Maurice Marcoux (Source primaire)

Prenez note que les sources primaires du Projet Mémoire abordent des témoignages personnels qui reflètent les interprétations de l'orateur. Les témoignages ne reflètent pas nécessairement les opinions du Projet Mémoire ou de Historica Canada.

Prenez note que les sources primaires du Projet Mémoire abordent des témoignages personnels qui reflètent les interprétations de l'orateur. Les témoignages ne reflètent pas nécessairement les opinions du Projet Mémoire ou de Historica Canada.

M. Maurice Marcoux à la ville de Québec, Québec, le 3 juin 2010.
M. Maurice Marcoux à la ville de Québec, Québec, le 3 juin 2010.
(Avec la permission du Projet Mémoire/Maurice Marcoux)

"On commençait à quatorze mille pieds et on voyait l’objectif à faire et on descendait un après l’autre."

Transcription

J’ai été pilote sur les [aéronefs] Fairey Battle, les Tiger Moth, les Harvard et les Yale; le Yale était un avion français. J’ai été pilote de toutes sortes d’avions. On me disait, prend cet avion et va le conduire à tel endroit. J’ai fait ça pendant sept, huit mois. On m’a ensuite envoyé de l’autre côté [en Angleterre]. De l’autre côté, on commençait sur le [Miles] Master, un avion d’un moteur. Après cinq ou six semaines on m’a envoyé à l’escadrille anglaise 245. On était sur les Hurricane. On faisait le quart de nuit. Je me demandais pour quelle raison. J’étais stationné en Écosse. On montait à dix mille pieds et on voyait que les Allemands étaient à douze mille [pieds] et on n’était pas capable de monter plus haut. Quand on revenait et qu’il manquait un ou deux avions, ils ne disaient jamais que c’était l’aviation qui les avait descendus. Ils disaient une chance qu’on a l’aviation. Les gens aimaient bien ça. Après 1942, ils ont introduit les Typhoon car les Hurricane ne faisaient pas le travail. Juste avant l’invasion, ils nous ont demandé d’aller bombarder. Aller bombarder de façon stratégique. J’ai fait deux voyages pendant D-Day [le Débarquement du 6 juin 1944, en Normandie] Il y a une chose qu’on faisait, les deux escadrilles et peut-être plus. Ils nous demandaient si on voulait aller à Paris. Quand les nuages étaient à 500 pieds – on était plus bas - quand il ne faisait pas beau, on partait à deux avions et ils ne nous voyaient pas arriver. On faisait des attaques dans les gares de triage de chemins de fer environ une fois par mois. On faisait exploser toutes sortes de marchandises avec nos bombes et nos canons. Je suis allé à Caen. On a été là pour quelques mois. Ensuite nous sommes allés à Bruxelles. J’ai fini mon service à Eindhoven en Hollande. J’ai fait 125 envolées sur le Typhoon. À la fin j’aimais vraiment ça. Il fallait s’habituer mais j’ai fait 1500 heures de vol sur le Typhoon et c’est là que j’aimais l’avion. C’est un avion dont on devait être leboss[patron]. On tirait nos bombes, envoyait nos bombes et on faisait des sauts en piqué. On commençait à quatorze mille pieds et on voyait l’objectif à faire et on descendait un après l’autre. Ils nous ont demandé – et on a eu de la misère avec cela - d’accrocher les ponts. J’étais en charge. Je me suis dit, pourquoi descendre en plein milieu ? Nous devrions les attaquer de côté. L’armée demandait régulièrement aux Typhoon d’attaquer les tanks à des endroits précis. On partait et on allait bombarder ça. L’armée nous a beaucoup aimés.

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 TMP

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