Plongée sous-marine

L'Anglais Augustus Siebe conçoit le premier scaphandre pratique vers 1839. Ce vêtement étanche comprend un casque détachable relié à la surface par un tuyau par lequel l'air est pompé.

Imax/Omnimax caméra
La caméra IMAX dans son bo\u00eetier sous-marin (avec la permission de Imax Systems).

Plongée sous-marine

Les premières tentatives de plongée à grande échelle, qui remontent probablement à au moins 6500 ans, étaient menées afin de trouver des perles et de la nacre. Les plongeurs étaient entraînés dès l'enfance pour accroître leur capacité pulmonaire et leur endurance. La construction des premiers dispositifs mécaniques sous-marins (p. ex. les cloches de plongée en bois) remonte peut-être à 332 av. J.-C. Ces dispositifs subissent des modifications importantes avant même le XIXe siècle.

L'Anglais Augustus Siebe conçoit le premier scaphandre pratique vers 1839. Ce vêtement étanche comprend un casque détachable relié à la surface par un tuyau par lequel l'air est pompé. Cette sorte de scaphandre à long tuyau demeure le seul habit de plongée jusqu'en 1943, lorsque deux Français, le célèbre explorateur sous-marin Jacques-Yves Consteau et l'ingénieur Émile Gagnan, adaptent à l'usage sous-marin un appareil respiratoire mis au point antérieurement. Cet appareil amélioré s'appelle un « poumon aquatique » ou un appareil respiratoire autonome de plongée.

Plongée commerciale

L'équipement de plongée est continuellement amélioré, afin d'aider les plongeurs à supporter des profondeurs toujours plus grandes en réponse aux demandes de l'industrie de l'exploration pétrolière en mer (voir PÉTROLE, EXPLORATION ET PRODUCTION DU). Dans certains travaux en eau profonde, la dextérité du plongeur n'est pas nécessaire ou le coût de la compression et de la décompression du plongeur est prohibitif. Un scaphandre résistant à la pression (scaphandre atmosphérique), mis au point en Grande-Bretagne, permet au plongeur de travailler à une profondeur de 460 m et de revenir à la surface sans aucun des problèmes habituels associés à la respiration d'air à haute pression.

Ces scaphandres sont volumineux et embarrassants. Des versions plus légères et plus souples d'emploi ont donc été mises au point par Can-Dive Services, un important entrepreneur en plongée canadien (voir INDUSTRIE OCÉANOGRAPHIQUE et SUBMERSIBLE).

Plongée récréative

La plongée récréative est à la mode le long des côtes et des voies d'eau canadiennes. L'équipement fournissant la fiabilité et la liberté requises par les plongeurs sportifs a été mis au point un siècle après le premier équipement commercial standard. L'équipement récréatif a évolué constamment et les plongeurs utilisent maintenant des bouteilles à air comprimé, des détendeurs à un seul tuyau pour faciliter la respiration et des combinaisons étanches pour une plus grande chaleur. Des ordinateurs de plongée sous-marins, d'abord mis au point au Canada par Kybertec International Inc., affichent continuellement la profondeur, l'heure, la consommation d'air et l'état de la décompression sur un écran numérique.

Les plongeurs sportifs sont entraînés par des instructeurs agréés qui sont inscrits dans des agences de formation. La plus grande agence au Canada, la National Association of Underwater Instructors, constituée en 1971, a son siège à Toronto. L'American and Canadian Underwater Certification Inc. a un bureau à Burlington, en Ontario. La Professional Association of Diving Instructors, elle, tient son bureau à Victoria, en Colombie-Britannique.

Les autres agences de formation au Canada sont la National Association of Skin Diving Schools, la Scuba Schools International et la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS). Des conseils et des clubs de plongée sont actifs dans tout le Canada, et des détaillants d'articles de plongée locaux possèdent de l'information sur ces groupes. L'Ontario Underwater Council, la plus grande association non agréée de plongeurs au monde a célébré ses 30 ans en 1988. Chaque printemps, ce groupe organise à Toronto un spectacle de plongée de renommée internationale.

Plongée scientifique

Les scientifiques de disciplines telles que l'ARCHÉOLOGIE, la BIOLOGIE, la CHIMIE, la GÉOLOGIE, l'écologie marine, l'OCÉANOGRAPHIE et la PHYSIQUE utilisent la plongée pour observer et recueillir des données. Les chercheurs canadiens sont des membres importants de la branche scientifique de la CMAS, la fédération mondiale fondée pour promouvoir l'intérêt dans les études sous-marines et faire progresser les techniques de plongée ainsi que la sécurité de cette discipline.

Les scientifiques et les techniciens canadiens sont reconnus mondialement pour leurs études sous-marines effectuées dans des circonstances pleines de défis. L'exploitation pétrolière dans l'Arctique canadien a provoqué un accroissement de la recherche et des percées technologiques dans des domaines tels que l'interaction entre le pétrole et la glace.

Divers ministères et organismes fédéraux tels qu'Environnement Canada, le Service de protection de l'environnement, Pêches et Océans, ainsi qu'Énergie, Mines et Ressources utilisent des plongeurs lors de leurs recherches scientifiques. Ces plongeurs installent et récupèrent des appareils d'enregistrement. Ils aident à l'entretien des plates-formes d'études, des canaux et des écluses, recueillent des échantillons de fond, des échantillons d'eau, des poissons ou des invertébrés pour des analyses et effectuent des plongées de surveillance dans des zones sensibles du point de vue environnemental. Environnement Canada Service des parcs compte à son actif des milliers d'heures de plongée pour localiser et dégager des sites historiques sous l'eau.

Signalons le naufrage du San Juan, un baleinier BASQUE, dans la RED BAY (au Labrador) en 1565 et du Machault, un des trois bateaux ravitailleurs français qui sombre dans la baie des Chaleurs en 1763. Les frégates américaines Hamilton et Scourge, en service durant la GUERRE DE 1812, et le BREADALBANE, un bateau ravitailleur d'une expédition arctique coulé dans le PASSAGE DU NORD-OUEST en 1853, sont des navires en train d'être examinés par des groupes financés par le secteur privé sous la surveillance d'Environnement Canada Service des parcs(voir J.B. MACINNIS).

Environnement Canada Service des parcs gère un système de soutien comprenant une péniche de recherche de 150 équipée de compresseurs à basse pression pour alimenter les béduwés, de génératrices pour alimenter les lampes sous-marines, d'une chambre de recompression, de bureaux et d'ateliers. Le MUSÉE ROYAL DE L'ONTARIO emploie des plongeurs pour récupérer des objets trouvés le long des routes des « voyageurs » du commerce des fourrures et, en 1971, il fait entamer les recherches des frégates Hamilton et Scourge. Ces entreprises font du Canada un chef de file de renommée internationale en matière d'archéologie sous-marine.

Plongée militaire

Le travail des plongeurs militaires va de l'emploi de plongeurs-démineurs à bord de navires gouvernementaux aux tâches secrètes de défense. L'Institut militaire et civil de médecine environnementale (IMCME) est un laboratoire multidisciplinaire du ministère de la Défense nationale. Il teste et met au point l'équipement de plongée personnel, forme le personnel militaire et effectue de la recherche et développement sur les problèmes humains associés aux opérations sous-marines.


Lecture supplémentaire

  • Reg Vallintine, Divers and Diving (1981).

Liens externes