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Idola Saint-Jean

Idola Saint-Jean, militante féministe et pionnière de la lutte pour le droit de vote des femmes (née le 19 mai 1880 à Montréal, Québec; décédée le 6 avril 1945 à Montréal). Première Québécoise à se présenter lors d’une élection fédérale, elle milite activement pendant plus de vingt ans pour l’amélioration des droits juridiques des femmes.

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Irene Parlby

Mary Irene Parlby (née Marryat), députée provinciale de l’Alberta (1921-1935), défenseure des droits des femmes et activiste (née le 9 janvier 1868 à Londres, au Royaume-Uni; décédée le 12 juillet 1965 à Red Deer, en Alberta). Irene Parlby, membre de l’Assemblée législative de l’Alberta pendant 14 ans, est la première femme de l’Alberta – et la seconde dans tout l’Empire britannique – à être nommée à un poste ministériel. Au nombre des « Cinq femmes célèbres » interjetant appel dans l’affaire « personne », Irene Parlby défend avec ferveur les droits des femmes. Tout au long de sa carrière de militante et de législatrice, elle s’efforce d’améliorer la qualité de vie des femmes rurales et des enfants. Irene Parlby est la première femme à recevoir un doctorat de l’Université de l’Alberta.

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Jean Augustine

​Jean Augustine (née Simon), C.P., C.M., première députée fédérale noire et ministre du Cabinet, militante pour la justice sociale, enseignante, directrice d’école (née le 9 septembre 1937 à Happy Hill, à la Grenade).

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Jeanne Corbin

Jeanne Henriette Corbin, militante communiste et organisatrice syndicale (née en mars 1906 à Cellettes, France; décédée le 7 mai 1944 à London, Ontario). Permanente du Parti communiste du Canada et secrétaire de la Ligue de défense ouvrière, elle travaille pendant plus de 15 ans à la défense des travailleurs canadiens. Elle s’est fait connaître notamment pour son rôle dans la grève des bûcherons de Rouyn (ou grève du Clérion) en 1933.

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Jim Egan

James Leo (Jim) Egan, activiste gai, écrivain, politicien et militant environnementaliste (né le 14 septembre 1921 à Toronto, en Ontario; décédé le 9 mars 2000 à Courtenay, en Colombie-Britannique). Jim Egan est la première personne à publier de longs articles rédigés selon une perspective gaie au Canada. Il est également l’un des premiers hommes politiques ouvertement gais au Canada. On se souvient surtout de Jim Egan pour la contestation judiciaire qu’il lance avec son conjoint, Jack Nesbit, relativement à la prestation pour conjoint en vertu de la Loi sur la sécurité de la vieillesse en 1988. La décision qui en résulte, Egan c. Canada (1995), consacre l’orientation sexuelle comme motif de discrimination illicite dans la Charte canadienne des droits et libertés, une issue monumentale pour les droits LGBTQ2 au Canada.

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Kay Livingstone

Kathleen (Kay) Livingstone (née Jenkins), organisatrice et militante, animatrice radio, actrice (née le 13 octobre 1919 à London, en Ontario; décédée le 25 juillet 1975). En 1951, Kay Livingstone fonde la Canadian Negro Women’s Association et en 1973, elle organise le premier congrès des femmes noires du Canada. Animatrice radio et actrice de renom, Kay Livingstone dévoue une bonne partie de sa vie et de son énergie au militantisme et à l’organisation. Son travail acharné pour encourager la tenue d’une discussion nationale autour de la position des citoyens racialisés dans la société, en particulier des femmes noires, pousse Kay Livingstone à inventer l’expression minorité visible en 1975.

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Les Cinq femmes célèbres

Les « Cinq femmes célèbres » de l'Alberta étaient des militantes dans la révolutionnaire Affaire « Personne ». Dirigé par la juge Emily Murphy, le groupe comprenait Henrietta Muir Edwards, Nellie McClung, Louise Crummy McKinney et Irene Parlby.

Éditorial

Les femmes sur les billets de banque canadiens

Le visage de la reine Elizabeth II figure sur le billet de 20 $ depuis les huit ans du monarque; les femmes canadiennes identifiables, elles, ne sont pourtant apparues sur un billet de banque canadien qu’une seule fois. En 2004, la statue des Cinq femmes célèbres de la Colline du Parlement et de la Plaza olympique à Calgary ainsi que la médaille du Prix Thérèse-Casgrain du bénévolat figuraient au verso du billet de 50 $. Ces femmes ont été les premières Canadiennes à être illustrées sur notre monnaie. En 2011, toutefois, on les a remplacées par un brise-glace nommé en l’honneur d’un homme (voir Roald Amundsen). Le nouveau billet fait partie d’une série visant à souligner l’innovation et les réalisations techniques, série qui apporte son lot de controverse. À l’exception d’une scientifique anonyme illustrée sur le billet de 100 $ émis en 2011, et de deux femmes officiers des Forces armées et une jeune fille sur le billet de 10 $ émis en 2001, les femmes canadiennes brillent par leur absence des billets canadiens.

Le 8 mars 2016, Journée internationale de la femme, la Banque du Canada lance une consultation publique afin de désigner un personnage emblématique féminin à mettre en vedette sur un billet de banque publié dans la prochaine série, dont l’impression est prévue pour 2018. Plus de 26 000 personnes répondent à l’appel, envoyant leurs idées. Parmi les noms suggérés, 461 satisfont aux critères d’admissibilité. La liste est ensuite raccourcie à 12 noms, et finalement on crée une liste courte de 5 candidates. On annoncera la sélection finale le 8 décembre 2016.

Mais comment en est-on arrivé là?

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Lundrigan, James

James Lundrigan, pêcheur de la baie de la Conception à Terre-Neuve, de 1818 à 1830. En 1819, Lundrigan et son collègue Philip Butler sont impliqués dans un procès qui donne une forte poussée à la campagne en faveur d'un gouvernement représentatif.

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Masumi Mitsui

Masumi Mitsui, Médaille militaire, agriculteur, soldat, dirigeant de la Légion royale canadienne (né le 7 octobre 1887 à Tokyo, au Japon; décédé le 22 avril 1987 à Hamilton, en Ontario). Après avoir immigré au Canada en 1908, Masumi Mitsui a servi au sein du Corps expéditionnaire canadien durant la Première Guerre mondiale et a obtenu plusieurs médailles. En 1931, avec ses camarades, il a persuadé le gouvernement de la Colombie‑Britannique d’accorder aux anciens combattants canadiens d’origine japonaise le droit de vote. Cette victoire a constitué une percée importante pour les Canadiens d’origine japonaise et pour d’autres Canadiens dépourvus du droit de vote. Néanmoins, comme plus de 22 000 autres Canadiens d’origine japonaise, il sera déplacé, détenu et dépossédé de ses biens par le gouvernement fédéral pendant la Deuxième Guerre mondiale (voir Internement des Canadiens d’origine japonaise).

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Paull, Andrew

Andrew Paull, chef squamish, organisateur et lobbyiste (Squamish, C.-B., 6 févr. 1892 -- Vancouver, 28 juill. 1959). Issu d'une famille en vue dans le système Durieu de la réserve Mission n° 1 , à Burrard Inlet, il étudie à l'école de la réserve et devient débardeur.

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Rebecca Buhay

Rebecca Buhay, surnommée « Becky », pasionaria et éducatrice (neé le 11 février 1896 à Londres, en Angleterre; décédée le 16 décembre 1953 à Toronto, en Ontario). Rebecca Buhay immigre au Canada en 1912 et joue un rôle actif dans les causes socialistes de Montréal durant la Première Guerre mondiale.

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Scott, Francis Reginald (Frank)

À son retour, en 1923, il connaît peu son pays. Montréal lui semble particulièrement laide et dénuée de la beauté ancienne de l'Europe. Il s'y installe néanmoins pour enseigner au Lower Canada College et écrire de la poésie. En 1924, il s'inscrit à la faculté de droit de l'U. McGill, où H.A.

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Stanley G. Grizzle

Stanley George Sinclair Grizzle, C.M., O. Ont, juge de la citoyenneté, politicien, fonctionnaire, syndicaliste (né le 18 novembre 1918 à Toronto, en Ontario; décédé le 12 novembre 2016 à Toronto, en Ontario). Stanley Grizzle mène une grande carrière en tant que bagagiste, soldat, fonctionnaire, juge de la citoyenneté et militant pour les droits des Canadiens noirs.

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Viola Desmond

Viola Irene Desmond (née Davis), femme d’affaires, militante des droits civils (née le 6 juillet 1914 à Halifax, en Nouvelle-Écosse; décédée le 7 février 1965 à New York). Viola Desmond s’est forgé une carrière d’esthéticienne et a servi de mentor aux jeunes femmes noires de la Nouvelle-Écosse par l’entremise de la Desmond School of Beauty Culture. En 1946, elle a défié la discrimination raciale en refusant de quitter la section réservée aux Blancs dans une salle du cinéma Roseland à New Glasgow, en Nouvelle-Écosse. Viola Desmond s’est alors retrouvée arrêtée, incarcérée pendant une nuit et condamnée sans représentation juridique pour un délit fiscal obscur. Malgré les efforts déployés par la communauté noire de la Nouvelle-Écosse pour appuyer son appel, Viola Desmond n’a pas réussi à se départir des accusations portées contre elle, et a vécu le reste de ses jours sans absolution. C’est pour son courage face à un acte de discrimination raciale qu’elle deviendra source d’inspiration pour les générations suivantes de Noirs en Nouvelle-Écosse et partout au Canada. En 2010, la lieutenante-gouverneure Mayann Francis a accordé à Viola Desmond le pardon absolu. En décembre 2016, la Banque du Canada a annoncé que Viola Desmond sera la première Canadienne à figurer seule sur un billet de banque canadien, soit le billet de dix dollars émis le 19 novembre 2018. En 2018, le gouvernement du Canada nomme Viola Desmond une « personne d’importance historique nationale ».