nouvelle entreprise qu'il met sur pied avec Fregin, le fonds Quantum Valley Investments qui finance des entreprises spécialisées dans l'informatique quantique.

Philanthropie

Le succès de RIM permet à Lazaridis et à sa femme, Ophelia, de soutenir généreusement leur collectivité et pays. Les dons du couple philanthrope permettent notamment de créer l'Institut Perimeter pour la recherche en physique théorique du Canada, de contribuer, en 2004, à l'établissement de l'Institute for Quantum Computing de l'Université de Waterloo et, en 2005, d'aider à la construction, pour la même université, d'un nouveau bâtiment que se partagent l'Institute for Quantum Computing et le programme de génie de la nanotechnologie.

Mike Lazaridis est un ardent défenseur des études supérieures et de la recherche scientifique. Il a été membre du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), et du Conseil ontarien de la recherche et de l'innovation, gouverneur de l'Association canadienne de la technologie de l'information et membre du Bureau des gouverneurs de l'Université de Waterloo. De 2003 à 2009, il est nommé chancelier de l'université.

Prix et distinctions

Depuis la fondation de RIM, Lazaridis a enregistré 38 brevets et reçu des douzaines de prix pour ses innovations en technologies sans fil et logiciels, ainsi que pour ses contributions philanthropiques. Entre autres prix, il remporte, en 1999, un Oscar pour le rôle de RIM dans l'invention d'un lecteur numérique de codes à barres pour le montage cinématographique. En 2000, il reçoit un doctorat honorifique de l'Université de Waterloo et, en 2005, il en reçoit un autre de l'Université McMaster. En 2002, M. Lazaridis et son collègue de RIM, Gary Mousseau, se partagent le Prix principal Ernest C. Manning, le prix canadien le plus prestigieux. En 2002 également, Mike Lazaridis est nommé Bâtisseur de pays de l'année du Canada (Canada's Nation Builder of the Year) par les lecteurs du Globe and Mail. En 2005, il figure sur la Liste des 100 personnalités les plus influentes du magazine TIME (100 List of Most Influential People) et est nommé Offcier de l’Ordre de l’Ontario. Il est nommé Officier de l'Ordre du Canada en 2006 et devient membre de la Société royale canadienne(London) en 2014.


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