Douglas Warren (Source primaire)

« En seulement six heures de combat, mille ont péri et deux milles ont été faits prisonniers, plusieurs d’entre eux blessés. Vous pouvez donc constater de la férocité du combat. »

Pour le témoignage complet de M. Warren, veuillez consulter en bas.


Prenez note que les sources primaires du Projet Mémoire abordent des témoignages personnels qui reflètent les interprétations de l'orateur. Les témoignages ne reflètent pas nécessairement les opinions du Projet Mémoire ou de Historica Canada.

« En seulement six heures de combat, mille ont péri et deux milles ont été faits prisonniers, plusieurs d’entre eux blessés. Vous pouvez donc constater de la férocité du combat. » Pour le témoignage complet de M. Warren, veuillez consulter en bas. Prenez note que les sources primaires du Projet Mémoire abordent des témoignages personnels qui reflètent les interprétations de l'orateur. Les témoignages ne reflètent pas nécessairement les opinions du Projet Mémoire ou de Historica Canada.
Identical twins Douglas and Bruce Warren are pictured here in 1944 while serving as pilots in the RCAF.
Douglas Warren at the 60th Anniversary of the Battle of Dieppe, taken August 19, 2002. The Warren twins flew three sorties over Dieppe, and Douglas laid the Memorial wreath in remembrance of the 403 RCAF Squadron casualties.
Douglas Warren and brother Bruce are awarded the Distinguished Flying Cross for 'great gallantry in the perfomance of their duty' while serving with No. 66 Squadron of the RAF, January 13, 1945.

Transcription

Je m’appelle Douglas Warren, tout le monde me connait sous le sobriquet de ‘’Duke’’. J’ai servi lors de la Deuxième Guerre mondiale, de 1941 jusqu’à la fin de la guerre. Militaire de carrière, j’ai aussi servi en Corée et je me suis retiré des Forces aériennes du Canada en 1973. Et, pendant plusieurs années après, j’ai travaillé avec les Cadets de l’air, en tant que membre de la Réserve. J’avais 18 ans, comme tout le monde, lorsque je suis allé en guerre. J’ai commencé mon entraînement au Canada, surtout en Alberta. Ensuite, je suis allé outre-mer, pour un entraînement de pilote de chasse et où j’ai été affecté à l’Escadron 165, un escadron de l’Aviation royale. Mon frère jumeau a été avec moi tout ce temps. Nous avons fait tout notre entraînement ensemble et nous avons servi en Europe ensemble. La première grande mission, et je m’en souviens clairement, a été Dieppe. On peut dire que Dieppe a été une aventure canadienne même si elle était soutenue par la Marine britannique, la RAF, l’Aviation royale du Canada (ARC) avec l’appui d’environ milles commandos. Nous avions 5,000 hommes à Dieppe. En seulement six heures de combat, mille ont péri et deux milles ont été faits prisonniers, plusieurs d’entre eux blessés. Vous pouvez donc constater de la férocité du combat. Du point de vue des Forces aériennes, le combat aérien à Dieppe a été le plus grand combat de la guerre. Il n’a pas été le plus important mais ce fut le combat avec le plus grand nombre d’avions. Il s’est aussi déroulé dans un très court délai et dans un très petit territoire. Un territoire, pas beaucoup plus grand que notre vallée Comox, un territoire de la dimension approximative de Toronto – si vous pouvez vous imaginer Toronto à l’époque, certainement pas la dimension actuelle de Toronto. Les Alliés effectuèrent 3,000 sorties d’avions. Les Allemands effectuèrent près de 1,000 sorties. Il y avait donc 4,000 avions dans les airs pendant les cinq ou six heures de combat. Vous voyez que c’était intense. Mais, c’est vraiment l’Armée qui a subi la pire raclée. Nous avons perdu environ 100 de nos pilotes de chasse, morts ou faits prisonniers. J’ai souvent parlé au personnel de l’Armée canadienne de l’horreur qu’ils ont vécue. Je me commémore toujours le 19 août, et j’espère que plusieurs Canadiens le font aussi ; j’espère qu’ils ont tout au moins une pensée spéciale pour tous les Canadiens qui sont tombés lors de ce combat. Après la Bataille de Dieppe, qui a été l’un de mes premiers combats à ce que je me souvienne, j’ai pu faire un tour de repos pour un bout de temps. C’était une façon de permettre à vos gens de se reposer entre les missions. Ensuite nous sommes retournés au combat, mon frère jumeau et moi, avec l’Escadron 66, aussi un escadron de la RAF. Plusieurs ne réalisent pas que bon nombre de Canadiens ont piloté avec les escadrons de la RAF. C’est parce que nous n’étions pas assez nombreux pour former des équipages complets de Canadiens. Les Canadiens effectuaient un excellent travail dans la formation des membres d’équipage. Et, peu réalise que ce travail a été une contribution des plus importantes du Canada à l’effort de guerre. Et, tout se passait au Canada. Les entraîneurs n’avaient pas à se confronter aux hasards de la guerre. Par contre, leur effort a grandement contribué à la victoire, Et, on peut dire la même chose pour la formation qui a eu lieu à Esquimalt, Vancouver et Halifax. Ils ont accomplit un travail vraiment très, très important. Et, nous ne reconnaissons pas assez le service des gens qui sont restés au Canada à accomplir ces tâches importantes.