Scandale de la Beauharnois

Le scandale de la Beauharnois est mis au jour entre juin 1931 et avril 1932. Au cours de cette période, des comités de la Chambre des communes et du Sénat enquêtent sur les présumées contributions généreuses versées au Parti libéral par la Beauharnois Light, Heat and Power Co.

Scandale de la Beauharnois

Le scandale de la Beauharnois est mis au jour entre juin 1931 et avril 1932. Au cours de cette période, des comités de la Chambre des communes et du Sénat enquêtent sur les présumées contributions généreuses versées au Parti libéral par la Beauharnois Light, Heat and Power Co., en retour d'une autorisation de détourner les eaux du fleuve Saint-Laurent, à 30 km à l'ouest de Montréal, pour produire de l'électricité. Dans son témoignage, le président de l'entreprise, R.O. Sweezey, affirme que les sénateurs libéraux W.L. McDougald et Andrew Haydon ont personnellement reçu de l'argent de la Beauharnois et que celle-ci a d'ailleurs fourni 700 000 $ aux caisses électorales des partis libéraux du Québec et du Canada.

Bien qu'on ne puisse démontrer aucun lien entre les contributions et la politique en matière d'électricité du gouvernement Mackenzie King, McDougald est forcé de démissionner du Sénat et Haydon est destitué ignominieusement de son poste de trésorier de la campagne électorale. Mackenzie King, alors chef de l'opposition, nie toute connaissance de l'affaire, mais déclare au Parlement que le scandale a plongé les libéraux dans une « vallée d'humiliation ».

Le scandale de la Beauharnois ne nuit pas longtemps au Parti libéral, puisqu'il remporte les élections de 1935, fort d'une écrasante majorité. La peur que n'éclate un autre scandale aussi percutant pousse la création, en 1932, de la Fédération libérale nationale du Canada, qui a officiellement éloigné le leadership parlementaire des collectes de fonds.