Pélagie-la-Charrette

« Pélagie-la-Charrette » incarne les forces de la vie et survit aux nombreuses générations de conteurs d'histoires querelleurs qu'elle inspire.

Antonine Maillet
Mêlant l'aventure, le désir, la frustration, l'agonie et la joie, les romans d'Antonine Maillet offrent une nouvelle image de l'Acadie d'antan (photo d'Andrew Danson).
Grand Pré, chapelle de
Cette chapelle commémorative, construite en style français du milieu du XVIIIe siècle, est inaugurée en 1930 (photo de Freeman Patterson).

Pélagie-la-Charrette (1979), roman d'Antonine Maillet, raconte le voyage épique de la veuve Pélagie LeBlanc. À la fin des années 1770, Pélagie quitte le Sud de l'Amérique pour ramener son peuple acadien (voir Acadie) (déporté dans le Sud en 1755) à Grand Pré. Son voyage est une double odyssée : les « gens des charrettes » sont hantés par la charrette fantôme, la charrette de la mort associée à Bélonie, le vieux conteur d'histoires qui accompagne les pèlerins. Ils sont aussi hantés par le bateau fantôme, plus concret, une goélette anglaise prise par le bien-aimé de Pélagie, le capitaine Beausoleil-Broussard, lui aussi dévoué au rapatriement de son peuple.

« Pélagie-la-Charrette » incarne les forces de la vie et survit aux nombreuses générations de conteurs d'histoires querelleurs qu'elle inspire. En entremêlant le folklore et les légendes acadiennes, les emprunts à la Bible et aux classiques, à Rabelais et à d'autres sources, Maillet tire profit, avec humour et force poésie, des liens étroits qui unissent l'histoire, la tradition orale, l'imagination et la littérature. Ce roman est le premier ouvrage étranger à recevoir le prix Goncourt (en France). La traduction, de Philip Stratford, paraît en 1982.


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