Salut Galarneau!

Salut Galarneau! (1967), de Jacques GODBOUT, est le journal rédigé à la première personne de François Galarneau, rebelle de la classe ouvrière et propriétaire d'une roulotte à hot-dogs à l'Île-Perrot, dans la banlieue de Montréal.

Salut Galarneau!

Salut Galarneau! (1967), de Jacques GODBOUT, est le journal rédigé à la première personne de François Galarneau, rebelle de la classe ouvrière et propriétaire d'une roulotte à hot-dogs à l'Île-Perrot, dans la banlieue de Montréal. François Galarneau y raconte par bribes l'histoire de sa vie « manquée » qu'il entrecoupe de ses observations « naïves » sur la société dans laquelle il vit. Le journal est au départ un passe-temps que lui suggère sa maîtresse, mais il se colore rapidement de l'humour déterminé d'un geste existentiel dans lequel transparaît la perspicacité et l'ironie de Jacques Godbout.

Délaissé et se sentant de plus en plus détaché de son entourage, le « Roi du hot-dog » se cache derrière un mur de brique qu'il dresse lui-même. Toutefois, il ne peut s'empêcher de garder une échelle, ne serait-ce que pour renouveler sa provision de cahiers de notes. Métaphore chaleureuse et pleine d'esprit du Québec et du rôle de l'artiste dans la société québécoise, Salut Galarneau! remporte le prix du Gouverneur général et est traduit par Alan Brown sous le titre Hail Galarneau! (1970).