Le Canada et la Société des Nations

La Société des Nations est une organisation de 63 pays créée en 1919, après la Première Guerre mondiale, dont Le Canada est un membre fondateur. Ultimement, la Société a échoué dans son objectif de sécurité collective et a été remplacée par les Nations Unies à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Cela étant dit, la Société des Nations a établi un nouveau modèle pour les organisations internationales. L’adhésion à la Société a permis au Canada d’établir son premier contact officiel avec des gouvernements étrangers et a contribué à asseoir sa position d’État souverain. Elle a également fait découvrir au Canada les possibilités et les défis de la coopération internationale et du maintien de la paix.

La Société des Nations est une organisation de 63 pays créée en 1919, après la Première Guerre mondiale, dont Le Canada est un membre fondateur. Ultimement, la Société a échoué dans son objectif de sécurité collective et a été remplacée par les Nations Unies à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Cela étant dit, la Société des Nations a établi un nouveau modèle pour les organisations internationales. L’adhésion à la Société a permis au Canada d’établir son premier contact officiel avec des gouvernements étrangers et a contribué à asseoir sa position d’État souverain. Elle a également fait découvrir au Canada les possibilités et les défis de la coopération internationale et du maintien de la paix.


Sociétédes Nations, réunion de la

Traité de Versailles

Après la fin de la Première Guerre mondiale, la Conférence de paix de Paris de 1919 engendre le traité de Versailles. Les principaux auteurs du traité sont la Grande-Bretagne (et ses dominions, dont le Canada), la France et les États-Unis. Ces nations croient qu’une organisation internationale de pays peut réaliser la sécurité et la paix collectives et la maintenir. Le traité de Versailles comprend ainsi une disposition, ou « pacte », pour la création d’une Société des Nations.

Le président américain Woodrow Wilson joue un rôle important dans la création de la Société. Le Sénat des États-Unis, toutefois, refuse de ratifier le pacte de la Société. Cela est dû en partie à la politique partisane des Américains. Par conséquent, les États-Unis ne se joignent jamais à la Société, ce qui les prive d’un pouvoir et d’une autorité importants.

Soixante-trois autres États deviennent membres de la Société, qui établit son siège à Genève, en Suisse. Elle comprend un conseil, une assemblée et un secrétariat. Le conseil se réunit tous les trimestres. Les grandes puissances en sont membres permanents, tandis que les membres non permanents sont élus par l’assemblée. L’assemblée se réunit chaque année et se compose de tous les États membres. Le secrétariat fournit quant à lui le personnel permanent sous la direction d’un secrétaire général.

Rôle du Canada

Le Canada a été l’un des membres fondateurs de la Société, et siège au conseil de 1927 à 1930. De 1919 à 1926, sir Herbert Ames occupe la haute fonction administrative de directeur financier au sein du secrétariat.

En 1929, Raoul Dandurand, un représentant canadien au sein du conseil, apporte une contribution importante en proposant avec succès le renforcement des procédures par lesquelles la Société surveille le traitement des minorités linguistiques et religieuses en Europe de l’Est.

En 1935, le Canada soutient les sanctions de la Société des Nations contre l’Italie. Le délégué canadien Walter A. Riddell propose également d’arrêter toutes les exportations de pétrole, de charbon et d’acier vers l’Italie. Cette mesure n’est toutefois pas approuvée par le nouveau gouvernement du premier ministreWilliam Lyon Mackenzie King, et elle est publiquement rejetée.

Sécurité collective

La Société permet aux États membres de discuter de questions politiques et juridiques d’importance internationale. Ces questions comprennent le désarmement, les relations économiques, la protection des minorités, les communications, le transport, ainsi que les questions sanitaires et sociales.

L’article 10 du pacte exige que les États membres respectent et préservent le territoire et l’indépendance de chacun d’entre eux. Toute agression contre l’un des membres serait considérée comme une agression contre tous et conduirait à des mesures économiques, et éventuellement militaires, collectives. De 1920 à 1923, le gouvernement canadien tente en vain de supprimer les garanties de sécurité collective de la Société, craignant qu’elles n’entraînent le Canada dans de nouvelles guerres européennes.

Le but de la sécurité collective est toutefois d’éviter la guerre. Dans les années 1920, la Société participe à la tentative de réconciliation de l’Allemagne avec la France et la Grande-Bretagne. Cependant, ces efforts échouent face à l’agression territoriale de l’Italie, de l’Allemagne et du Japon dans les années 1930. Les activités sociales et économiques de la Société se poursuivent jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. À cette époque, cependant, la Société a cessé de fonctionner comme organisation de sécurité collective. Elle est remplacée par les Nations Unies en 1945.

Patrimoine

En fin de compte, la Société des Nations échoue dans son objectif de sécurité collective. Cependant, elle établit un nouveau modèle pour les organisations internationales. L’adhésion à la Société permet également au Canada d’établir son premier contact officiel avec des gouvernements étrangers et contribue à asseoir sa position d’État souverain. Elle permet également au Canada de découvrir les possibilités et les défis de la coopération internationale et du maintien de la paix.

Voir aussi : Ligue de la Société des Nations ; OTAN : Le Canada, une puissance sur laquelle on pouvait compter ; Éditorial : L’élan canadien vers le maintien de la paix ; Maintien de la paix : chronologie.


//