Parc national du Gros-Morne

La création du parc national du Gros-Morne (superf. 1805 km2), sur la côte Ouest de Terre-Neuve, relève d'une entente conclue en 1970.

Gros-Morne
Fjord classique dans le parc du Gros-Morne, Terre-Neuve (photo de J. Kraulis).

La création du parc national du Gros-Morne (superf. 1805 km2), sur la côte Ouest de Terre-Neuve, relève d'une entente conclue en 1970.

Histoire naturelle
Le paysage spectaculaire résulte de l'action érosive des glaciers sur les anciens monts Long Range. Les crêtes rocheuses et dénudées, et les pentes à la végétation qui rappelle la toundra contrastent avec le piémont boisé et les plaines côtières tourbeuses riches en mousses et en sarracénies. La présence du caribou et du lièvre arctique atteste des caractéristiques nordiques du parc. La martre habite les régions forestières denses. On y observe aussi fréquemment l'orignal et le lièvre d'Amérique, bien qu'ils ne soient pas indigènes. Les mouettes et les goélands abondent le long de la côte. Le lagopède est représentatif de la faune avienne des bruyères et des landes.

Histoire humaine
La culture préeuropéenne de la région remonte à 2500 av. J.-C., époque à laquelle elle est habitée par les Amérindiens de la culture archaïque maritime. Suivront ensuite les cultures Dorset et Béothuk. Le premier contact avec l'Europe se fait par l'entremise de Jacques Cartier qui accoste dans le golfe du Saint-Laurent adjacent en 1534 et, à la fin du XIXe siècle seulement, les premiers établissements européens prennent naissance.

Installations
Le parc est muni d'installations pour le camping sauvage, le camping avec véhicule et le camping sauvage d'hiver. En été, la randonnée pédestre, la pêche et la baignade en eau salée sont des activités populaires. En hiver, les visiteurs s'adonnent au ski de fond, à la marche en raquettes et à la motoneige.