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Article

Esclavage des Autochtones au Canada

L’esclavage des Autochtones incarne, dans une très large mesure, ce qu’a été l’esclavage au Canada. Au moins les deux tiers des esclaves de Nouvelle-France sont des Autochtones. Le nombre d’esclaves autochtones introduits au Canada français diminue après 1750. Lors de l’abolition de l’esclavage dans les colonies britanniques en 1834, le nombre des esclaves noirs dépasse de loin celui des esclaves autochtones. L’esclavage des peuples autochtones fait partie d’un sombre héritage de la colonisation qui a eu des répercussions sur des générations d’Autochtones au Canada et dans toute l’Amérique du Nord.

Éditorial

Vancouver en vedette : La nouvelle ville part en fumée

C’est une journée d’été, sous la canicule, mais une forte brise souffle de l’inlet Burrard. Des ouvriers font brûler du bois qu’ils ont déblayé de terres appartenant au Chemin de fer Canadien Pacifique. Une bourrasque se lève et soudain, les baraquements en bois de la petite ville de Vancouver s’embrasent. Vingt-cinq minutes plus tard, il ne reste plus grand-chose de la ville qui a tout juste deux mois.

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Traité nº 9

Le Traité nº 9 (également désigné sous le nom de Traité de la baie James) est l’un des 11 traités numérotés postérieurs à la Confédération négociés avec les peuples autochtones au Canada entre 1871 et 1921. (Voir Traités autochtones au Canada.) Signé en 1905-1906, le Traité nº 9 couvre la plus grande partie de l’Ontario actuel, au nord de la ligne de partage des eaux séparant le bassin hydrographique des Grands Lacs des bassins versants de la baie d’Hudson et de la baie James. Le Traité nº 9 a pour objet d’acheter les intérêts des Cris et des Ojibwés qui résident sur les terres et utilisent les ressources en vue de faire place à la colonisation blanche et au développement des ressources. Le Traité nº 9, à l’instar d’autres traités numérotés, contient certaines dispositions prévoyant des paiements en argent, la création de réserves, la mise en place d’un système d’éducation et la création de droits de chasse, de pêche et de piégeage.

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Alias Grace (Captive)

Neuvième roman de Margaret Atwood, Alias Grace (1996; trad. Captive, 1998), est une fiction historique centrée sur le mystérieux personnage de Grace Marks. Celle-ci a été condamnée en 1843 à l’âge de 16 ans pour le meurtre de son employeur, Thomas Kinnear, riche Canadien écossais, assassiné en même temps que sa gouvernante et maîtresse Nancy Montgomery. Alias Grace a remporté le prix Giller pour fiction en 1996. Il a aussi été nominé pour un Prix littéraire du Gouverneur général et un prix England’s Booker. En 2017, Sarah Polley a adapté le roman de Margaret Atwood dans une minisérie de CBC/Netflix en six épisodes, avec Sarah Gadon dans le rôle de Grace Marks.

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Canada-Est

En 1841, la Grande-Bretagne a uni les colonies du Haut et du Bas-Canada en une seule province, la Province du Canada, en réponse aux rébellions violentes de 1837-1838. C’est le rapport Durham (1839) qui a énoncé les lignes directrices pour la création de la nouvelle colonie avec l’Acte d’Union en 1840. La Province du Canada était composée du Canada-Ouest (anciennement le Haut-Canada) et du Canada-Est (anciennement le Bas-Canada). Les deux régions ont été gouvernées conjointement jusqu’à la Confédération en 1867. Le Canada-Ouest est alors devenu l’Ontario et le Canada-Est, le Québec.

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Province du Canada, 1841-67

En 1841, la Grande-Bretagne a uni les colonies du Haut et du Bas-Canada en une seule province, la province du Canada. Cette union est faite en réponse aux rébellions violentes de 1837-1838. Le rapport Durham (1839) recommande les lignes directrices pour la création de la nouvelle colonie avec l’Acte d’Union. La province du Canada est composée du Canada-Ouest (anciennement le Haut-Canada) et du Canada-Est (anciennement le Bas-Canada). Les deux régions sont gouvernées conjointement jusqu’à ce que la province soit dissoute pour faire place à la Confédération en 1867. Le Canada-Ouest devient alors l’Ontario et le Canada-Est devient le Québec.

La Province du Canada a été une expérience de 26 ans de coopération politique entre anglophones et francophones. Pendant cette période, ungouvernement responsableest né enAmérique du Nord britannique. En outre, l’expansion de l’échange et du commerce ont fourni de la richesse à la région, ce qui a permis la montée de chefs politiques tels que sir John A. Macdonald, sir George-Étienne Cartier et George Brown d’émerger et la mise sur pied de la Confédération.

(Ce texte est l’article complet sur la Province du Canada. Si vous souhaitez en lire unrésumé en termes simples, veuillez consulter : Province du Canada (résumé en termes simples).)

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Identité canadienne

Ce qu’être Canadien signifie a toujours été une question controversée. Certains placent cette interrogation au cœur même de l’identité canadienne. Les Canadiens, il en retourne, n’ont jamais atteint même l’ombre d’un consensus sur une conception unifiée et unique de leur pays. La plupart des notions d’identité canadienne ont évolué entre les idées d’unité et de pluralité. Elles ont mis l’accent soit sur la vision d’un « seul » Canada, soit sur celle d’une nation composée de « nombreux » Canadas. Une vision plus récente de l’identité canadienne la considère comme marquée par une combinaison d’unité et de pluralité. L’approche pluraliste considère le compromis comme la meilleure réponse aux tensions nationales, régionales, ethniques, religieuses et politiques qui composent le Canada.

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Grande Coalition de 1864

Au début des années 1860, l’instabilité et l’impasse politiques prévalent sur la scène politique de la Province du Canada. La Grande Coalition de 1864 s’avère un tournant dans l’histoire canadienne. Elle réussit à dissoudre les entraves dans la politique du Canada central et contribue à la création d’un nouveau pays. Elle unit les partis réformiste et conservateur pour la cause d’une réforme constitutionnelle et ouvre la voie à la Conférence de Charlottetown et à la Confédération.

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Histoire de l'Acadie

L’histoire de l’Acadie en tant que colonie francophone remonte au début du 17e siècle. Les colons français qui ont colonisé la terre et coexisté aux côtés des peuples autochtones sont devenus connus sous le nom d’Acadiens. L’Acadie a également été la cible de nombreuses guerres entre les Français et les Anglais. La colonie est finalement tombée sous la gouverne britannique. De nombreux Acadiens ont par la suite été expulsés de l’Acadie. Au fil du temps, que ce soit en tant que colonie britannique et ensuite en tant que partie du Canada, les Acadiens sont de plus en plus devenus une minorité linguistique. Néanmoins, ils se sont efforcés de protéger leur langue et leur identité à travers le temps. 

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Bas-Canada

Le Bas-Canada a été une colonie britannique de 1791 à 1840, formée de la partie méridionale de l’actuelle province de Québec. En 1791, la Grande-Bretagne divise la Province de Québec en deux parties : le Haut-Canada et le Bas-Canada (voir Acte constitutionnel de 1791). L’Angleterre a adopté cette même politique de division territoriale deux fois auparavant, lors de la séparation de l’Île-du-Prince-Édouard de la Nouvelle-Écosse en 1769 ; et en 1784, après une vague d’immigration loyaliste (ayant aussi touché le Québec), lors de la création des provinces du Cap-Breton et du Nouveau-Brunswick. Le Haut-Canada et le Bas-Canada sont renommés Canada-Ouest et Canada-Est respectivement, avant d’être réunis en 1841 en une seule colonie, la Province du Canada.

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Gouvernement responsable

Par gouvernement responsable, on entend un gouvernement qui doit rendre compte de ses actions au peuple. Au Canada, le gouvernement responsable renvoie au pouvoir exécutif ou au Cabinet qui dépend du soutien d’une assemblée élue, plutôt que de celui d’un monarque ou de ses représentants. Le gouvernement responsable a vu le jour au Canada dans les années 1830 et est devenu un élément important de la Confédération. Il est aussi le moyen par lequel le Canada a obtenu son indépendance de l’Angleterre sans révolution.

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Internement des Ukrainiens au Canada

Les premières opérations nationales d’internement des Ukrainiens au Canada se sont déroulées pendant la Première Guerre mondiale, entre 1914 et 1920. Plus de 8 500 hommes, ainsi que des femmes et des enfants, ont été internés par le gouvernement du Canada en vertu de la Loi sur les mesures de guerre. La plupart des internés étaient des immigrants récents en provenance des empires austro-hongrois, allemand et ottoman, et principalement des régions de la Galicie et de la Bucovine, dans l’ouest de l’Ukraine. Certains étaient nés au Canada ou naturalisés sujets britanniques. Les internés ont été détenus dans 24 stations de réception et camps d’internement à travers le pays, de Nanaimo, en Colombie-Britannique, à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Beaucoup ont été employés comme travailleurs dans les régions sauvages éloignées du pays. Leurs propriétés et leurs fortunes personnelles ont été confisquées, et une grande partie de celles-ci n’a jamais été restituée.

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​La Nouvelle-Écosse et la Confédération

La Nouvelle-Écosse est l’une des quatre provinces fondatrices du Canada. Elle a rejoint le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et le Québec dans la Confédération le 1er juillet 1867. Toutefois, cette union est principalement due au fait que la Confédération a livré le chemin de fer Intercolonial aux Maritimes, et grâce aux efforts de sir Charles Tupper. Son gouvernement a en effet approuvé la Confédération au sein de la législature coloniale malgré l’opposition populaire. (Voir Les adversaires de la Confédération.) La Confédération a suscité des protestations de masse dans la colonie. Joseph Howe dirige notamment un effort de deux ans pour abroger l’union. (Voir Mouvement sécessionniste.) Ce dernier a toutefois décidé qu’il aiderait mieux sa province en travaillant au sein du gouvernement fédéral, dont il rejoint le cabinet en 1869.

Éditorial

Vancouver en vedette : Des Canadiens d’origine japonaise retenus dans le parc Hastings

Pendant un siècle, la Pacific National Exhibition (PNE) offre chaque été des divertissements aux familles avec ses redoutables manèges, ses podiums de musique et ses expositions agricoles. Mais en 1942, l’enceinte de la PNE est plutôt utilisée comme camp de prisonniers pour des milliers de Canadiens d’origine japonaise qui ont été déportés.

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Voyageur

Les voyageurs étaient des entrepreneurs indépendants, des employés ou des associés secondaires de compagnies qui faisaient la traite des fourrures. Ils étaient munis d’un permis les autorisant à transporter des marchandises aux postes de traite et n’avaient généralement pas le droit de s’adonner eux-mêmes à la traite. Cette activité commerciale a évolué au cours des années, comme les groupes d’hommes qui l’ont pratiquée. Au 17e siècle, les voyageurs étaient souvent des coureurs des bois ‒ des commerçants sans permis chargés de livrer aux peuples autochtones les articles de troc de leurs fournisseurs. La mise en place du régime des permis de traite en 1681 a créé une distinction entre les voyageurs et les coureurs des bois, désormais considérés en quelque sorte comme des hors-la-loi. Aujourd’hui, les deux appellations évoquent l’image romantique d’hommes voyageant en canot à travers le continent pour trouver des fourrures. Leur vie était faite d’aventure périlleuse, de travail éreintant et de joyeuse camaraderie.

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Fatty Legs

Fatty Legs (2010; trad. Les bas du pensionnat, 2011) raconte le séjour de deux ans d’une jeune Inuvialuite dans un pensionnat indien tenu par des religieuses, d’après l’expérience vécue par Margaret Pokiak-Fenton, coauteure avec sa bru Christy Jordan-Fenton. Publié chez Annick Press, le livre est illustré par Liz Amini-Holmes et montre des photographies d’archives tirées de la collection personnelle de Margaret Pokiak-Fenton. Fatty Legs a été finaliste au Prix de littérature pour enfants Sheila A. Egoff. Il a été sélectionné pour de nombreux autres prix et a figuré sur la liste des 10 meilleurs livres pour enfants établie chaque année par le Globe and Mail.

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Canada-Ouest

En1841, la Grande‑Bretagne réunit les colonies du Haut‑Canada et du Bas‑Canada pour former la Province du Canada. Cette décision est prise en réponse aux violentes rébellions de1837‑1838. Le rapport Durham de1839 formule un certain nombre de recommandations en vue de créer une nouvelle colonie qui sera effectivement mise en place, en1840, dans le cadre de l’Acte d’Union. La Province du Canada est composée du Canada‑Ouest (anciennement le Haut‑Canada) et du Canada‑Est (anciennement le Bas‑Canada). Jusqu’en1867, date de naissance de la Confédération qui verra le Canada‑Ouest devenir l’Ontario et le Canada‑Est le Québec, les deux régions sont gouvernées conjointement.

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Sacs de médecine

Les sacs de médecine (aussi appelés « bourses sacrées ») contiennent des collections d’objets spirituellement significatifs qui se trouvent au cœur des rituels spirituels de la plupart des Autochtones des Plaines (voir Peuples autochtones des Plaines au Canada). Il peut s'agir de quelques plumes enveloppées dans une peau ou d'une bourse en cuir brut contenant des amulettes de toutes sortes : peaux de bêtes, racines, pipes en pierre.

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Loi sur les Indiens (résumé en langage simple)

La Loi sur les Indiens a été créée en 1876. L’objectif principal de cette loi était de forcer les peuples des Premières Nations à abandonner leur culture et à adopter un style de vie euro-canadien. La Loi sur les Indiens a été modifiée de nombreuses fois. Elle n’affecte ni les Métis ni les Inuits.

(Cet article est un résumé en langage simple sur la Loi sur les Indiens. Si vous souhaitez approfondir le sujet, veuillez consulter notre article intégral, intitulé Loi sur les Indiens.)

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Rébellion du Haut-Canada

La rébellion du Haut-Canada en 1837 a moins d’ampleur et est moins violente que celle du Bas-Canada qui se déroule la même année. Néanmoins, les demandes des chefs du soulèvement, dont William Lyon Mackenzie, sont tout aussi sérieuses. Ils réclament en effet une réforme démocratique et la fin de l’oligarchie coloniale. La rébellion échoue, mais cette défaite trace la voie d’un changement politique modéré et prudent en Amérique du Nord britannique, notamment l’union du Haut-Canada et du Bas-Canada sous la bannière de la Province du Canada et l’adoption d’un gouvernement responsable.