William Albert White (source primaire)

« Ce n’est pas pour me vanter, mais nous étions de meilleurs cuisiniers parce qu’on avait de la nourriture de bonne qualité. Je disais que la nourriture de bonne qualité faisait de nous de meilleurs cuisiniers. »

Pour le témoignage complet de M. White, veuillez consulter en bas.


Prenez note que les sources primaires du Projet Mémoire abordent des témoignages personnels qui reflètent les interprétations de l'orateur. Les témoignages ne reflètent pas nécessairement les opinions du Projet Mémoire ou de Historica Canada.

« Ce n’est pas pour me vanter, mais nous étions de meilleurs cuisiniers parce qu’on avait de la nourriture de bonne qualité. Je disais que la nourriture de bonne qualité faisait de nous de meilleurs cuisiniers. » Pour le témoignage complet de M. White, veuillez consulter en bas. Prenez note que les sources primaires du Projet Mémoire abordent des témoignages personnels qui reflètent les interprétations de l'orateur. Les témoignages ne reflètent pas nécessairement les opinions du Projet Mémoire ou de Historica Canada.
Chief Petty Officer's Cap.
William White in his Naval Dress Uniform. Location and date unknown.
William White, location and date unknown.
William White, Halifax, Nova Scotia, 2010.

Transcription

J’aimais cuisiner. Je faisais de la bonne pâtisserie. Mes tartes étaient bonnes, sans me vanter. J’ai appris d’un homme qui était bon. Il s’appelait Norman Dodds. C’était mon premier (officier supérieur) et il ne voulait pas me laisser partir en mer. Il est resté à l’Amiralty House maison pendant quatre ans environ.

J’ai sauté l’entrainement de base. On ne peut pas s’en passer, on ne peut pas s’en passer. Ce vieux Norm, il avait des amis hauts placés et, ne peut pas se passer de lui, ne peut pas se passer de lui. Je suppose que j’étais indispensable, et je ne le savais pas. (rire) Ma cuisine ne faisait pas la moitié de cette pièce. En me tenant au centre je pouvais toucher les quatre murs. J’étais le cuisinier des officiers et puis tout a changé. C’est devenu une compagnie navale permanente et tout le monde mangeait la même chose. On avait une soupe ou un jus, un plat principal, une pomme de terre, deux légumes, un dessert et du salé qui était un plat de fromage. Le salé c’était juste des tartines et du fromage et un petit peu de lard coupé dedans, peu importe. Tant qu’il y avait du fromage dedans, ça s’appelait du salé. Les aviateurs, ils étaient mal nourris, on pourrait dire. Et ils n’avaient pas de bons cuisiniers comme dans la marine canadienne. Et si on accostait, ils avaient l’habitude de venir pour faire un bon repas parce que, bon, ce n’est pas pour me vanter, mais nous étions de meilleurs cuisiniers parce qu’on avait de la nourriture de bonne qualité. Je disais que la nourriture de bonne qualité faisait de nous de meilleurs cuisiniers.

On était à l’arrière et la poupe du bateau tanguait comme une queue qui frétille, de bas en haut, flip flop. Je ne perdais jamais trop de repas, mais c’était tellement agité, j’essayais d’aller en avant à la cuisine pour avoir de quoi nourrir assez, j’avais 12 officiers à nourrir. Et cette fois-là quand je revenais, une vague est passée par dessus le milieu du bateau et cette nourriture était toujours là et je la tenais toujours. Je n’ai jamais dit à personne que je ne savais pas nager. Je faisais passer mes tests de natation par quelqu’un d’autre. Je trichais.

J’aime le rhum coca, bien mélangés. Je ne pouvais jamais le boire pur. Certains arrivaient à prendre leur, (bruit), se le faire descendre dans le gosier. Je ne pouvais pas faire ça. Je devais, je suis vraiment une poule mouillée pour ce genre de choses, je devais le mélanger à du coca bien comme il faut. Je ne buvais pas tout mon rhum. Je le gardais dans une bouteille, ce qui était contraire aux règles. J’avais l’habitude de le rapporter chez moi et d’en profiter à la maison. Sept centilitres et demi dans un verre ou une tasse, quelque soit la quantité que vous preniez, le capitaine d’armes avait l’habitude de le verser dedans et jusqu’à ras bord du verre ; et il vous en donnait toujours plus, ça s’appelait les débordements. Vous receviez plus de sept centilitres et demi. En tant qu’officier marinier, je n’étais pas obligé de le boire là. Je pouvais le boire dans mon mess. Les marins étaient habitués à prendre leur verre, que Dieu la bénisse, la reine, que Dieu la bénisse, et le descendre d’un trait. Ça vous arrachait la gorge.