Wayne Adams

F. Wayne Adams, C.M., ONS, politicien, activiste, journaliste et entrepreneur (né en 1943 à Halifax, en Nouvelle-Écosse). Wayne Adams est entrepreneur, radiojournaliste, politicien municipal et provincial ainsi qu’activiste environnemental. Il devient le premier Canadien noir à être élu à l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse et à intégrer le cabinet. Il est nommé membre de l’Ordre du Canada et se voit décerner l’Ordre de la Nouvelle-Écosse.

F. Wayne Adams, C.M., ONS, politicien, activiste, journaliste et entrepreneur (né en 1943 à Halifax, en Nouvelle-Écosse). Wayne Adams est entrepreneur, radiojournaliste, politicien municipal et provincial ainsi qu’activiste environnemental. Il devient le premier Canadien noir à être élu à l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse et à intégrer le cabinet. Il est nommé membre de l’Ordre du Canada et se voit décerner l’Ordre de la Nouvelle-Écosse.


Jeunesse

Wayne Adams naît à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Son grand-père, Augustus Adams, a été gardien de but aux débuts de la Colored Hockey League of the Maritimes, tandis que son père, lui aussi joueur de hockey, meurt alors que Wayne n’a que 13 ans. À l’adolescence, Wayne Adams est entouré de modèles positifs, comme sa mère, son oncle et le révérend W. P. Oliver, un leader ecclésiastique et communautaire. Chacun d’entre eux inspire le jeune homme à être diligent et bienveillant ainsi qu’à travailler dur pour atteindre ses objectifs.   

Débuts professionnels

Wayne Adams décroche son premier emploi à temps plein chez un concessionnaire. En tant que gestionnaire de la vente de services, il devient le premier Canadien noir à vendre de nouvelles automobiles à Halifax. Plus tard, il obtient le poste de gestionnaire de la première station-service intérieure de la province. Il ouvre ensuite sa propre station Shell à Lower Sackville, devenant de ce fait le premier Canadien noir propriétaire-exploitant de station-service en Nouvelle-Écosse.

Ayant toujours eu un intérêt pour les nouvelles et l’actualité, Wayne Adams se tourne ensuite vers le radiojournalisme. En 1969, il présente un reportage sur les premiers Jeux d’été du Canada, organisés sur le campus de l’Université St. Mary. De 1972 à 1978, il produit et anime The Black Journal, une émission radio hebdomadaire qui présente l’actualité et des idées sous la perspective d’un Canadien noir. En 1973, il quitte la station-service et commence à travailler comme agent d’information pour le gouvernement provincial.

Politique municipale

Wayne Adams manifeste un intérêt pour la politique dès la 11e et la 12e année, alors qu’il est élu au conseil étudiant de l’école secondaire professionnelle d’Halifax. En 1979, ses préoccupations quant à l’environnement et à l’économie, ainsi qu’aux besoins des Canadiens noirs de sa ville, trop souvent ignorés, le mènent à se présenter aux élections municipales de la capitale néo-écossaise. Il comprend alors très bien les défis auxquels sont confrontés les Canadiens noirs impliqués dans la politique locale : la ville n’a élu son premier Néo-Écossais noir, Graham Downey, que cinq ans auparavant. Wayne Adams réussit finalement à obtenir un siège au conseil municipal de ce qui s’appelle alors le comté d’Halifax. Il est ensuite réélu à cinq reprises, ce qui le fait siéger pendant 15 ans. Il agit également à titre d’adjoint au maire d’Halifax de 1982 à 1983. 

Politique provinciale

De 1990 à 1993, Wayne Adams est le directeur administratif du Centre culturel noir de la Nouvelle-Écosse. Fin 1992, il annonce son intention de se présenter aux élections de l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse en tant que membre du Parti libéral. Malgré l’appui de nombreuses personnes, il est victime d’injures et d’incidents ouvertement racistes. Il affirme plus tard que « ce type de réaction négative m’a seulement encouragé à persévérer, à me présenter et à gagner. »

Le 25 mai 1993, Wayne Adams est élu pour représenter le comté de Preston, dont la population est principalement noire. Il devient ainsi le premier Canadien noir élu à l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. (Voir aussi Députés des législatures provinciales et territoriales.) Il reçoit des lettres de félicitations de partout au Canada. Le premier ministre John Savage, qui comprend bien l’importance de son élection, dit à la rigolade que bien que Wayne Adams n’habite qu’à 10 minutes à pied du parlement, il lui a fallu 300 ans pour s’y rendre.

Wayne Adams, premier Canadien noir à intégrer le cabinet de la Nouvelle-Écosse, est nommé ministre responsable de la Communications and Information Act ainsi que de l’Approvisionnement et des Services (1993 à 1995). Il devient par la suite ministre chargé de l’Emergency Measures Act et de l’Environnement (1995 à 1998), puis ministre responsable de la Nova Scotia Boxing Authority (1997 à 1998). 

Parmi ses réalisations, citons la mise en place de la première stratégie de gestion des déchets solides au Canada. (Voir Élimination des déchets.) Adoptée en 1995, elle permet de rediriger 50 % des déchets destinés aux sites d’enfouissement. La stratégie mène également à la création du Resource Recovery Fund Board, de régions de gestion des déchets, d’enviro-dépôts et d’un système de compostage centralisé. Des lois connexes réussissent par la suite à réduire le nombre de sites d’enfouissement de 75 % et définissent des règles plus strictes pour ceux qui demeurent actifs. La pollution des rivières et des cours d’eau à proximité s’en voit grandement réduite.

Pendant ses mandats, Wayne Adams propose également des modifications législatives importantes qui placent sous la responsabilité du secteur public près de 32 km2 (8 000 acres) de terres pour les protéger au plan écologique. Il relance également d’anciens accords commerciaux entre la Nouvelle-Écosse et certaines nations des Caraïbes, ce qui débouche sur l’envoi de délégations canadiennes de l’industrie de l’environnement pour conclure des ententes à Trinité-et-Tobago et à la Barbade. Toutefois, malgré les grands accomplissements de son chef, le gouvernement de Wayne Adams devient de moins en moins populaire. Ainsi, bon nombre de députés libéraux perdent leur siège aux élections provinciales de 1998, y compris Wayne Adams lui-même.

Après la politique

Après sa défaite, Wayne Adams demeure actif et maintient son influence dans des organisations commerciales, culturelles et religieuses comme le Halifax Board of Trade, le Lions Club, l’Atlantic Baptist Convention et l’African Baptist Association de la Nouvelle-Écosse. Il dirige également bon nombre de groupes, comme la Halifax Foundation, la Nova Scotia Gaming Corporation, la Citadel Theatre Society et le Citadel Amateur Boxing Club d’Halifax. Wayne Adams est également président de la Nova Scotia Home for Coloured Children. En 2011, il est invité à la première Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine des Nations unies.

Wayne Adams est le président fondateur de Chebucto Windfields, une entreprise axée sur la production d’électricité éolienne. Il devient également le président de la Nova Scotia Environmental Industries Association, un organisme sans but lucratif qui fait la promotion de services et de produits écologiques et met en contact les gouvernements (fédéral et provinciaux), les universités et les entreprises. (Voir aussi Conservation et aménagement de la faune.)

En 2003, Wayne Adams fonde et dirige l’Adams Consulting and Management Group. L’organisation, qui propose des initiatives pour le développement économique des communautés, les systèmes d’énergie renouvelable et le développement de produits, fait également la promotion d’occasions d’affaires pour les entrepreneurs du Canada atlantique. Finalement, Wayne Adams est aussi coordonnateur des projets spéciaux de Perennia Food and Agriculture Inc., qui appuie les causes environnementales et les entrepreneurs noirs.

Voir aussi Centre culturel noir de la Nouvelle-Écosse; Africville; Droit de vote des Noirs au Canada; Ordre de la Nouvelle-Écosse.

Distinctions

  • Prix Jeune canadien remarquable (1976)
  • Personnalité de l’année, chambre de commerce d’Halifax (2004)
  • Nomination comme membre de l’Ordre du Canada (2004)
  • Doctorat honorifique en droit civil, Université St. Mary (2004)
  • Ordre de la Nouvelle-Écosse (2011)
  • Membre honorable, conseil exécutif de la Nouvelle-Écosse (2012)
  • Médaille du Jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II (2012)