Prince George

Prince George, en Colombie-Britannique, constituée en tant que ville en 1915, population 74 003 (recensement de 2016), 71 974 (recensement de 2011). Prince George est la ville la plus importante du nord de la province. Elle est située au centre de la Colombie-Britannique, au confluent de la rivière Nechako et du fleuve Fraser. Prince George est fondée sur le territoire traditionnel des Lheidli T’enneh, un sous-groupe des Dakelh (Porteurs ou Carrier). Les Dakelh ont aidé Alexander Mackenzie lors de son voyage vers la côte du Pacifique, en 1793.



Historique

L’explorateur Simon Fraser donne à la région le nom de New Caledonia lorsque la Compagnie du Nord-Ouest y entreprend le commerce des fourrures en 1805. En 1807, Fraser construit le poste de traite Fort George, qu’il nomme en l’honneur de George III d’Angleterre, à l’intersection de la rivière Nechako et du fleuve Fraser. De 1814 jusqu’aux années 1860, Fort George est situé sur une route du commerce des fourrures, qui connecte le lac Stuart au nord, aux forts situés au sud. Fort George ne fait pas partie de la région colonisée pendant la ruée vers l’or du Cariboo, même si la plupart des Overlanders, dirigés par Robert B. McMicking, passent par le Fort en 1862, en descendant la rivière Fraser vers les champs aurifères. Fort George ferme en 1915.

Colonisation et développement

La colonisation de la région est lente jusqu’à l’essor du développement des terres qui se produit de 1908 à 1914, durant la construction du chemin de fer Grand Trunk Pacific. Pendant plusieurs années, trois lotissements avoisinants se disputent la primauté et c’est le lieu le plus près de la voie ferrée qui l’emporte. Le nom de la ville est changé pour Prince George à la suite d’un référendum tenu à l’occasion des premières élections municipales en 1915. Cette fois, le nom « George » est en l’honneur d’un ancien Duc de Kent.

La croissance de la ville est lente jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque l’essor de l’industrie forestière apporte la prospérité et un développement rapide, ainsi que l’arrivée de nouveaux habitants en provenance des Prairies. Entre 1961 et 1981, la petite ville forestière devient le plus important centre manufacturier, gouvernemental, éducationnel et d’approvisionnement du centre-nord de la Colombie-Britannique.

Économie 

Historiquement, l’économie de Prince George repose sur l’industrie forestière. Cependant, de nos jours, la ville a une base économique diversifiée. Les industries qui emploient le plus de résidents sont les soins de santé, l’assistance sociale, la vente au détail, l’hôtellerie et la restauration, l’industrie manufacturière et la construction.

Transport

En plus de son rôle continu en tant que centre régional de commerce, d’administration et d’éducation, Prince George est une plaque tournante du transport régional. On y trouve de grands chantiers ferroviaires et des ateliers de réparations pour les locomotives devant acheminer le grain, le charbon et le bois d’œuvre vers la côte du Pacifique. La ville est le siège social divisionnaire de La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) et elle sert de principale plaque tournante des opérations pour le nord de la Colombie-Britannique. Le Canadien National exploite aussi un service de voyageurs Via Rail à partir de Prince George. La ville est un carrefour important et son aéroport est desservi par d’importantes compagnies aériennes nationales ainsi que par des petites compagnies offrant des services régionaux.

Vie culturelle

Prince George possède plusieurs établissements culturels, sportifs et scolaires, dont une galerie d’art public, un centre communautaire, un centre de congrès, un musée régional, un orchestre symphonique et une troupe de théâtre amateur. Son aréna multifonctionnel abrite l’équipe de hockey de l’Ouest, les Prince George Cougars. Le College of New Caledonia et l’Université du Nord de la Colombie-Britannique font partie des établissements scolaires de Prince George. Cette ville est aussi un centre de pêche sportive et de chasse à l’orignal. Il est possible de faire du ski alpin, du ski de fond et de l’héliski dans les quatre parcs provinciaux de la région.


Lecture supplémentaire

  • Bev Christensen, Railways, Rivers, and Timbers (1989).