Recherche pour "Musée des beaux-arts du Canada"

Afficher 1-20 de 78 résultats
Article

Commission Massey

La Commission Massey, de son nom officiel la Commission royale d’enquête sur l’avancement des arts, des lettres et des sciences, est établie par le premier ministre Louis St-Laurent le 8 avril 1949. Sous la présidence de Vincent Massey, la commission avait pour but d’enquêter sur l’état des arts et de la culture au Canada. Il a présenté son rapport, le rapport Massey, le 1er juin 1951. Le rapport prône le financement, par le gouvernement fédéral, d’un large éventail d’activités culturelles. Il fait aussi une série de recommandations qui contribue à la création de la Bibliothèque nationale du Canada (aujourd’hui Bibliothèque et Archives Canada) et du Conseil des arts du Canada, ainsi qu’à de l’aide de l’État aux universités et à des projets de conservation de lieux historiques, entre autres. Les recommandations du rapport Massey, adoptées par le gouvernement fédéral, sont perçues en général comme le premier grand pas fait pour soutenir, préserver et promouvoir la culture canadienne.

Article

Filles du roi

Femmes célibataires dont le roi favorise la migration en Nouvelle-France entre 1663 et 1673. Comme les intérêts privés favorisent la migration d'engagés mâles, le gouvernement français et les communautés religieuses tentent de corriger la disproportion entre les sexes dans les colonies.

Article

Klee Wyck

Klee Wyck (1941) est un recueil d’esquisses littéraires d’Emily Carr. C’est une œuvre évocatrice où Emily Carr décrit, de manière détaillée et vivante, l’influence que les peuples autochtones et la culture de la côte nord-ouest ont exercée sur elle. Klee Wyck (« Celle qui rit ») est le nom que les gens de la nation Nuu-chah-nulth (Nootka) lui ont donné. Le livre a remporté un Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie essai en 1941 et a été traduit en français.

Article

Traite des fourrures au Canada

La traite des fourrures est une vaste entreprise commerciale dans l’étendue sauvage et boisée de ce que l’on connaît maintenant comme le Canada. Elle est à son apogée pendant près de 250 ans, des tout premiers débuts du 17siècle jusqu’au milieu du 19siècle. Soutenu principalement par le piégeage de castors pour subvenir à la demande européenne de chapeaux de feutre, ce commerce à forte concurrence ouvre les portes de l’exploration et de l’établissement sur le continent, appuie les œuvres missionnaires, établit des liens sociaux, économiques et coloniaux entre les Européens et les Autochtones et joue un rôle déterminant dans la création et le développement du Canada.

(Ce texte est l’article complet sur la traite des fourrures. Si vous souhaitez en lire un résumé en termes simples, veuillez consulter : Traite des fourrures au Canada (résumé en termes simples).)

Article

Crise d'octobre

La crise d'octobre est provoquée par l'enlèvement, le 5 octobre 1970, de James Cross, délégué commercial britannique à Montréal, par des membres du Front de Libération du Québec.

Article

Groupe des Sept

Le Groupe des Sept, aussi connu sous le nom d’École algonquine, était une école de peintres paysagistes fondée en 1920, en tant qu’organisation d’artistes s’autoproclamant modernes, et dissoute en 1933. Ses membres présentaient la forêt boréale dense et nordique du Bouclier canadien comme une force transcendante et spirituelle. Leurs panoramas de forêts canadiennes sauvages et balayées par le vent sont devenus emblématiques d’une vision romantique de la force et de l’indépendance du Canada. Leur travail est reconnu pour ses couleurs vives, son traitement tactile de la peinture et ses compositions simplifiées mais dynamiques. Avec Tom Thomson, David Milne et Emily Carr (qui a été influencée par le Groupe mais n’en a jamais fait partie), les membres du Groupe des Sept ont été les artistes canadiens les plus marquants du début du 20e siècle. Leur influence est palpable chez des artistes aussi différents que le peintre abstrait Jack Bush, le Groupe des Onze et le peintre écossais Peter Doig.

Article

Corridart (1976)

Corridart dans la rue Sherbrooke était une suite d’installations artistiques exposées, sur plusieurs kilomètres, le long de la rue Sherbrooke. Organisée par Melvin Charney, elle avait été commandée à l’occasion des Jeux olympiques d’été de 1976 à Montréal. Elle comprenait 16 installations majeures, environ 80 installations mineures, ainsi que plusieurs petits lieux consacrés à des spectacles et à des projets connexes. Financée par le ministère de la Culture du Québec, elle se voulait une vitrine internationale pour les artistes québécois. Toutefois, environ une semaine après son dévoilement, le maire de Montréal Jean Drapeau a ordonné sa destruction, au motif qu’elle était indécente. À la suite de cette décision, la plupart des artistes n’ont pu récupérer leurs œuvres. Le maire ne s’est jamais excusé et les actions en justice qui ont suivi se sont poursuivies sur plus d’une décennie. Compte tenu de la taille, de la portée et du budget de l’exposition, le démantèlement de Corridart pourrait constituer le cas de censure artistique le plus important de toute l’histoire du Canada.

Article

Programmes canadiens d’art militaire

Depuis la Première Guerre mondiale, quatre initiatives ont été déployées pour permettre aux artistes canadiens d’illustrer les forces armées en temps de guerre. Le premier programme officiel d’art militaire, le Fonds des souvenirs de guerre canadiens (1916-1919) est l’un des premiers programmes commandités par un gouvernement. Vient ensuite le Programme canadien d’art militaire (1943-1946), qui est mis sur pied pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le Programme d’aide des Forces canadiennes aux artistes civils (1968-1995) et le Programme d’arts des Forces canadiennes (depuis 2001) sont quant à eux créés dans le but d’envoyer des artistes civils dans les zones de combat et de maintien de la paix. Parmi les artistes de guerre canadiens notoires, on retrouve A.Y. Jackson, F.H. Varley, Lawren Harris, Alex Colville et Molly Lamb Bobak.

Article

Les adversaires de la Confédération

L’opposition à la Confédération existe depuis qu’une union des colonies d’Amérique du Nord britannique a été proposée pour la première fois à la fin des années 1840. Dans les parties de l’est du pays, les opposants craignaient généralement que la Confédération ne retire le pouvoir aux provinces et le remette au gouvernement fédéral, ou que l’union mène à des impôts plus élevés et à une conscription militaire. Plusieurs de ces opposants ont finalement abandonné et ont même travaillé pour le gouvernement canadien. Dans l’ouest, on n’a jamais demandé aux peuples autochtones de la colonie de la rivière Rouge s’ils voulaient se joindre à la Confédération. Craignant pour leur culture et leurs droits fonciers sous le contrôle canadien, ils ont organisé une insurrection de cinq mois contre le gouvernement. Plusieurs nationalistes québécois ont longtemps cherché à se séparer de la Confédération, soit avec les mesures extrêmes du Front de libération du Québec (FLQ), ou soit avec les référendums de 1980 et 1995.

Article

Vancouver en vedette: Gassy Jack débarque sur les rives de la baie Burrard

Lorsque le capitaine Jack Deighton et sa famille tirent leur canot sur le rivage sud de la baie Burrard en 1867, le capitaine est à nouveau en quête de richesse. Il a été marin à bord de plusieurs navires britanniques et américains, s’est joint à la ruée vers l’or de la Californie et de la région de Cariboo, a piloté des navires sur le fleuve Fraser et a tenu une taverne à New Westminster. Quand il arrive, il est de nouveau sans le sou, mais il ne tarde pas à se relancer en affaires et à construire le village appelé à devenir Vancouver.

Article

Traités Robinson de 1850

En septembre 1850, les Anishinaabeg (Ojibwés) des hauts Grands Lacs ont signé deux traités distincts mais interreliés: le traité Robinson-Supérieur et le traité Robinson-Huron, qui accordaient à la province du Canada (Canada‑Est et Canada-Ouest, les futurs Québec et Ontario) l’accès aux rives nord des lacs Huron et Supérieur aux fins de la colonisation et de l’extraction minière. En échange, les peuples autochtones obtenaient la reconnaissance de leurs droits de chasse et de pêche, une annuité (paiement annuel) et des terres de réserve pour chaque groupe signataire dans les territoires cédés. Par leur interprétation, les traités Robinson ont eu des répercussions juridiques et socioéconomiques sur les communautés autochtones et les établissements de colons, et ils ont servi de précédents aux ententes à venir, celles des traités numérotés.

Article

L'Acte constitutionnel de 1791

L’Acte constitutionnel de 1791 est une loi adoptée par le Parlement britannique qui a divisé la province du Québec en deux : le Haut-Canada et le Bas-Canada. Aussi appelé Acte du Canada, il est le premier pas dans le long processus vers la Confédération, mais ses structures coloniales rigides ont aussi préparé le terrain pour la rébellion dans les deux Canada. (Voir Rébellions de 1837-1838.) L’Acte est aussi connu pour avoir donné le droit de vote aux femmes propriétaires du Bas-Canada, une inclusion jamais vue selon les normes de l’époque.

Article

Histoire de la colonisation des prairies canadiennes

Les Prairies canadiennes se peuplent au cours de six grandes vagues migratoires s’étalant de la préhistoire à aujourd’hui. La migration depuis l’Asie, il y a environ 13 300 ans, engendre une population autochtone qui se compte entre 20 000 et 50 000 individus en 1640. De 1640 à 1840, plusieurs milliers de commerçants de fourrure européens et canadiens, suivis de centaines d’immigrants britanniques, arrivent sur le territoire, créant des douzaines d’avant-postes ainsi que la colonie de la rivière Rouge, où les Métis deviennent la plus importante portion de la population. La troisième vague, qui s’étend des années 1840 aux années 1890, consiste principalement, mais pas uniquement, de Canadiens d’ascendance britannique. La quatrième, et de loin la plus importante, est constituée de plusieurs nations, surtout européennes, et a lieu de 1897 à 1929, avec une interruption pendant et après la Première Guerre mondiale (1914-1922). La cinquième vague, composée de Canadiens d’autres provinces, d’Européens et d’immigrants d’autres pays, commence à la fin des années 1940 et se poursuit durant les années 1960. La sixième vague, qui commence au début des années 1970, est principalement composée de gens de l’hémisphère sud. Elle se poursuit, avec fluctuations, jusqu’à aujourd’hui. Tout au long du dernier siècle, la région connaît un exode continu de sa population qui migre dans d’autres régions du Canada, aux États-Unis et ailleurs.

Éditorial

Vancouver en vedette : La première station-service du Canada ouvre ses pompes

Les premières voitures à essence arrivent à Vancouver en 1904, mais leur nombre n’a pas beaucoup augmenté en 1907. Cette année-là, quelqu’un au bureau local d’Imperial Oil estime que faire le plein d’une voiture avec un seau et un entonnoir est un peu dangereux. C’est ainsi que naît la première station-service canadienne, équipée d’un réservoir d’eau chaude et d’un tuyau d’arrosage recyclés, sur l’aire d’entreposage de la société, au coin des rues Cambie et Smithe.

Article

Charrette de la rivière Rouge

La charrette de la rivière Rouge était un moyen de transport utilisé par les Métis des Prairies pendant la colonisation de l’Ouest, du milieu à la fin du 19e siècle, pour transporter des charges sur de longues distances. Le nom de la charrette vient de la rivière Rouge, aux abords de laquelle la colonie de la rivière Rouge (1812-1870), habitée principalement par des Métis, a été établie. Les Métis avaient leurs propres mots en mitchif pour désigner la charrette, notamment aen wagon et aen charet.

Article

Traités Williams

Les traités Williams sont signés en octobre et novembre 1923 par les gouvernements du Canada et de l’Ontario ainsi que par sept Premières nations faisant partie des Chippaouais du lac Simcoe et des Mississaugas de la rive nord du lac Ontario. En vertu de ces accords, qui constituent les derniers traités historiques de cession de terres au Canada, plus de 20 000 km2 de terres situées dans le centre-sud de l’Ontario sont transférés à la Couronne; en échange, les signataires autochtones reçoivent des paiements uniques en espèces. Alors que les Chippaouais et les Mississaugas soutiennent que les traités Williams leur garantissent également le droit de chasser et de pêcher sur le territoire, les gouvernements fédéral et provincial en ont une interprétation différente, ce qui entraîne des différends juridiques et mène à des négociations qui sont toujours en cours entre les trois parties.

Article

Un plat à une cuillère

L’expression « un plat à une cuillère » désigne un concept propre aux peuples autochtones de la région des Grands Lacs et du nord-est de l’Amérique du Nord. Il servait à expliquer comment la terre pouvait être partagée pour le bénéfice mutuel de tous ceux qui l’habitaient. Selon les Haudenosaunee (Iroquois), le concept existe depuis des siècles et a beaucoup contribué à la création de la « Grande Ligue de paix », c’est-à-dire la Confédération des Cinq-Nations iroquoises, composée des Sénécas, des Cayugas, des Oneidas, des Onondagas et des Mohawks. Les Anishinaabes (soit les Ojibwes, les Odawas, les Potawatomis, les Mississaugas, les Saulteaux et les Algonquins) désignent « un plat à une cuillère », ou «notre plat» par l’expression « Gdoo – naaganinaa ».