Peckford, Alfred Brian

En 1978, les sociétés d'exploration se servent déjà de leurs permis de forage émis par la province et le gouvernement fédéral. Sa défense énergique des droits de la province lui vaut l'appui d'un large public et il sort vainqueur de la course à la direction de son parti en mars 1979.

Brian Peckford
Brian Peckford, ancien premier ministre de Terre-Neuve (avec la permission de la Presse canadienne).

Peckford, Alfred Brian

Alfred Brian Peckford, enseignant, homme politique et premier ministre de Terre-Neuve (Whitbourne, T.-N., 27 août 1942). Peckford est élu pour la première fois à la Chambre d'assemblée le 24 mars 1972. Il est nommé adjoint spécial de Frank Moores en 1973, ministre des Affaires municipales et de l'Habitation en 1974, et ministre des Mines et de l'Énergie en 1976. En 1977, il revendique la propriété des ressources pétrolières au large des côtes de Terre-Neuve et réglemente l'exploration de ces ressources.

En 1978, les sociétés d'exploration se servent déjà de leurs permis de forage émis par la province et le gouvernement fédéral. Sa défense énergique des droits de la province lui vaut l'appui d'un large public et il sort vainqueur de la course à la direction de son parti en mars 1979. Il remporte les élections la même année et en 1982, après avoir promis un avenir prospère fondé sur un contrôle et une gestion efficace des ressources naturelles de Terre-Neuve.

Les efforts qu'il déploie pour assurer plus de pouvoirs au provincial sont marqués par des disputes juridiques avec le gouvernement fédéral. Dans The Past in the Present (1983), Peckford expose sa propre vision de la façon dont les ressources naturelles ont été mal gérées dans le passé. Il y fait aussi des propositions quant à l'orientation économique et sociale de Terre-Neuve. Cependant, l'avenir prospère qu'il avait promis ne s'est pas concrétisé et, aux élections de 1985, le chômage s'élève à 21 p. 100. Il est réélu au terme d'une campagne houleuse avec une majorité réduite. Peckford se porte énergiquement à la défense de l'Accord du lac Meech (voir Accord du lac Meech : Document) et il donne résolument son appui au libre-échange Mulroney, premier ministre fédéral, dans l'espoir que les exportations de Terre-Neuve puissent en tirer profit. Il démissionne comme premier ministre en 1989 et fonde sa propre société d'experts-conseils.