Serge Garant

Albert Antonio Serge Garant, O.C., membre de la Société royale du Canada, compositeur, chef d’orchestre, pianiste, professeur, critique, est né le 22 septembre 1929 à Québec, au Québec, et est décédé le 1er novembre 1986 à Sherbrooke, au Québec.

Albert Antonio Serge Garant, O.C., membre de la Société royale du Canada, compositeur, chef d’orchestre, pianiste, professeur, critique, est né le 22 septembre 1929 à Québec, au Québec, et est décédé le 1er novembre 1986 à Sherbrooke, au Québec. Musicien audacieux et novateur, Serge Garant est reconnu pour avoir fait la promotion de la musique du XXe siècle, notamment celle du Canada. Il a introduit deux nouveaux procédés dans la musique canadienne : il a utilisé du matériel sur bande dans Nucléoagme (1955), et il a employé des techniques aléatoires dans ses Trois pièces pour quatuor à cordes (1958). Cependant, c’est sa pièce Anerca (1961) qui lui vaut sa renommée de grand musicien canadien. Il a été professeur à la Faculté de musique de l’Université de Montréal (1967-1986), animateur de l’émission Musique de notre siècle (1971‑1985) diffusée sur les ondes de Radio-Canada et cofondateur de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), qu’il a dirigé de la fondation, en 1966, à sa mort, en 1986. Il a reçu la médaille du Conseil canadien de la musique, le prix William Harold Moon, le prix de musique Calixa-Lavallée et un prix de musique du Conseil des arts du Canada.

Jeunesse et formation

Durant son enfance, Serge Garant déménage souvent avec sa famille en raison de la Crise économique et s’installe à Sherbrooke à l’âge de 12 ans. Il s’initie alors à la clarinette et au saxophone, et développe un intérêt particulier pour le jazz. Tout en jouant de la clarinette dans l’Orchestre symphonique de Sherbrooke et du saxophone dans divers ensembles de jazz, il étudie le piano avec Sylvio Lacharité et l’harmonie avec Paul-Marcel Robidoux (1946-1950). C’est la pièce Sacre du printemps d’Igor Stravinsky qui l’incite à se tourner vers la composition, et il voyage à Montréal (1948-1950) pour étudier le piano avec Yvonne Hubert et la composition avec Claude Champagne (1948-1950).

Il compose des œuvres pour piano, pour voix et piano, pour harmonie et pour orchestre à cordes. Certaines de celles-ci sont interprétées, notamment lors d’un festival de la jeunesse en 1950. Sa composition Fantaisie, pour clarinette et piano, lui vaut un prix de l’Association des fanfares amateurs et lui permet de séjourner six semaines à la Juilliard School de New York.

Carrière

Dès les années 1950, Serge Garant figure parmi les grands noms de la musique du XXe siècle. En 1950, à Sherbrooke, il joue Schöenberg au piano au grand étonnement de ses corésidents. De 1951 à 1952, il séjourne à Paris, où il étudie l’analyse avec Messiaen, ce qui représente une étape décisive de sa carrière. Il étudie aussi le contrepoint avec Andrée Vaurabourg-Honegger. Alors qu’il approfondit ses connaissances en musique, il arrive à la conclusion que Webern est le plus grand compositeur depuis Debussy. Ses rencontres avec Stockhausen et Boulez lui ouvrirent également des horizons nouveaux.

Bien que certaines de ses œuvres de cette époque, comme Concerts sur terre (1951) et « Et je prierai ta grâce » (1952), montrent l’influence de Messiaen, cette influence n’est que passagère. Dans les œuvres qui suivent, comme Caprices (1954), Pièce pour piano no 1 (1958) et Musique pour la mort d’un poète, l’écriture est franchement atonale et l’on peut remarquer des passages pointillistes à la Webern. Serge Garant y affirme néanmoins une certaine originalité.

De retour à Sherbrooke, Serge Garant travaille comme pianiste de jazz, mais il s’établit rapidement à Montréal où il poursuivit quelque temps des études de contrepoint avec Jocelyne Binet. Soucieux de faire connaître la musique contemporaine, il s’associe à François Morel et à Gilles Tremblay pour présenter, en 1954, un concert auquel figurent des œuvres de Boulez, Messiaen et Webern. L’année suivante, le trio présente un deuxième concert pour marquer le 10e anniversaire de la mort de Webern. Serge Garant y présente Nucléogame, considérée comme la première œuvre canadienne associant la bande magnétique aux instruments.

En 1956, cette double initiative aboutit au groupe Musique de notre temps qui présente deux saisons de concerts. Pour assurer sa subsistance, Serge Garant travaille comme pianiste répétiteur pour le ballet, et comme arrangeur, accompagnateur et chef d’orchestre pour une émission de variétés musicales à la radio et à la télévision de la Corporation Broadcasting Company (CBC). Il est également critique musical (à la Revue des arts et des lettres de Radio‑Canada) et signe des articles dans l’hebdomadaire L’Autorité (1954-1955). Il condamne public, critiques et interprètes pour leur indifférence et leur hostilité à l’endroit de la musique d’aujourd’hui et du musicien créateur contemporain.

Pendant ce temps, son écriture devient de plus en plus audacieuse et innovatrice. En 1958, il emploie des techniques aléatoires dans Pièce pour quatuor à cordes, une pièce en trois mouvements. Il est probablement le premier à employer ce type de procédés au Canada. Même si les interprètes reculent le plus souvent devant la difficulté d’exécution des partitions de Serge Garant, certaines œuvres de ce dernier sont présentées par des émissions radiophoniques (Premières [Radio-Canada] et CBC Wednesday Night) et télévisées (L’Heure du concert [Radio‑Canada]). Mais c’est avec la présentation de sa pièce Anerca, sous la direction de Mauricio Kagel, à la Semaine internationale de musique actuelle à Montréal, en 1961, que Serge Garant fait sa véritable entrée sur la scène musicale canadienne. Par la suite, deux commandes lui donnent l’occasion d’écrire pour grand orchestre : Ouranos (1963) pour l’Orchestre symphonique de Québec et Ennéade (1964) pour l’Orchestre symphonique de Sherbrooke.

En 1965, le pianiste Claude Helffer joue Asymétries no 1 de Serge Garant à Paris, à l’un des concerts du Domaine musical. L’année suivante, Pierre Mercure confie à Serge Garant la direction musicale de Toi (Loving) de Raymond Murray Schafer à la télévision de la CBC, création qui le révèle comme chef d’orchestre de musique contemporaine (voir la liste Premières). À la fondation de la Société de Musique contemporaine du Québec (SMCQ) à l’automne 1966, il se voit confier le poste de directeur musical, qu’il conserve jusqu’à sa mort en 1986. Il dirige l’ensemble lors de tournées au Canada et en Europe, notamment au 9e Festival d’art contemporain à Royan en 1972 et au Musicanada en 1977.

Enseignement et direction

En 1967, Serge Garant est nommé professeur d’analyse et de composition à l’Université de Montréal, où ses classes ont été très fréquentées. Parmi ses élèves notoires figurent Ginette Bellavance, Walter Boudreau, Marcelle Deschênes, Richard Grégoire, Michel Longtin et François Tousignant.

Une première bourse du Conseil des arts du Canada (CAC) (1969) lui permet de suivre les cours d’été de direction de Boulez à Bâle, en Suisse, et une seconde (1972), de faire un séjour à Bali, en Indonésie. De 1973 à 1974, il résident en Italie comme boursier de l’Institut culturel canadien à Rome.

De retour au pays, Serge Garant dirige l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) à quelques reprises, notamment lors de la présentation de sa pièce Phrases II en 1968, partageant alors le pupitre avec Franz-Paul Decker. Cette œuvre, qui exige deux chefs d’orchestre, est reprise en 1979 par l’OSM, sous la direction de Charles Dutoit et du compositeur. Avec l’OSM, Serge Garant dirige aussi la présentation de Fleuves de Gilles Tremblay en 1977.

Serge Garant se produit à Toronto, à Vancouver, à Québec et dans d’autres villes canadiennes. Il dirige la classe d’orchestre au Camp musical de Lanaudière près de Joliette, au Québec, aux étés 1977 et 1978. Il dirige aussi l’Orchestre des jeunes du Québec (OJQ) en 1979 et l’Orchestre de l’Université de Montréal (1978-1979) (voir Départements de musique de l’Université de Montréal). En 1986, il est directeur musical de la Série contemporaine de l’Orchestre métropolitain.

Par ailleurs, de 1971 à 1986, il anime Musique de notre siècle à Radio‑Canada. En 1979, la société lui consacre une émission d’une demi-heure intitulée « Portrait de Serge Garant », présentée dans le cadre de la série télévisée Les Beaux dimanches. En 1981, il écrit sa dernière pièce, Plages, présentée par l’OJQ le 26 novembre de la même année.

Traits caractéristiques

L’œuvre de Serge Garant, qui s’échelonne sur trois décennies, est remarquablement constante. Les influences de ses débuts, notamment de Messiaen et de Webern, se sont rapidement estompées pour faire place à ce que Raôul Duguay appelle un « structuralisme ouvert » (Musiques du Kébèk, Montréal, 1971), où s’affirme une technique d’écriture clairement personnelle ayant pour base l’établissement d’une série de proportions qui affecte les durées, les tempos, les registres et les timbres. Bien que l’écriture de Serge Garant soit rigoureuse, démontrant une grande préoccupation des éléments structurels et d’une organisation propre à chaque pièce, elle accorde aux interprètes une liberté d’intervention, d’une part, en leur laissant la possibilité d’improviser à l’intérieur d’un cadre plus ou moins défini et, d’autre part, en leur permettant d’établir eux-mêmes l’ordre d’exécution des diverses séquences d’une composition.

Le langage musical de Serge Garant évolue pour en arriver à un style qui, sous certains aspects, se rapproche de celui de Boulez par une rigueur sérielle alliée à un penchant pour le lyrisme. Particulièrement remarquables à cet égard sont des compositions comme … chant d’amours (1975) et Rivages (1976). Dès Anerca, Serge Garant affiche une virtuosité étonnante dans l’écriture instrumentale et une grande originalité dans l’utilisation des timbres. Loin de s’épuiser en cours de route, ces qualités se sont davantage affirmées et se retrouvent tout autant dans les pièces pour petites formations que dans celles pour grand orchestre.

Dans son ensemble, l’œuvre de Serge Garant montre des qualités d’équilibre, d’harmonie, de sensibilité et de rigueur rarement réunies à un tel degré chez un compositeur. On trouve chez lui un mélange bien dosé d’intellectualisme et de recherche de l’expression, qui résulte en un art toujours essentiel et complet. En entrevue avec Pierre Rolland, publiée dans le volume de l’Anthologie de la musique canadienne de la Radio-Canada International (RCI) (4-ACM 2, parue en 1978), il déclare : « Qu’une œuvre soit médiocre ou grande, elle doit d’abord exister dans l’esprit du créateur... Et elle prendra réellement forme au moment où le compositeur commencera à se battre avec les problèmes techniques qu’elle soulève et qu’il tentera de les résoudre avec le plus d’intelligence possible et avec le plus d’élégance et d’authenticité. Ce n’est qu’à ce moment que l’œuvre naît réellement [...] L’émotion existe aussi, c’est fondamental, mais le compositeur ne doit pas s’en soucier. S’il a quelque chose à dire, et s’il a les moyens techniques pour le faire, alors ce qu’il y a de plus profond en lui-même pourra s’exprimer [...] Car l’émotion provient de cette magie mystérieuse qui surgit lorsque les problèmes techniques ont été si bien résolus qu’on ne peut imaginer qu’il y en ait eu – une fugue de Bach, par exemple. »

Héritage et distinctions

Au cours de sa vie, en plus de son travail avec la SMCQ, Serge Garant siège à titre de coprésident au comité national de la Société internationale pour la musique contemporaine. Il est aussi membre de la Ligue canadienne de compositeurs. Il demeure compositeur agréé au Centre de musique canadienne. En 1978, il remporte le prix William Harold Moon de PROCAN (maintenant connu sous le nom de SOCAN) pour sa contribution pour la promotion de la musique canadienne à l’étranger. Ses publications sont conservées au Service des archives de l’Université de Montréal.

Tous les trois ans, la Fondation Émile-Nelligan décerne le prix Serge-Garant pour la musique, d’une valeur de 25 000 $. En 1991, le premier lauréat du prix est Denys Bouliane. La revue Circuit décerne, depuis 1991, un prix d’analyse musicale qui porte aussi le nom du compositeur.

Une version ultérieure de cet article paraît dans l’Encyclopédie de la musique au Canada.

Prix

Médaille du Conseil canadien de la musique (1971)

Prix William Harold Moon, PROCAN (1978)

Prix de musique Calixa-Lavallée, Société Saint-Jean-Baptiste (1980)

Officier, Ordre du Canada (1979)

Prix Jules-Léger pour la nouvelle musique de chambre (Quintette), Conseil canadien de la musique (1980)

Interprète de l’année, Conseil des arts du Canada (1984)

Membre, Société royale du Canada (1986)

Publications

« Le compositeur moderne : paria de la musique », dans Le Québec libre, édité par Jean Depocas (Montréal, 1959).

« Dire une musique d’ici », dans Cahier pour un paysage à inventer, vol. 1 (1959).

« Un esprit de genèse », dans Liberté 59, vol. 1 (septembre-octobre 1959). Réimprimé dans Visage d’Edgard Varèse (Montréal, 1959).

« Chronique musicale », dans Cahiers d’essai, vol. 3 (janvier 1961).

« Musique 1961 », dans Liberté, vol. 3 (mars-avril 1961).

« Un mal nécessaire », dans La Presse (Montréal, le 30 décembre 1967).

« Anerca », dans Document d’information à l’intention des professeurs de musique, ministère de l’Éducation (Québec, 1968).

« Phrases I », dans Parti pris, vol. 5 (avril 1968).

« Notes sur Anerca », Musiques du Kébèk, édité par Raôul Duguay (Montréal, 1971).

« Une lettre de Rome », dans CMB, vol. 9 (automne-hiver 1974).

« Serge Garant Offrande II (1970) », dans Variations, vol. 3 (septembre-octobre 1979).

« Le revendicateur », dans Presentation to the Royal Society of Canada, vol. 40 (1985-1986)

Autres analyses et rapports dans Jeunesses Musicales du Canada (1955-1968) et dans CMJ (1956-1962).

On dresse la liste complète des écrits du compositeur dans Serge Garant et la révolution musicale au Québec (1986).

Premières (par compositeur)

Les pièces suivantes sont des compositions canadiennes dirigées par Serge Garant.

Robert Aitken, Shadows II : Lalita, SMCQ (1973).

Serge Arcuri, Prologue, SMCQ (1985).

Norma Beecroft, Rasas I, SMCQ (1968).

Allan Bell, Gaia, SMCQ (1984).

Denys Bouliane, À propos... et le baron perché?., SMCQ (1986).

John Burke, À la source d’Hypocrène, SMCQ (1981).

Gabriel Charpentier, Orphée I, CNA (1969).

Brian Cherney, Concerto de chambre pour alto et dix exécutants, SMCQ (1975).

Yves Daoust, Trois fois quatre, SMCQ, 1978; Valse, SMCQ (1981).

Marcelle Deschênes, Talilalilalilalarequiem, SMCQ, 1974; Moll, opéra lilliput pour six roches molles, SMCQ (1976).

José Evangelista, Consort, SMCQ (1978).

Serge Garant, Phrases I, Expo 67 (1967); Amuya, Festival d’été de la CBC (1968); Jeu à quatre, Festival de Stratford (1968); Phrases II (avec Franz-Paul Decker), OSM (1968); Offrande I, SMCQ à la télévision de la CBC (1970); Offrande III, SMCQ à la radio de la CBC (1971); Circuits II, SMCQ (1972); Circuits III, Festival d’été de la CBC (1973); ... chant d’amours, télévision de la CBC (1975); Rivages, Vancouver New Music Society (1976); Plages, OJQ (1981).

Michel Gonneville, Variations « auras », SMCQ (1979).

Denis Gougeon, Éternité, Orchestre métropolitain (1986).

Jacques Gouin, Distorsions, SMCQ (1977).

Bengt Hambraeus, Relief - haut et bas, SMCQ (1980).

Hugh Hartwell, Kâmê'a, SMCQ (1971).

John Hawkins, Two Pieces for Orchestra, 7e Symposium de compositeurs étudiants (1971).

Jacques Hétu, Cycle op. 16, SMCQ (1970).

Richard Hunt, Nimbus I, CMM (1972).

Otto Joachim, Illuminations II, SMCQ (1969); Uraufführung, SMCQ (1977).

Alain Lalonde, Espaces, SMCQ (1981).

Rémi Lapointe, Écarts, SMCQ (1977).

Michel Longtin, Deux rubans noirs III, SMCQ (1979); Kata : San Shi Ryu, SMCQ (1982).

Alexina Louie, Music for a Thousand Autumns, SMCQ (1983).

Bruce Mather, Madrigal V, SMCQ (1973).

François Morel, Radiance (quatre mouvements), CBC à Vancouver (1971); IIKKII (Froidure), SMCQ (1972).

John Oliver, Dévolution, Orchestre métropolitain (1986).

Jean Papineau-Couture, Nocturnes, Université de Montréal (1969); Obsession, SMCQ (1973).

Clermont Pépin, Interactions, SMCQ (1977).

John Rea, Treppenmusik, SMCQ, (1982).

Micheline Coulombe Saint-Marcoux, Ishuma, SMCQ (1974).

R. Murray Schafer, Toi (Loving), télévision de la CBC (1966); Patria II, Festival de Stratford (1972).

Donald Steven, Images (Refractions of Time and Space), SMCQ (1977).

Gilles Tremblay, Souffles (Champs II), SMCQ, 1968; Fleuves, OSM (1977).

Pierre Trochu, Miracrose, SMCQ, 1977; Tangente, SMCQ (1984).

Michel Vinet, Acousmie, 7e Symposium de compositeurs étudiants (1971).

Claude Vivier, Lettura di Dante, SMCQ, 1974; Liebesgedichte, SMCQ (1975).

Quelques compositions

Œuvres de jeunesse

« Un grand sommeil noir », violon, piano, paroles de Paul Verlaine (1949). Manuscrit (Ms).

Fantaisie, clarinette, piano (1950). Ms.

Musique pour saxophone et harmonie (1950); rév. orchestre (1951). Ms.

Ode : « Ta forme monte comme blessure du sang », orchestre à cordes (1950). Ms.

Sonatine, piano (1950). Ms.

Aussi un Quatuor pour 4 saxophones (manuscrit perdu) et Adagio et allegro, piano et orchestre (manuscrit incomplet).

Autres pièces composées à Sherbrooke et à Paris. Mss.

Discographie

Direction

Sydney Hodkinson, Interplay: A Histrionic Controversy for Four Musicians, quatre groupes instrumentaux (1968). Music of Today, 3e édition. RCI 300/ 4-ACM 2 (Jean-Paul Major, flutiste et piccoliste; Gilles Moisan, saxophoniste et clarinette; Roland Desjardins, contrebassiste; Guy Lachapelle, percussionniste; SMCQ).

Steven Gellman, Mythos II, flûte et quatuor à cordes (Robert Aitken, flûtiste; Eugène Husaruk, violoniste; Hyman Goodman, violoniste; Edward Kudlak, altiste; Jean-Luc Morin, violoncelliste); Richard Grégoire, Cantate, douze chanteurs (Margo MacKinnon, soprano; Louis-Philippe Pelletier, organiste; Toni Romandini, guitariste; Guy Lachapelle, percussionniste) (1970). Music of Today, 4e édition. RCI 301.

Voir aussi la discographie deBruno Laplante, de l’Orchestre du Centre national des arts, de l’Orchestre métropolitain et de laSMCQ.

Orchestre

Ennéade, grand orchestre (1963). Sherbrooke (1964). Ms.

Ouranos, grand orchestre (Québec, 1963). Ms.

Phrases II, deux orchestres, paroles d’Ernesto « Che » Guevara (Montréal, 1968). Ms.

Offrande II, grand orchestre (Toronto, 1970). Centre MC au Québec (1978). RCI 626 (Orchestre métropolitain, sous la direction de Serge Garant).

Plages (Montréal, 1981). Dob-Yppan (1986). RCI 626 (Orchestre du Centre national des arts [OCNA], sous la direction de Serge Garant).

Musique de chambre

Musique pour la mort d’un poète, piano, instruments à cordes (1954). Ms.

Nucléogame, « In memoriam Anton Webern », septuor et bande (1955). Ms.

Canon VI, dix exécutants (1957). Ms.

Pièce pour quatuor à cordes (1958-1959). Ms.

Asymétries no 2, clarinette, piano (1959). Ms.

Phrases I, mezzo, piano, célesta, percussion, paroles de Pierre Bourgault (1967). Ms. BMIC (1969). RCI 240/4-ACM 2 (voir Discographie).

Amuya, 20 exécutants (1968). Rév. de la musique de film pour L’Homme et les régions polaires. RCI 655 (SMCQ). Ms.

Jeu à quatre, ensemble de quatre instruments, 16 exécutants (1968). Ms. RCI 300/4-ACM 2 (SMCQ, sous la direction de Serge Garant).

Offrande I (à l’origine Cérémonial du corps), soprano préenregistré, 18 exécutants (1969). Ms. RCI 368/4-ACM 2 (SMCQ, sous la direction de Serge Garant).

Offrande III, trois violoncelles, deux harpes, piano, deux percussions (1971). Sala (1973). RCI 368/4-ACM 2 (SMCQ, sous la direction de Serge Garant).

Circuits I, six percussions (1972). Ms. Université McGill Records 77003 (Pierre Béluse, percussionniste).

Circuits II, quatorze exécutants (1972). Ms. RCI 368/4-ACM 2 (SMCQ, sous la direction de Serge Garant).

Circuits III, 18 exécutants (1973). Ms.

... chant d’amours, paroles de Salomon, de William Shakespeare et d’autres, 16 exécutants (1975). Ms. RCI 422/4-ACM 2 (SMCQ, sous la direction de Serge Garant).

Rivages, baryton, ensemble de chambre, paroles d’Alain Grandbois (1976). Ms. RCI 475 (Bruno Laplante, baryton; SMCQ, sous la direction de Serge Garant).

Quintette, flûte, hautbois, violoncelle, piano, percussion (Vancouver, 1978). Ms. Dob-Yppan (1990). RCI 527 (SMCQ).

Voir aussi Anerca.

Voix et piano

Concerts sur terre, paroles de Patrice de la Tour du Pin (1952 [nos 1 et 2]; 1956 [nos 3 à 5]). Ms. RCI 201/4-ACM 2 (Jean-Paul Jeannotte, ténor; Serge Garant, pianiste).

« Et je prierai ta grâce », paroles d’Hector de Saint-Denys Garneau (1952). Ms. RCI 201/4-ACM 2 (Jean-Paul Jeannotte, ténor; Serge Garant pianiste).

Caprices, paroles de F. García Lorca, traduites par P. Darmangeat) (1954). Ms. RCI 201/4-ACM 2 (Jean-Paul Jeannotte, ténor; Serge Garant pianiste).

« Cage d’oiseau », paroles d’Hector de Saint-Denys Garneau (1962). BMIC 4-ACM 2 (1968) (Pauline Vaillancourt, soprano).

Piano

Pièce no 1 (1953). Ms. RCI 465/4-ACM 2 (Louis-Philippe Pelletier, pianiste).

Musique rituelle (1954). Ms.

Variations (1954). Ms. RCI 135/4-ACM 2 (Joseph Dufresne, pianiste).

Asymétries no 1 (1958). Ms. RCI 465/4-ACM 2 (Louis-Philippe Pelletier, pianiste).

Pièce no 2 (« Cage d’oiseau ») (1962). BMIC (1969). RCI 252 (Joseph Dufresne pianiste). RCI 465/4-ACM 2 (Louis-Philippe Pelletier, pianiste). SNE 553 (Louis Bessette, piano).

Aussi de la musique de film : L’Homme et les régions polaires (1967, Ms.) et Vertiges (1969, Ms.).

Pianiste

Phrases I (1967). RCI 240 et 4-ACM 2 (Fernande Chiocchio, mezzo; Guy Lachapelle, percussionniste; Serge Garant, pianiste et célesta).

Voir aussi Discographie de Jean-Paul Jeannotte.


Lecture supplémentaire

  • Claude Gingras, “Ils diront ce qu'ils voudront, mais c'est nous qui faisons la musique,” Montréal La Presse, 4 janvier 1964 et “Serge Garant: la musique qui se fait,” Montréal La Presse, 25 avril 1970.

    Maryvonne Kendergi, “Entrevue avec Serge Garant sur ‘Phrases II,’” Musiques du Kébèk, ed. Raoul Duguay (Montréal, 1971).

    Marie-Thérèse Lefebvre, Serge Garant et la révolution musicale au Québec (Montréal, 1986).

    Pamela Margles, “Serge Garant Remembered,” Music vol. 12 (octobre 1989).

    Claude, Dauphin, ed., Cahiers de la Société Québécoise de Recherche en Musique vol. 1 (décembre 1997).