​Steven Heinemann

Steven Heinemann, céramiste (né en 1957 à Toronto, en Ontario). Steven Heinemann explore les rapports binaires culture-nature et intérieur-extérieur par l’entremise de la céramique.

Steve Heinemann, Borealis, 2012, céramique, cuissons multiples, 58 cm x 49 x 72.
Image : \u00a9Steven Heinemann, collection de Raphael Yu, Toronto/Gardiner Museum.
Steve Heinemann, Kudluk, 2013, céramique, cuissons multiples, 34 cm x 20 x 10.
Image : \u00a9Steven Heinemann, collection privée, Massachussetts/Gardiner Museum.
Steve Heinemann, Residuum, 2012, céramique, cuissons multiples, 30 cm x 29 x 16.
Image : \u00a9 Steven Heinemann, collection de Simon Blais, Montréal/Gardiner Museum.\r\n

Steven Heinemann, céramiste (né en 1957 à Toronto, en Ontario). Steven Heinemann explore les rapports binaires culture-nature et intérieur-extérieur par l’entremise de la céramique. Ses œuvres, grandement appréciées, sont exposées au Musée des beaux-arts de Nouvelle-Écosse, au Burlington Art Centre, au Musée Gardiner, au Musée des beaux-arts de Montréal, au Museum of Arts and Design à New York, au Musée des beaux-arts de Boston, au Musée canadien des civilisations, au Musée des beaux-arts de Winnipeg, et au Musée Victoria and Albert. En 1996, il remporte le Prix Saidye Bronfman pour son excellence dans le domaine des métiers d’art.

Enfance, éducation et carrière

Cet artiste d’origine hongroise grandit dans une communauté rurale tout près de Toronto. Il découvre l’argile à l’école secondaire, mais ce n’est qu’à sa deuxième année au Sheridan College School of Craft and Design, lorsqu’il découvre l’œuvre du Germano-Britannique Hans Coper, qu’il décide de se spécialiser en céramique. Diplômé en 1979, il poursuit ses études et finit un baccalauréat en beaux-arts au Kansas City Art Institute dans le Missouri sous la tutelle de Ken Ferguson. Il finit aussi, en 1983, une maîtrise en beaux-arts au New York State College of Ceramics de l’Alfdred University, à New York.

Maturité du style

Steven Heinemann est un artiste à la technique superbe qui utilise principalement le coulage en barbotine (utilisé pour les pièces difficilement réalisables en tournage) et le raku (technique de cuisson qui crée de fines craquelures à la surface du glacis) pour explorer les volumes, la décoration et le thème du confinement. Il travaille par série de quatre ou cinq ans : des objets créés par l’homme qui ressemblent à des fossiles de la nature, des objets qui se posent au sol, sur une table ou sur un mur, et des objets concaves et convexes. Il peut travailler une même pièce pendant des années, cohabitant avec elle et la cuisant plusieurs fois pour finalement arriver au résultat voulu. De ces explorations, on note la tension entre décoratif et austérité, entre mécanique et organique.


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