Place Bonaventure

Pour l'architecte de projet Raymond T. AFFLECK, la Place Bonaventure est un ouvrage précurseur.
Pour l'architecte de projet Raymond T. AFFLECK, la Place Bonaventure est un ouvrage précurseur.


Place Bonaventure
La Place Bonaventure (architectes Vecsei, Affleck, et. al., 1964-1967), de Montréal, est, au Canada, le premier ensemble immobilier \u00e0 fins multiples \u00e0 créer un salon commercial permanent avec installations de congr\u00e8s et d'exposition \u00e0 grande échelle.

Place Bonaventure

 La Place Bonaventure (architectes Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold, Sise, prédécesseurs du Groupe ARCOP, 1964-1967), de Montréal, est, au Canada, le premier ensemble immobilier à fins multiples à créer un salon commercial permanent avec installations de congrès et d'exposition à grande échelle. Le bâtiment occupe tout un îlot du centre-ville et abrite une galerie marchande au premier sous-sol, lequel est raccordé au métro, au réseau ferroviaire et à un réseau piétonnier intérieur et extérieur; un hall d'exposition de 250 000 pi2; un expomarché de cinq étages fournissant aux manufacturiers des bureaux et installations permanents; un centre du commerce international et sur le toit, un hôtel de 400 chambres. La Place Bonaventure compte une surface utile de 3 000 000 pi2 et, à son achèvement, c'était le deuxième bâtiment commercial du monde.

Pour l'architecte de projet Raymond T. AFFLECK, la Place Bonaventure est un ouvrage précurseur. Convaincu que l'architecte perçu en tant qu'artiste autonome est un concept de la Renaissance maintenant périmé, Affleck privilégie une interaction simultanée plutôt que linéaire des propriétaires, architectes et contractants dans la conception et la construction du bâtiment. Sa démarche favorise également l'importante participation, probablement sans précédent, d'une femme architecte, Eva VECSEI (1930 -), qui agit en tant chef designer de projet.

La Place Bonaventure est située en plein cur du centre-ville de Montréal, dans la partie basse d'un axe nord-sud formé de structures comprenant la PLACE VILLE-MARIE (I.M. Pei Associates avec ARCOP, 1957-1966) et l'hôtel Reine-Élizabeth (George Drummond et Harold Greensides, 1958). Ce nouveau centre urbain remplace les anciens axes d'activités est-ouest formés par le boulevard Dorchester (maintenant René-Lévesque) et les rues Saint-Jacques et Sainte-Catherine.

Le propriétaire du terrain de la Place Bonaventure, le Canadien National, a ouvert le site au développement en 1963. En prévision d'une utilisation future de l'espace au-dessus des voies ferrées, le CN avait d'ailleurs installé des panneaux de montage dans les tabliers entre les rails en vue de fondations futures. Les trains circulent dans les niveaux inférieurs de la Place Bonaventure en direction et en provenance de la gare Centrale de Montréal, située au sud de l'hôtel Reine-Élizabeth.

Le principal matériau de gros uvre et de finition du bâtiment, qui ressemble à une forteresse, est le béton, choisi notamment pour des raisons d'économie et de disponibilité. Étant donné que les architectes entendaient assurer autant de surface murale intérieure que possible à des fins d'exposition, assez peu d'ouvertures ponctuent les murs extérieurs. Les façades nervurées sont comparées à celles du célèbre bâtiment des Arts et de l'Architecture de l'université Yale (Paul Rudolph, 1958-1964) à New Haven (Connecticut).