Todd, Frederick Gage

Pendant près d'un demi-siècle, Frederick G. Todd planifie, conçoit et réalise des « travaux publics et privés d'embellissement et d'utilité avec la nature prise elle-même comme associée ».

Chemin de croix
À l'Oratoire Saint-Joseph, à Montréal, oeuvre de Frederick Gage Todd. La sculpture a été réalisée par Louis-Joseph Parent en 1959 (avec la permission de Peter Jacobs).
Todd, Frederick Gage
L'architecte paysagiste Frederick Gage Todd; photo datant de 1909 (avec la permission des Archives photographiques Notman du Musée McCord).

Todd, Frederick Gage

  Frederick Gage Todd, architecte paysagiste (Concord, N.H., 11 mars 1876 -- Montréal, 15 févr. 1948). Todd poursuit des études au Massachusetts à la Andover High School et à l'Agricultural College de Amherst. À partir de 1896, il commence un apprentissage de quatre ans chez Olmsted, Olmsted, and Eliot à Brookline, au Massachusetts, le cabinet d'ARCHITECTURE PAYSAGÈRE le plus connu de l'époque. Todd déménage à Montréal en 1900 et y épouse un an plus tard la montréalaise Beatrice Evelyn Pinkerton. La famille, qui a deux enfants, Evelyn M. Todd et Frederick G. Todd Jr., vit dans divers quartiers de la ville jusqu'à la mort de Todd en 1948.

Pendant près d'un demi-siècle, Frederick G. Todd planifie, conçoit et réalise des « travaux publics et privés d'embellissement et d'utilité avec la nature prise elle-même comme associée ». Il est le premier vrai architecte paysagiste au Canada et, pendant la plus grande partie de sa vie professionnelle, il est l'un des rares architectes paysagistes et urbanistes du pays qui se consacre à l'art et à la manière d'organiser l'urbanisation croissante de la première moitié du siècle. Ses créations sont partout : à Vancouver (Shaughnessy Heights, 1907), à St John's (Terre-Neuve; Bowring Park, 1913), ainsi que dans la touche finale d'un jardin ou dans une étude de la région urbaine de la capitale nationale (Ottawa Improvement Commission Report, 1903). Auteur à ses heures, Todd est l'avocat passionné d'une utilisation raisonnée des ressources naturelles. Il consacre beaucoup de temps et d'efforts à diverses institutions publiques et est Fellow de trois organismes professionnels : l'American Society of Landscape Architects, l'Association des architectes paysagistes du Canada et l'Institut d'urbanisme du Canada. Vers la fin de sa carrière il devient conseiller municipal à Montréal.

Il recrute ses clients autant dans le secteur privé que dans le secteur public. Parmi les grands industriels qui ont retenu ses services figurent R.B. ANGUS, directeur du CANADIEN PACIFIQUE; sir Frederic NICHOLLS, directeur général de la Canada Foundry Co.; James Ross, président de Dominion Coal; le sénateur Louis-Joseph FORGET et E.S. Clouston, directeur général de la BANQUE DE MONTRÉAL. Dans la liste de ses clients du secteur public figurent les villes de Vancouver, de Winnipeg, de Port Arthur, de Cambridge, de Galt, de Stratford, de Granby, de Valleyfield, de Sherbrooke, de Québec et de St. John's tout comme les provinces de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, de Terre-Neuve, du Québec, de l'Ontario et le gouvernement du Dominion du Canada de l'époque. Todd travaille de plus à titre de directeur de la Parks and Playgrounds Association et de la Community Garden League de Montréal avec divers groupes de citoyens, avec le clergé, des élus, des artistes, des scientifiques et des associations professionnelles. C'est néanmoins un homme modeste dont le travail et les idées sont peu connus au Canada, même si d'innombrables Canadiens ont vécu dans les villes qu'il a planifiées et conçues ou se sont promenés dans les parcs urbains qui lui doivent leur beauté et leur utilité.

 L'influence de Frederick Todd sur Montréal, sa ville d'adoption, est profonde. Ses réalisations comprennent la restauration de la montagne du Mont-Royal et du parc de l'île Sainte-Hélène, de nombreux parcs urbains plus petits, le cimetière Parc commémoratif de Montréal et le Jardin du chemin de la Croix (à l'Oratoire Saint-Joseph), plusieurs jardins privés répartis sur l'île, sans parler de sa collaboration au Jardin botanique de Montréal dirigé par le frère Marie-Victorin et de son rôle dans de nombreux comités comme la Ligue du progrès civique, créé pour améliorer la vie publique à Montréal. Beaucoup des réalisations de Todd pour des domaines privés à Montréal ont disparu, bien que le cimetière Parc commémoratif de Montréal et le Jardin du chemin de la Croix, adjacent à l'Oratoire Saint-Joseph, donnent encore une idée de ses talents d'architecte paysagiste.


Lecture supplémentaire

  • Frederick G. Todd, "Where Nature is Abetted" (1929) in Von Bayer and Crawford, Garden Voices: Two Centuries of Canadian Garden Writing (1996).