Stanfield, Robert Lorne

Chef du parti deux ans plus tard, Stanfield renforce sa position à l'issue des deux élections suivantes et il est élu premier ministre en 1956. Il est le premier de son parti depuis la Confédération a ne pas diriger la province en période de crise.


Stanfield, Robert Lorne

 Robert Lorne Stanfield, avocat, homme politique et premier ministre de la Nouvelle-Écosse (Truro, N.-É., 11 avril 1914). Membre d'une famille qui a longtemps contribué à la vie politique et industrielle de la Nouvelle-Écosse et du Canada, Stanfield entreprend la réorganisation du Parti conservateur provincial en 1946, seule période où aucun représentant du parti ne siège en Chambre.

Chef du parti deux ans plus tard, Stanfield renforce sa position à l'issue des deux élections suivantes et il est élu premier ministre en 1956. Il est le premier de son parti depuis la Confédération a ne pas diriger la province en période de crise. Au cours des trois élections subséquentes, il est sans conteste une figure dominante dans la province. Par son approche modérée, marquée de bon sens et d'une authentique simplicité, il cherche à rendre la Nouvelle-Écosse autosuffisante.

Lorsqu'il devient chef du Parti conservateur national, en 1967, il a comme objectif de construire un parti qui rejoigne les intérêts de l'ensemble du pays. Il veut que son parti reconnaisse sans réserve le bilinguisme officiel et il propose prudemment quelques arrangements spéciaux avec le Québec. Mais il a de la difficulté à projeter dans tout le Canada l'image qui l'a rendu si populaire en Nouvelle-Écosse et il ne parvient pas à aller chercher des sièges au Québec contre le premier ministre Pierre TRUDEAU. Après trois défaites consécutives, il abandonne la direction du parti en 1976.

Réfractaire aux politiques conservatrices à saveur doctrinaire, son conservatisme, qui lui vaut le surnom de « conservateur rose », voire de « TORY ROUGE », traduit en réalité sa compassion et une réelle préoccupation pour les défavorisés. Il compte parmi les premiers ministres exceptionnels de la Nouvelle-Écosse depuis la Confédération.

De 1983 à 1987, il est président de l'Institut de recherche en politique publique et, en décembre 1986, il devient le premier Canadien à occuper le poste de président de la Fondation du Commonwealth, organisme qu'il dirigera jusqu'en 1991. Stanfield est l'un des rares Canadiens à avoir reçu de la reine le titre de Très Honorable.


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