Lapin, Famine du

Avant l'avènement des régimes gouvernementaux d'aide sociale, les peuples vivant de la chasse et de la cueillette n'étaient jamais à l'abri de la famine, et celle-ci n'était pas rare chez la plupart des peuples chasseurs des régions subarctiques et arctiques, tels que les Innu (Montagnais-Naskapi) du Labrador et du Québec, les Gwich'in du Nord-Ouest et les Inuinnait (Inuits du cuivre).
Avant l'avènement des régimes gouvernementaux d'aide sociale, les peuples vivant de la chasse et de la cueillette n'étaient jamais à l'abri de la famine, et celle-ci n'était pas rare chez la plupart des peuples chasseurs des régions subarctiques et arctiques, tels que les Innu (Montagnais-Naskapi) du Labrador et du Québec, les Gwich'in du Nord-Ouest et les Inuinnait (Inuits du cuivre).


Dans les périodes de pénurie, quand le caribou, l'orignal ou l'ours venaient à manquer, la survie de ces peuples dépendait beaucoup plus du petit gibier, comme le lapin et le lièvre. La chair des lapins en particulier était très maigre et l'expression « Famine du lapin » fait référence à l'absence quasi totale de gras dans un tel régime. Le même sort menaçait ces chasseurs lorsque, à la fin d'un long hiver, même les plus gros animaux étaient maigres. La viande, même consommée en grande quantité à intervalles rapprochés, était peu nourrissante.