Orphan Black

Orphan Black est une série télévisée de science fiction acclamée par la critique et créée par John Fawcett et Graeme Manson. Tatiana Maslany y interprète le personnage principal ainsi que plus d’une dizaine de ses clones qui tentent de résoudre le mystère sous tendant leur création. De 2013 à 2017, au cours de ses 5 premières saisons de diffusion sur Space au Canada et sur BBC America aux États Unis, Orphan Black a su conquérir un public de fervents inconditionnels et a remporté de nombreux prix, notamment un Peabody Award et 36 prix Écrans canadiens, dont 3 dans la catégorie Meilleure série dramatique et 4 dans la catégorie Meilleure actrice. En 2016, Tatiana Maslany devient la première actrice canadienne jouant dans un programme canadien à remporter un Emmy Award dans la catégorie Meilleure actrice dans une série dramatique.
Orphan Black est une série télévisée de science fiction acclamée par la critique et créée par John Fawcett et Graeme Manson. Tatiana Maslany y interprète le personnage principal ainsi que plus d’une dizaine de ses clones qui tentent de résoudre le mystère sous tendant leur création. De 2013 à 2017, au cours de ses 5 premières saisons de diffusion sur Space au Canada et sur BBC America aux États Unis, Orphan Black a su conquérir un public de fervents inconditionnels et a remporté de nombreux prix, notamment un Peabody Award et 36 prix Écrans canadiens, dont 3 dans la catégorie Meilleure série dramatique et 4 dans la catégorie Meilleure actrice. En 2016, Tatiana Maslany devient la première actrice canadienne jouant dans un programme canadien à remporter un Emmy Award dans la catégorie Meilleure actrice dans une série dramatique.


Synopsis

Sarah Manning (Tatiana Maslany), une orpheline d’origine britannique et mère célibataire endurcie par la vie, se débrouille pour survivre à Toronto grâce à des petites arnaques. Après avoir vu se suicider quelqu’un qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, Sarah décide d’usurper son identité et découvre que Beth Childs, une policière qui est son sosie parfait, est au cœur d’un mystère. Elle comprend qu’elle et Beth, tout comme Alison Hendrix, une « maman taxi » coincée vivant en banlieue, et Cosima Niehaus, une brillante scientifique, font partie d’une série de clones, dont elle ne connaît pas le nombre exact, créé dans le cadre d’une expérience scientifique secrète, le Projet Leda. Alison et Cosima collaborent avec Beth pour découvrir qui tire en coulisses les ficelles de l’expérience et quelle est l’origine de la mystérieuse maladie respiratoire touchant certains des clones.

Parallèlement, une tueuse ukrainienne prénommée Helena, elle‑même un clone, en traque systématiquement les autres membres. Finalement, elle va se rapprocher des autres clones féminins, qu’elle nomme « sestras », avec lesquelles elle va tenter de découvrir la vérité. Kira (Skyler Wexler), la fille particulièrement précoce de Sarah; Mrs. S (Maria Doyle Kennedy), sa mère adoptive à l’attitude ultraprotectrice; Felix Dawkins (Jordan Gavaris), son frère adoptif; Donnie (Kristian Bruun), le mari un peu balourd d’Alison; Delphine Cormier (Évelyne Brochu), la petite amie de Cosima; Scott Smith (Josh Vokey), un étudiant assistant de laboratoire et ami de Cosima; et Arthur Bell (Kevin Hanchard), ancien coéquipier de Beth, font partie des alliés des clones.

La faction qui dirige l’expérience, l’Institut Dyad, est soutenue par un groupe secret appelé Neolution dont le but est de prendre le contrôle de l’évolution humaine. Consciente de sa nature de clone, Rachel Duncan, femme d’affaires froide et impitoyable élevée au cœur d’un univers scientifique, a pour objectif de prendre la tête de Neolution. Sa « mère », Susan Duncan (Rosemary Dunsmore) et son « père », Ethan Duncan (Andrew Gillies), sont les deux scientifiques ayant lancé avec succès le projet Leda.

Tout au long des cinq saisons de la série, au fur et à mesure que leurs recherches rapprochent ces femmes du cœur du mystère, le danger ne fait que croître. De nouveaux clones issus du projet Leda sont régulièrement introduits dans le récit, notamment M.K. ou Mika, un mordu d’informatique finlandais à la personnalité volage, qui a réussi à pénétrer Neolution, et Krystal Goderitch, une esthéticienne séductrice totalement inconsciente. Lors de la deuxième saison apparaît également un groupe de clones masculins conçus à des fins militaires dans le cadre du projet Castor. Ces clones sont interprétés par Ari Millen.

Contexte

Les auteurs de la série, Graeme Manson et John Fawcett, se rencontrent, en 2001, alors qu’ils travaillent sur le téléfilm Lucky Girl. John Fawcett est impressionné par les qualités de réécriture de Graeme Manson et tous les deux décident de collaborer sur un futur projet. John Fawcett a déjà un titre en tête, Orphan Black, mais pas de scénario pour aller avec. Dans leurs discussions, ils en reviennent toujours au concept des clones et Graeme Manson décide de consulter son amie Cosima Herter sur ce sujet. Ils commencent à travailler sur un projet de long métrage qu’ils n’arrivent toutefois pas à faire aboutir, Graeme Manson suggérant alors d’essayer la forme de la série télévisée.

La société de production Temple Street Productions accepte de participer au projet, ce qui incite Space et BBC America à s’impliquer en tant que diffuseurs de la série, respectivement au Canada et aux États‑Unis. Les deux auteurs acceptent la demande de BBC America qui souhaite que le personnage principal soit britannique; en effet, ils estiment que d’un point de vue scénaristique, cela aidera à distinguer Sarah des autres clones. Tatiana Maslany, qui avait remporté un prix spécial du jury pour la révélation de l’année au festival du film de Sundance en 2010 et avait été sélectionnée dans le cadre du prestigieux programme du festival international du film de Toronto, Rising Stars, est choisie pour interpréter les rôles principaux.

Production

La production de la série, qui commence à Toronto en octobre 2012 sur la base d’un budget de deux millions de dollars par épisode, va s’avérer extrêmement compliquée. Les effets visuels recherchés sont si complexes que l’équipe chargée des effets spéciaux, dirigée par Geoff Scott, doit construire elle‑même ses propres outils technologiques pour arriver au résultat souhaité. La production repose également en très grande partie sur une actrice, Kathryn Alexandre, doublure de Tatiana Maslany qui, de fait, n’apparaît jamais à l’écran; c’est elle qui interprète l’autre personnage dans les scènes où l’actrice vedette fait face à un autre clone. Tatiana Maslany précise à ce sujet dans une entrevue accordée à la Screen Actor’s Guild Foundation : « Rien qu’en pensant à elle, les larmes me venaient aux yeux. Elle mémorisait toutes mes répliques, tous les cadrages, tous mes tics et tous mes élans incontrôlés... pour les réinterpréter devant moi afin que je puisse utiliser cette base pour peaufiner mon jeu. »

Première

Le 30 mars 2013, la première d’Orphan Black attire 404 000 téléspectateurs, devenant ainsi la série originale diffusée sur le réseau Space ayant remporté le plus grand succès à l’occasion de sa première. Lors de la première saison, ce sont, en moyenne, 513 000 téléspectateurs qui regardent chaque épisode de la série, ce qui en fait la deuxième émission la plus regardée sur Space, conduisant à son renouvellement pour une deuxième saison.

Accueil

Orphan Black remporte un grand succès critique. Tim Goodman du Hollywood Reporter, écrit : « Il s’agit, sans conteste, de l’une des nouvelles séries les plus étonnamment divertissantes de l’année. » Jeff Jensen, d’Entertainment Weekly, estime quant à lui : « L’interprétation de nombreux clones par Tatiana Maslany est ce qui se fait de mieux aujourd’hui en matière d’effets spéciaux à la télévision. » À l’occasion de sa première saison, Orphan Black intègre plusieurs classements des dix meilleures séries, notamment ceux de Time, d’Entertainment Weekly et du Hollywood Reporter.

Même ceux qui sont plutôt réticents vis‑à‑vis de la série elle‑même ne manquent pas de saluer la performance de sa principale interprète. Geoff Berkshire, critique pour Variety, estime qu’en dépit des « conspirations byzantines » et de la « mythologie alambiquée » qui caractérisent Orphan Black et en font un produit de niche qui ne saurait séduire qu’un public restreint, « l’un des principaux plaisirs de la première saison aura été, en découvrant les excentricités et les bizarreries des nouveaux personnages, de s’extasier face au jeu de Tatiana Maslany, qui interprète chacun d’entre eux avec un naturel époustouflant. »

Tatiana Maslany

Le Club des clones

La série remporte un grand succès auprès du public et un groupe d’inconditionnels fervents, se surnommant eux‑mêmes le « Club des clones », se forme rapidement. Ce sont en particulier les jeunes femmes qui réagissent le plus favorablement aux thèmes de la série comme l’identité, le féminisme, l’inclusion, la propriété, la vie privée et l’opposition nature/culture. Le thème de la diversité imprègne également Orphan Black qui véhicule un message sous‑jacent affirmant que la diversité de l’humanité est son plus grand atout.

Changements lors de la saison 3

Au cours des deux premières saisons, la série est à l’origine de discussions si nombreuses qu’à compter de la saison 3 Space lance une nouvelle émission intitulée After the Black, diffusée immédiatement après Orphan Black, dans laquelle interviennent comme invités spéciaux des acteurs et des membres de l’équipe de tournage et de production. Les animateurs et les invités analysent les épisodes déjà diffusés, discutent des théories sous‑jacentes, étudient les commentaires des adeptes de la série, présentent des informations exclusives sur les coulisses du tournage et offrent aux téléspectateurs un avant‑goût de se qui ce profile à l’horizon des futurs épisodes. BBC America reprend After the Black à l’occasion de la quatrième saison d’Orphan Black.

À compter de la troisième saison, Tatiana Maslany est intégrée à l’équipe des producteurs. Elle participe désormais au processus d’écriture, poussant notamment à faire d’Helena un personnage plus complexe plutôt qu’une simple meurtrière de sang‑froid et alimentant les réflexions des réalisateurs sur de nouveaux angles d’attaque pour le récit. Par exemple, Krystal Goderitch n’était pas censée, au départ, jouer un rôle important dans les aventures des clones : elle devait simplement apparaître dans une vidéo de sécurité, mais l’interprétation qu’en donne l’actrice s’avère tellement incarnée et riche que les auteurs décident d’étoffer le scénario autour de ce personnage. Comme l’explique John Fawcett au Globe and Mail : « Notre collaboration [avec Tatiana Maslany] ne s’inscrit pas dans le cadre habituel d’une collaboration avec une actrice principale. »

Séries de bandes dessinées

En 2014, IDW Publishing s’associe avec Boat Rocker Media (la société mère de Temple Street Productions) pour créer une série de bandes dessinées basée sur la série télévisée. Cette BD se compose de cinq numéros, chacun d’entre eux proposant un portrait approfondi de l’un des cinq personnages clonés principaux : Sarah, Helena, Alison, Cosima et Rachel. Le premier numéro, scénarisé par John Fawcett, Graeme Manson et Jody Houser et dessiné par Szymon Kudranski, sort en février 2015.

Une deuxième série de cinq numéros, Orphan Black: Helsinki, est publiée en novembre 2015. Cette nouvelle série, écrite par John Fawcett, Graeme Manson, Denton J. Tipton et Heli Kennedy sur des dessins d’Alan Quah, porte sur les aventures des clones en Finlande et sur l’évasion de Veera Suominen (alias M.K.) de Topside. Elle sera suivie par une troisième série, publiée sous le titre Orphan Black: Deviations, dans laquelle on découvre un univers fictif alternatif au sein duquel Sarah empêche le suicide de Beth. Écrite par Heli Kennedy et dessinée par Wayne Nichols, cette troisième série de six numéros est publiée en mars 2017.

Importance

Orphan Black est l’une des coproductions ayant obtenu le meilleur accueil critique dans l’histoire de la télévision canadienne. Son succès a ouvert la voie à de coûteuses coproductions comme The Handmaid’s Tale et Alias Grace. Orphan Black a également fait œuvre de pionnière en repoussant les limites techniques vers de nouveaux horizons et en devenant la première série de science‑fiction à remporter des prix généralistes. La non‑sélection de Tatiana Maslany pour les Emmy Awards lors des premières saisons de la série provoque un tollé aussi bien parmi le cercle des téléspectateurs les plus fidèles que parmi les critiques. Lorsqu’elle remporte enfin un Emmy Award en 2016 dans la catégorie Meilleure actrice dans une série dramatique, la native de Regina devient la première actrice canadienne jouant dans une production canadienne à remporter un tel prix pour un rôle dans une série dramatique.

Orphan Black a également marqué l’industrie en matière de participation en ligne. Bien que la série n’ait jamais trôné en tête des classements d’auditoire, ses producteurs ont pleinement su tirer parti, de manière innovatrice, du culte passionné de ses fervents admirateurs. Ils ont fait d’œuvres produites par le public des pièces maîtresses de la campagne de promotion de la série et ont intégré les suggestions des téléspectateurs dans tous les domaines, des dialogues aux accessoires utilisés à l’écran. À une époque de réelle explosion de la production de séries télévisées et de la diffusion en ligne, la mobilisation des inconditionnels d’une émission devient aussi importante que les notes obtenues et, à cet égard, les producteurs d’Orphan Black ont mis au point une formule particulièrement efficace.

Prix

Prix Écrans canadiens

  • Meilleure série dramatique (2014)
  • Meilleur scénario pour une série dramatique (Graeme Manson) (2014)
  • Meilleure réalisation pour une série dramatique (John Fawcett) (2014)
  • Meilleure actrice dans un rôle principal récurrent dramatique (Tatiana Maslany) (2014)
  • Meilleur acteur dans un rôle de soutien dans une série ou une émission dramatique (Jordan Gavaris) (2014)
  • Meilleure actrice dans un rôle de soutien dans une série ou une émission dramatique (Maria Doyle Kennedy) (2014)
  • Meilleure actrice dans un rôle non récurrent dans une série dramatique (Natalie Lisinska) (2014)
  • Meilleure photographie pour une émission ou une série dramatique (Aaron Morton) (2014)
  • Meilleur montage pour un programme ou une série dramatique (D. Gillian Truster) (2014)
  • Meilleurs décors ou direction artistique pour une émission ou une série de fiction (Andy Loew, Ian Brock) (2014)
  • Meilleure série dramatique (2015)
  • Meilleur scénario pour une série dramatique (Graeme Manson) (2015)
  • Meilleure réalisation pour une série dramatique (T.J. Scott) (2015)
  • Meilleure actrice dans un rôle principal récurrent dramatique (Tatiana Maslany) (2015)
  • Meilleur acteur dans un rôle de soutien dans une série ou une émission dramatique (Jordan Gavaris) (2015)
  • Meilleure musique originale pour une série (Trevor Yuile) (2015)
  • Meilleure photographie pour une émission ou une série dramatique (Aaron Morton) (2015)
  • Meilleur montage pour une émission ou une série dramatique (D. Gillian Truster) (2015)
  • Meilleurs décors ou direction artistique pour une émission ou une série de fiction (Liz Calderhead, John Dondertman) (2015)
  • Meilleure distribution des rôles (Sharon Forest, Susan Forest) (2015)
  • Meilleur scénario pour une série dramatique (Alex Levine) (2016)
  • Meilleure actrice dans un rôle principal récurrent dramatique (Tatiana Maslany) (2016)
  • Meilleur acteur dans un rôle principal récurrent dramatique (Ari Millen) (2016)
  • Meilleur montage pour une émission ou une série dramatique (Matthew Anas) (2016)
  • Meilleure musique originale pour une série (Trevor Yuile) (2016)
  • Meilleurs maquillages (Stephen Lynch, Sandy Sokolowski) (2016)
  • Meilleure photographie pour une émission ou une série dramatique (Aaron Morton) (2016)
  • Meilleure série dramatique (2017)
  • Meilleur scénario pour une série dramatique (Graeme Manson) (2017)
  • Meilleure réalisation pour une série dramatique (John Fawcett) (2017)
  • Meilleure actrice dans un rôle principal récurrent dramatique (Tatiana Maslany) (2017)
  • Meilleur acteur dans un rôle de soutien dans une série ou une émission dramatique (Kevin Hanchard) (2017)
  • Meilleur montage pour une émission ou une série dramatique (Jay Prychidny) (2017)
  • Meilleure musique originale pour une série (Trevor Yuile) (2017)
  • Meilleure photographie pour une émission ou une série dramatique (Aaron Morton) (2017)
  • Meilleurs décors ou direction artistique pour une émission ou une série de fiction (Liz Calderhead, John Dondertman) (2017)

Prix de la Guilde canadienne des réalisateurs

  • Meilleure série télévisée – Drame (2014)
  • Meilleure réalisation – Série télévisée (John Fawcett) (2014)
  • Meilleure montage image – Série télévisée (Stephen Lawrence) (2014)
  • Meilleure série télévisée – Dramatique (2015)
  • Meilleurs décors – Série télévisée (John Dondertman) (2016 et 2017)

Prix de la Guilde canadienne des réalisateurs

  • Meilleure dramatique télévisée (Will Pascoe) (2014)
  • Meilleur scénario pour une série télévisée (Tony Elliott) (2015)
  • Meilleur scénario pour une série télévisée (Russ Cochrane) (2016)

Autres

  • Peabody Award (2014)
  • Meilleure actrice dans une dramatique (Tatiana Maslany), Prix des critiques (2013 et 2015)
  • Meilleure actrice principale dans une série dramatique (Tatiana Maslany), Primetime Emmy Awards (2016)

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