Otterburn Park

Le nom Otterburn fait référence au lieu de naissance de Sir Joseph Hickson, directeur général du GRAND TRUNK RAILWAY de 1874 à 1890.

Otterburn Park

Otterburn Park, ville du Québec; pop. 8464 (recens. 2006), 7866 (recens. 2001); const. en 1969. Municipalité résidentielle située à 30 km au sud-est de MONTRÉAL sur la rive gauche de la rivière RICHELIEU. La région de Otterburn Park fait tout d'abord partie de la municipalité rurale de Saint-Hilaire dont les origines remontent à 1855. C'est tout ce qu'il reste après que la municipalité du MONT SAINT-HILAIRE se soit séparée de la municipalité rurale en 1950. En 1953, elle devient Otterburn Park et obtient le statut de ville en 1969.

Le nom Otterburn fait référence au lieu de naissance de Sir Joseph Hickson, directeur général du GRAND TRUNK RAILWAY de 1874 à 1890. Le nom de cette ville anglaise du nord est attribué à un parc construit en 1885 par Bruce Campbell et ses frères, fils du major Thomas Edmund Campbell, seigneur de Rouville. Ils choisissent ce nom en l'honneur d'Hickson, qui avait accepté de bâtir une gare à l'entrée de leur parc. Jusqu'à 1943, Bruce Campbell est directeur et propriétaire unique du parc qui attire les Montréalais en quête d'air frais et de piscines. À l'époque, c'est l'endroit préféré des compagnies de Montréal pour y tenir un pique-nique et un lieu fréquenté par les familles des employés du chemin de fer. Le parc renferme alors une salle de danse, un kiosque de musique et le plus ancien club de canot du Canada.

Le début de la croissance résidentielle à Otterburn Park remonte à 1912, date à laquelle deux courtiers immobiliers, Ernest J. Spiller et David Mason, décident d'acheter des terres et de les diviser en lots pour la construction de chalets. Les premiers lots sont vendus aux employés de la Grand Trunk Railway du dépôt ferroviaire de Pointe Saint-Charles qui sont en grande majorité des catholiques de langue anglaise. Ceci explique pourquoi, en 1961, Otterburn Park est une communauté anglophone à 85 p. 100. La croissance de la population depuis 1971 a précipité des changements démographiques. Le nombre d'anglophones, évalué à 65 p. 100 en 1971, passe à 13 p. 100 en 1996.