Industrie du sucre

L'industrie du sucre est un secteur de l'INDUSTRIES DES ALIMENTS ET DES BOISSONS du Canada regroupant les entreprises productrices de sucre de canne et de betterave ainsi que de sucre inverti, de sirop de sucre, de mélasse et de pulpe de betterave.

Industrie du sucre

L'industrie du sucre est un secteur de l'INDUSTRIES DES ALIMENTS ET DES BOISSONS du Canada regroupant les entreprises productrices de sucre de canne et de betterave ainsi que de sucre inverti, de sirop de sucre, de mélasse et de pulpe de betterave. L'industrie canadienne de raffinage de sucre (excepté le secteur de l'INDUSTRIE DE L'ÉRABLE ) prend naissance au début des années 1850 lorsqu'une entreprise de raffinage de sucre de canne s'installe à Montréal. Au début des années 1900, on trouve des activités de raffinage à Halifax (Nouvelle-Écosse), à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), à Toronto (Ontario) et à Vancouver (Colombie-Britannique). Tous ces établissements produisent du sucre raffiné à partir de sucre brut importé après extraction de la canne à sucre tropicale. La betterave à sucre cultivée au pays est une autre source importante de sucre pour le Canada. La première raffinerie canadienne conçue pour extraire le sucre de la betterave, La Compagnie de sucre de betterave de Québec, est fondée à Farnham, au Québec, en 1881. La même année, deux autres raffineries de sucre de betterave ouvrent au Québec. En 1902, il en existe quatre en Ontario et en 1903, la Knight Sugar Company s'installe en Alberta. Actuellement, l'Ontario ne produit plus de sucre de betterave. Toute la production canadienne provient donc des usines situées au Québec, au Manitoba et en Alberta.

Le tout dernier édulcorant, le sirop de maïs enrichi en fructose (HFCS), prend une importance croissante. Ce produit est déjà utilisé dans la production de BOISSONS GAZEUSES et dans certains produits de CONFISERIE, et sera utilisé dans encore plus de produits alimentaires à l'avenir. En 1982, l'Ontario compte deux usines de production de HFCS, puis une troisième entre en production en 1983. Actuellement au Canada, le HFCS ne couvre que 5 p. 100 des besoins en édulcorants.

Le profil classique de l'industrie des édulcorants change également en 1982 lorsque la Direction générale de la protection de la santé de Santé et Bien-être social Canada approuve l'utilisation de l'aspartame dans les aliments au Canada. Cet édulcorant de synthèse sans calorie entre aussitôt dans les boissons gazeuses diététiques et, en l'espace d'un an, dans au moins 8 p. 100 de la production totale de boissons gazeuses. Les dirigeants de ce secteur pensent que l'aspartame sera finalement utilisé dans environ 20 p. 100 de la production canadienne de boissons gazeuses et de plus en plus dans les produits alimentaires hypocaloriques ou de régime (p. ex., fruits traités, garnitures aux fruits, etc.).

La majorité des pays producteurs ou consommateurs de sucre, dont le Canada, sont signataires d'un Accord international sur le sucre qui vise à prévenir les fluctuations extrêmes du prix mondial du sucre. Il protège donc les intérêts des pays producteurs de canne comme ceux des consommateurs de sucre brut. Au Canada, l'industrie du sucre est réglementée par plusieurs organismes fédéraux, dont Agriculture Canada et le ministère de la Consommation et des Affaires commerciales. Elle est représentée par l'Institut canadien du sucre à Toronto, lequel regroupe toutes les entreprises canadiennes de raffinage.

Au cours des dernières années, la production annuelle de sucre de canne raffiné atteint une moyenne de 0,9 à 1 million de tonnes et celle de sucre raffiné à partir de betteraves à sucre cultivées au Canada varie entre 90 et 135 mille tonnes. Neuf usines de raffinage de sucre sont maintenant en exploitation au Canada (sans compter les usines de HFCS) : une au Nouveau-Brunswick, trois au Québec, deux en Ontario, une au Manitoba, une en Alberta et une en Colombie-Britannique. Ce nombre a diminué depuis 1980.

Le nombre total d'emplois dans l'industrie de raffinage de sucre est tombé de 1800 emplois en 1980 à 1500 en 1985.Les dépenses en matériel et en approvisionnement ont également baissé de 641 millions de dollars en 1980 à 249 millions en 1985. La fluctuation importante des prix s'explique en partie par l'extrême volatilité du prix international du sucre brut. La situation internationale a également beaucoup d'influence sur la valeur annuelle des expéditions de l'industrie du raffinage : de 1975 à 1985, les expéditions vont de 437 à 859 millions de dollars. En 1985, la valeur des expéditions s'élève à 454 millions de dollars.