Riddez, Jean

Jean (Arthur) Riddez. Baryton, professeur (Lille, France, 10 mars 1875, naturalisé canadien v. 1928 - Montréal, 2 septembre 1939). Premiers prix chant, déclamation, opéra-comique (Cons. de Lille) 1897, premiers prix chant, opéra-comique, opéra (Cons. de Paris) 1900.

Riddez, Jean

Jean (Arthur) Riddez. Baryton, professeur (Lille, France, 10 mars 1875, naturalisé canadien v. 1928 - Montréal, 2 septembre 1939). Premiers prix chant, déclamation, opéra-comique (Cons. de Lille) 1897, premiers prix chant, opéra-comique, opéra (Cons. de Paris) 1900. Engagé à l'Opéra de Paris (1900-10), il débuta dans le rôle titre de Rigoletto et il tint de nombreux rôles, notamment dans les opéras Sigurd et Salammbô d'Ernest Reyer, Henri VIII et Samson et Dalila de Saint-Saëns, Le Chemineau de Xavier Leroux et Thaïs de Massenet. De 1908 à 1910, il passa aux rôles de ténor tels Lohengrin, Faust, etc. Il participa à l'exécution de plusieurs cantates composées par les candidats au Prix de Rome, notamment celles de Caplet et de Ravel. Il redevint baryton et à ce titre chanta avec brio pour la Compagnie d'opéra de Montréal (1912-13) avec laquelle il débuta dans Hérodiade de Massenet (12 novembre 1912). Il y chanta Rigoletto, Roméo et Juliette, Le Jongleur de Notre-Dame (Massenet), Tosca, Carmen, Les Contes d'Hoffmann, Thaïs et Noël (Erlanger). Avec la Boston Opera Company, il chanta le répertoire français, notamment Pelléas dans Pelléas et Mélisande (1912). Avec les grands orchestres parisiens, il interpréta des oeuvres de Charpentier (La Vie du poète), de Dubois (Le Baptême de Clovis) et de plusieurs compositeurs français. Il fit cinq saisons à Lyon et enseigna au Conservatoire de cette ville. Invité à chanter Thaïs (1920), il se fixa à Montréal où il se consacra surtout à l'enseignement, à titre privé ainsi que dans des institutions comme l'École normale de musique. Au nombre de ses élèves, citons Albert Cornellier, Geneviève Davis-Lebel, Conrad Latour, Charles Marchand et Henri Prieur. Officier de l'Instruction publique de France (1907), Riddez fut membre de l'Assn des maîtres du chant français, professeur intérimaire et membre du jury du Cons. de Paris et du Cons. amér. de Fontainebleau. Il a signé quelques articles dans La Lyre (1927-28) et a enregistré six mélodies pour HMV et Columbia dont la liste se trouve dans En remontant les années.

Sa fille Juanita (Vichy, 15 avril 1915), soprano dramatique, étudia avec son père et au Cons. de Paris (1936-39) où elle obtint un deuxième prix d'opéra. Elle débuta (24 juin 1947) à l'Opéra-Comique de Paris (rôle de Poussette dans Manon), mais abandonna peu après la carrière. Ses autres filles, Sita, Mia et Lygie sont connues dans le monde du théâtre et de la danse à Montréal.


Lecture supplémentaire

  • 'Jean Riddez,' Entre-Nous, vol 1, Apr 1930

    Musiciens canadiens