Muriel Hall

Muriel Hall-Plamondon, contralto (née le 11 décembre 1913 à L'Isle-Verte, près de Rivière-du-Loup, au Québec; décédée le 15 janvier 2012 à Québec). Muriel Hall-Plamondon fait ses études de chant avec François-Xavier Mercier, avec sa femme, Isa Jeynevald-Mercier, et Jean-Marie Lachance, ancien élève de Mercier.

Muriel Hall-Plamondon, contralto (née le 11 décembre 1913 à L'Isle-Verte, près de Rivière-du-Loup, au Québec; décédée le 15 janvier 2012 à Québec). Muriel Hall-Plamondon fait ses études de chant avec François-Xavier Mercier, avec sa femme, Isa Jeynevald-Mercier, et Jean-Marie Lachance, ancien élève de Mercier. Dès 1933, elle entreprend une carrière locale très active. Elle chante notamment au Palais Montcalm, à l'Université Laval et au Château Frontenac. Elle est l'invitée du Club musical de Québec, du Cercle philharmonique de Québec, de l'Orchestre symphonique de Québec, entre autres.

En 1935, elle passe une audition devant Wilfrid Pelletier qui lui conseille de se parfaire en Europe, ce qu'elle refuse. À l'époque de son mariage (17 août 1944), le même Pelletier lui suggère d'auditionner au Metropolitan Opera de New York, là encore sans qu'elle n'accède à sa demande. En mars 1940, elle remporte la première place au Festival-Concours de musique du Québec. C'est toutefois à la radio de Radio-Canada qu'elle mène l'essentiel de sa carrière, et ce, dès l'ouverture de la station CRCK de Québec, en 1934, puis de CBV en 1936. Elle chante aussi à CKCV. Elle se fait régulièrement entendre avec La Petite Symphonie de Radio-Canada (sous la direction du capitaine Charles O'Neil et de J.-Robert Talbot), dans diverses émissions telles que L'Heure provinciale, Fantaisies musicales, Concert intime, Concert de Québec, Le Réveil rural, sous la direction de chefs comme Edwin Bélanger, Jean Deslauriers et Jean-Josaphat Gagnier. En dehors de la région de Québec, on peut l'entendre à Montréal, notamment au Théâtre Saint-Denis de Montréal le 20 avril 1944 lors d'une émission intitulée L'Heure de la Victoire, au cours de laquelle elle se produit aux côtés d'artistes tels que ténor Jan Pierce, le chef d'orchestre Georges Sebastian et l'acteur français Charles Boyer.

Après la guerre, elle s'intéresse au folklore et est invitée à se produire à la Sorbonne à Paris dans le cadre d'un concert de la Société française de folklore et de civilisation traditionnelle présenté le 5 juillet 1948. À cette occasion, elle réalise quelques enregistrements sur disques, les seuls de sa carrière. Un an plus tard, elle chante à l'Opéra de Québec Enr. et l'Opéra français Enr. (Faust, dans les deux cas, Théâtre Capitole, avril et octobre 1949). Elle fera partie du jury du Concours Raoul-Jobin de la Fondation de l'Opéra de Québec. Elle était l'épouse du sculpteur et maître-verrier Marius Plamondon (1914-1976). Ses documents personnels ont été déposés aux ANQ (Archives nationales de Québec) à Québec.


Lecture supplémentaire

  • Lucille DESPAROIS. « Un ménage d'artistes québécois ». La Revue populaire (août 1945).

    Bertrand GUAY. « Muriel Hall, chanteuse témoin », dans le programme de l'opéra Falstaff de l'Opéra de Québec, mai 2012. Article accessible via le site Internet de l'Opéra de Québec, http://www.operadequebec.qc.ca/

    Jeanne LAMY. « Muriel Hall ». Jovette, publiée par la Revue moderne (novembre 1944).