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Décret C.P. 1911‑1324, la proposition d’interdiction de l’immigration noire au Canada

Le décret du Conseil C.P. 1324 a été adopté le 12 août 1911 par le Cabinet du premier ministre sir Wilfrid Laurier. Il visait à interdire à toute personne noire d’entrer au Canada pour une période d’un an parce que « la race noire [...] est considérée comme inadaptée au climat et aux exigences du Canada ».

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Les Sino-Canadiens de la Force 136

La Force 136 est une division du service britannique Special Operations Executive (SOE; Direction des opérations spéciales) pendant la Deuxième Guerre mondiale. Ses missions secrètes, basées dans l’Asie du Sud-Est occupée par les Japonais, visent à soutenir et à entraîner les mouvements de résistance locaux pour saboter les voies de ravitaillement et l’équipement des Japonais. Bien que la Force 136 recrute principalement des Asiatiques du Sud-Est, elle mobilise également environ 150 Sino-Canadiens, desquels on s’attend à ce qu’ils se fondent dans la population locale et parlent la langue commune. Plus tôt au cours de la guerre, plusieurs de ces hommes avaient offert leurs services au Canada, mais avaient été refusés dans l’armée ou encore enrôlés, puis mis de côté. La Force 136 devient ainsi une occasion pour les Sino-Canadiens de prouver leur courage, leurs habiletés et, surtout, leur loyauté envers le Canada.

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Descentes de police dans des saunas de Toronto (1981)

Le 5 février 1981, les clients de quatre saunas du centre-ville de Toronto (The Barracks, The Club, Richmond Street Health Emporium et Roman II Health and Recreation Spa) sont surpris par 200 policiers lors d’une série de raids coordonnés regroupés sous le nom d’« Operation Soap » (Opération savon). Les officiers déclarent que les descentes sont le résultat de six mois de travail d’infiltration dans chaque établissement, qu’ils prétendent liés à la prostitution et à d’autres « actes indécents ». Les clients des saunas sont alors sujets à des comportements abusifs de la part des policiers, qui se moquent entre autres de leur sexualité. À la fin de la soirée, 286 hommes sont accusés d’avoir fréquenté une maison de débauche (un bordel), et 20 autres d’avoir géré un tel établissement. Cette descente représente à l’époque la plus grande arrestation de l’histoire de Toronto. La majorité des personnes arrêtées sont déclarées innocentes. Les raids deviennent un moment décisif pour la communauté gaie de Toronto : les manifestations qui s’ensuivent annoncent qu’elle ne tolèrera plus d’être traitée différemment par la police, les médias et le public.

Entrevue

​Le 2e Bataillon de construction et la lutte pour le combat

Le 2e Bataillon de construction du Corps expéditionnaire canadien (CEC), appelé également le Bataillon noir, est une unité de travail non combattante distincte entièrement composée de Noirs, constituée pendant la Première Guerre mondiale. Dans l’histoire militaire canadienne, il s’agit du premier bataillon composé uniquement de Noirs. Voici leur histoire.

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La musique à Expo 67

Expo 67 a été le plus grand événement parmi les célébrations qui marquaient le centenaire du Canada. Il s’est déroulé du 28 avril au 27 octobre 1967, sous le thème Terre des hommes.

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Acadie contemporaine

On connaît surtout l'Acadie contemporaine par la voix et les images de ses artistes et de ses festivals, bien qu’une population francophone considérable habitant la région du Canada atlantique s'identifie à cette « communauté » historique et culturelle et s'efforce de le transformer en société moderne (voirCulture acadienne).

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Affaire Sylliboy

Le grand chef mi’kmaq Gabriel Sylliboy est considéré comme le premier à avoir eu recours au Traité de paix et d’amitié de 1752 pour que le Canada reconnaisse les droits garantis par les traités. Dans l’affaire judiciaire R. v. Sylliboy (1928), il fait valoir que le traité de 1752 protège ses droits de chasse et de pêche, mais il perd son procès et est condamné. En 1985, lorsque la Cour suprême du Canada statue sur l’affaire R. v. Simon – une autre affaire concernant les droits de chasse des Mi’kmaq – elle décide que le traité de 1752 donne bel et bien le droit au peuple mi’kmaq de chasser sur ses terres ancestrales. Le tribunal tranche en faveur à la fois de Gabriel Sylliboy et de James Simon dans l’affaire de 1985. En 2017, presque 90 ans après sa condamnation, Gabriel Sylliboy obtient un pardon posthume et les excuses du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

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Nouvel An chinois au Canada

Le Nouvel An chinois, aussi nommé le Festival du printemps ou la Nouvelle Année lunaire, est célébré au Canada et dans plusieurs autres pays. Cette fête des plus animées pour la population chinoise du Canada (qui regroupe plus de 1,3 million de personnes établies principalement à Toronto, Vancouver et Montréal) est aussi célébrée par les Canadiens originaires du Viêt Nam, de la Corée et de l’Asie du Sud-Est. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un jour férié au Canada, plusieurs lieux d’affaires chinois ferment leurs portes ou réduisent leurs heures de travail pour l’occasion. Depuis le 1er juin 2016, cette célébration est reconnue comme fête officielle du Canada.

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Canadiens anglais (Canadiens d'origine anglaise ou britannique)

Les Anglais sont parmi les premiers Européens à atteindre les côtes du Canada. Avec les Français, ils sont l’un des deux peuples fondateurs de la Confédération canadienne. L’expression « Canadiens anglais » renvoi à la fois aux immigrants en provenance d’Angleterre et aux loyalistes qui se sont exilés après la Révolution américaine ainsi que leurs descendants. Selon le recensement de la population de 2016, un peu plus de 18 % de la population canadienne se considère d’origine anglaise.

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Anglo-Québécois

Les Anglo-Québécois (communautés québécoises d’expression anglaise) sont une minorité linguistique comprenant des gens de diverses origines ethniques, religieuses et socio-économiques. Ces communautés présentent aussi d’importantes particularités régionales. La présence d’anglophones sur le territoire actuel du Québecremonte au Régime français, mais des communautés ne se développent véritablement qu’après laConquêtebritannique. La proportion d’anglophones augmente dans les années avant la Confédération, puis décline graduellement, particulièrement dans les régions à l’extérieur deMontréal.

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Anti-Slavery Society of Canada

La Société anti-esclavagiste du Canada est fondée au Canada-Ouest (aujourd’hui l’Ontario) en 1851 pour promouvoir l’abolition de l’esclavage à travers le monde et fournir du soutien aux réfugiés afro-américains venus au Canada en quête de liberté. Menée par des gens influents de la province issus aussi bien des communautés noires que blanches, la Société est active jusqu’au début des années 1860. Elle aide entre autres à répandre une impression favorable de la cause abolitionniste des États-Unis du Nord dans la décennie précédant la guerre de Sécession.

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Appropriation culturelle des peuples autochtones au Canada

L’appropriation culturelle consiste à utiliser les vêtements, la musique, la cuisine ou les savoirs traditionnels d’un peuple, ainsi que d’autres aspects de sa culture, sans son approbation. Pour les Peuples autochtones au Canada, l’appropriation culturelle s’enracine dans le colonialisme et l’oppression actuelle. Beaucoup de symboles et de motifs emblématiques de la culture des peuples autochtones ont été utilisés pour des produits manufacturés non autochtones, à des fins lucratives ou artistiques, et des images stéréotypées d’« Indiens » ont été utilisées dans des logos d’équipes sportives, ou pour vendre des produits.