Tracadie-Sheila

Tracadie-Sheila, ville du N.-B.; pop. 4933 (recens. 2011), 4474 (recens. 2006); const. en 1992. Tracadie-Sheila est située en bordure du golfe du SAINT-LAURENT, à 83 km au sud-est de BATHURST.

Tracadie-Sheila, ville du N.-B.; pop. 4933 (recens. 2011), 4474 (recens. 2006); const. en 1992. Tracadie-Sheila est située en bordure du golfe du SAINT-LAURENT, à 83 km au sud-est de BATHURST. D'abord constituée en tant que ville en 1966 sous le nom de Tracadie, elle fusionne avec le village de Sheila en 1992. La région est d'abord connue des Micmacs qui la nomment Telakadik, ce qui signifie « terrain de camping ». Ils y établissent leurs campements temporaires pour pêcher dans la Petite rivière Tracadie et dans la Grande rivière Tracadie. Il existe des indices de la présence autochtone dans la région depuis environ 1000 ans.

Les premiers colons qui s'installent à Tracadie en 1784 sont des ACADIENS qui ont échappé à la déportation ou qui sont revenus d'exil. Peu de temps après, des colons de langue anglaise s'installent à leur tour. En 1849, le gouvernement provincial fonde à Tracadie un lazaret (un hôpital pour soigner les maladies contagieuses, la lèpre dans ce cas-ci), la première institution du genre au Canada. Aujourd'hui, le lazaret est un musée. Durant le XIXe siècle, l'activité économique de la région repose surtout sur l'industrie forestière. La Petite rivière Tracadie et la Grande rivière Tracadie servent au transport du bois vers les scieries de Tracadie ou les chantiers de construction navale de la Miramichi.

Aujourd'hui, l'économie est centrée principalement sur le tourisme, l'agriculture et la pêche. Tracadie-Sheila est aussi le centre commercial des nombreux villages environnants. Chaque année, en juin, la ville célèbre son Festival international de la francophonie. Le parc provincial de Val-Comeau, situé à 8 km au sud de Tracadie-Sheila, attire de nombreux observateurs d'oiseaux et des adeptes de la plage.