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Campbell, Maria

Maria Campbell (née June Stifle), O.C., auteure crie-métisse, dramaturge, réalisatrice, intellectuelle, professeure et aînée (née le 26 avril 1940 à Park Valley, en Saskatchewan). L’autobiographie de Maria Campbell, Halfbreed (1973), est considérée comme la pièce maîtresse de la littérature autochtone au Canada pour l’attention qu’elle porte à la discrimination, à l’oppression et à la pauvreté que certaines Métisses (et la population autochtone en général) subissent au Canada. Maria Campbell a écrit plusieurs autres livres ainsi que des pièces de théâtre, en plus de réaliser et de scénariser plusieurs films. Professeure adjointe en études autochtones à l’Université de la Saskatchewan, elle mise sur une éducation transformative consacrée à l’obtention de la justice sociale à travers l’enseignement de la littérature, du théâtre et de la culture.

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Carl Ray

Carl Ray, artiste, illustrateur, rédacteur en chef et professeur d’art cri, (né en janvier 1943 à Sandy Lake, en Ontario; décédé le 26 septembre 1978 à Sioux Lookout, en Ontario). Carl Ray est réputé pour ses peintures innovantes dans le style de l’école des Woodlands. Il est un des membres fondateurs du Groupe indien des sept. Son travail a influencé l’art autochtone au Canada et ses œuvres font partie des collections de divers musées et galeries d’un bout à l’autre du pays.

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Cayugas

Les Cayugas (aussi connus sous le nom de Guyohkohnyo et de Gayogohó:no’, ce qui signifie « peuple du calumet » ou « peuple du grand marécage ») sont un peuple autochtone dont le territoire traditionnel est situé le long de la rive nord du fleuve Saint-Laurent et s’étend au sud jusqu’au district des lacs Finger dans l’État de New York. Les Cayugas sont au nombre des six Premières nations qui forment la Confédération Haudenosaunee.

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Certificats des Métis

Le certificat désigne tout document utilisé comme cours légal, par exemple un coupon, avec lequel le détenteur peut revendiquer certains droits. En 1870, le gouvernement canadien met en place un système de certificats (appelés scrip en anglais) qui délivre des documents échangeables contre de l’argent ou des terres. Les certificats sont donnés au peuple métis vivant dans l’Ouest canadien en échange de leurs droits territoriaux. Légalement, le processus de certificats est complexe et désorganisé, ce qui complique l’acquisition de terres par les Métis tout en facilitant la fraude. En mars 2013, la Cour suprême du Canada statue que le gouvernement fédéral n’a pas octroyé aux Métis les terres qui leur étaient promises en vertu de la Loi de 1870 sur le Manitoba. À ce jour, les négociations entre les différentes instances gouvernementales et la nation métisse concernant ces revendications territoriales se poursuivent.

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Chaman

Un chaman (homme ou femme) est un expert en religion ou en mysticisme qui occupe la position de guérisseur, prophète et dépositaire des traditions dans les sociétés autochtones traditionnelles (voir aussi Autochtones : religion).

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Chandail Cowichan

Le chandail cowichan est un vêtement en laine épaisse décoré d’un motif distinct et créé à la fin du 19e siècle en Amérique du Nord par les Cowichans, un peuple salish de la côte vivant en Colombie-Britannique. À la fin des 1950, les Cowichans renomment le vêtement, historiquement appelé tricot indien ou siwash (un terme chinook péjoratif pour désigner les peuples autochtones), afin de le revendiquer à titre d’inventeurs. La popularité des tricots cowichan à la moitié du 20e siècle en fait un objet prisé dans le monde de la mode internationale, où les designers non autochtones se l’approprient sans gêne. Malgré tout, plusieurs artisans salish de la côte à l’île de Vancouver et en Colombie-Britannique continentale continuent de créer et de vendre des tricots authentiques. En 2011, le gouvernement canadien a reconnu formellement l’importance nationale et historique des tricoteuses cowichan et de leurs créations.

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Chanie Wenjack

Chanie « Charlie » Wenjack (né le 19 janvier 1954; décédé le 23 octobre 1966 près de Redditt, en Ontario). Chanie Wenjack, un garçon anishinaabe de l’Ontario, s’échappe de son pensionnat indien près de Kenora à l’âge de 12 ans, puis meurt de faim et d’exposition aux conditions climatiques impitoyables. Suscitant un tollé à l’échelle nationale, son décès en 1966 mène à la première enquête sur le traitement des enfants autochtones au sein des pensionnats indiens au Canada.

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Chef

Chef est un terme utilisé pour désigner le statut d’une personne ou le leadership qu’elle exerce au sein d’un groupe, d’un clan ou d’une famille. Le mot est d’origine européenne; les colons l’utilisent pour faire référence aux leaders de nations autochtones durant la période de contact. Même si les différentes nations autochtones ont leur propre terme pour désigner leur « chef », la version européenne (d’abord en anglais) du terme est toujours largement utilisée pour décrire les chefs qui ont pour tâche de promouvoir l’autonomie culturelle et politique. Les institutions et les organismes qui ne sont pas exclusivement autochtones utilisent également le terme pour désigner toute personne à la tête du personnel (par exemple chef de police, commandant en chef). Cet article explore les usages historiques et contemporains du terme dans un contexte autochtone.

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Chilcotins

Les Chilcotins sont un peuple autochtone habitant la région située entre le fleuve Fraser et la chaîne Côtière, dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique. Pour ce peuple dont la langue est le déné ou l’athabascan, le terme « chilcotins » veut dire « peuple de la rivière rouge » et désigne aussi la région du plateau des Chilcotins, en Colombie-Britannique. Le gouvernement national des Chilcotins est un conseil tribal établi en 1989 représentant les six Premières Nations membres du plateau des Chilcotins. En 2014, les Chilcotins gagnent leur procès à la Cour suprême du Canada sur la question du titre autochtone. En 2018, le premier ministre, Justin Trudeau, présente officiellement ses excuses aux Chilcotins pour la condamnation injustifiée et la pendaison de chefs chilcotins durant la guerre des Chilcotins de 1864.

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Conditions sociales des peuples autochtones au Canada

Les conditions sociales des peuples autochtones au Canada varient considérablement selon le lieu de résidence, le niveau de revenu, les facteurs d’ordre familiaux et culturels, ainsi que l’identité (c.-à-d. Premières Nations, Métis et Inuit). Les questions sociales comme le logement, l’emploi, l’éducation, la santé, la justice, la famille et le développement culturel de font particulièrement l’objet de préoccupations.

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Confédération des Neutres

La confédération des Neutres était une alliance politique et culturelle de nations iroquoiennes qui vivaient dans le district de Hamilton‑Niagara dans le sud‑ouest de l’Ontario et, par‑delà la rivière Niagara, dans l’ouest de l’État de New York avant leur dispersion par les Sénécas au milieu du XVIIᵉ siècle.

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Confédération des Pieds-Noirs

La Confédération des Pieds-Noirs, parfois appelée la Nation des Pieds-Noirs ou Siksikaitsitapi, est composée de trois nations autochtones, les Kainai, les Piikani et les Siksikas. Les membres de la Nation des Pieds-Noirs se désignent Niitsitapi, un terme générique pour tous les peuples autochtones qui veut dire « le vrai peuple », ou bien Siksikaitsitapi, qui veut dire « le vrai peuple d’expression pied-noir ». Le territoire traditionnel de la Confédération s’étend partiellement sur le sud de l’Alberta et sur la Saskatchewan, ainsi que sur le nord du Montana. Dans le recensement de 2016, 22 490 personnes s’identifient comme ayant des ancêtres pieds-noirs.

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Couteaux-jaunes

Les Couteaux-jaunes ou T’atsaot’ine sont une bande des Dénés de langue athapascane vivant dans la région comprise entre les rivières Coppermine et Yellowknife, la rive nord-est du Grand Lac des Esclaves et les Barren Grounds au nord-est.

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Cri

Les Cris (Nehiyawak en langue crie) forment le peuple autochtone le plus peuplé et le plus largement réparti au Canada. Les Premières Nations cries occupent un territoire dans la région subarctique allant de l’Alberta au Québec, ainsi que certaines parties de la région des Plaines en Alberta et en Saskatchewan. En mars 2015, la population des Premières Nations cries inscrites se chiffre à plus 317 000. L’Enquête nationale auprès des ménages a enregistré plus de 95 000 locuteurs de la langue crie en 2011.

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Dakelh (Porteurs ou Carrier)

Les Dakelh, également appelés Porteurs ou Carrier, sont des Dénés ayant traditionnellement vécu dans différentes régions centrales du nord de la Colombie‑Britannique. Le nom Porteurs provient de l’ancienne coutume voulant qu’une veuve porte, pendant une période de deuil, un sac contenant les cendres de son mari décédé jusqu’à ce qu’une distribution cérémonielle de ses biens la libère de cette obligation. Ce nom constitue également une traduction française du terme Aghele désignant les Dakelh en sékani, un dialecte issu de l’athapaskan (déné). Les Porteurs s’appellent eux‑mêmes Dakelh (les personnes qui « se déplacent sur l’eau »). Pour désigner des groupes spécifiques, ils ajoutent le suffixe xwoten, signifiant « originaires de », ou t’en signifiant « gens de », à des noms de villages ou de lieux (par exemple Tl’azt’en, Wet’suwet’en, etc.) Lors du Recensement de 2016, 7 810 personnes ont déclaré avoir une ascendance dakelh.

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Dakotas

Les Dakotas (Sioux) occupent le territoire qui est aujourd’hui l’ouest de l’Ontario et l’est du Manitoba depuis avant l’an 1200 de notre ère, ainsi que l’ouest de Manitoba et l’est de la Saskatchewan avant l’an 900 de notre ère Après la guerre de 1812, les Dakotas se rapprochent de leurs terres situées aux États-Unis, sans toutefois déserter leur territoire nordique. En 2014, la Sioux Valley Dakota Nation au Manitoba devient la première nation autochtone des Plaines à posséder un gouvernement autonome.

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Dane-zaa (Castors)

Les Dane-zaa (aussi désignés sous le nom de Dunne-za) sont un peuple de langue dénée de la région de la rivière de la Paix en Colombie-Britannique et en Alberta. Ce sont les premiers explorateurs qui les appellent « Castors » en s’inspirant du nom d’un groupe de la région, les Tsa-dunnes. Eux-mêmes s’appellent toutefois Dane-zaa (« vrai peuple »). D’après le recensement de 2016, 1 705 personnes se disent d’ascendance dane-zaa, tandis que 220 s’identifient comme locuteurs de la langue dane-zaa comme langue maternelle.