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Affaire Sir George Williams

L’affaire Sir George Williams (ou l’émeute raciale de l’Université Sir George Williams) se déroule à l’hiver 1969, alors que plus de 200 étudiants décident d’occuper pacifiquement le 9e étage du pavillon Henry F. Hall de l’Université Sir George Williams à Montréal. Ces étudiants contestent la décision de l’administration universitaire dans le traitement d’une plainte pour racisme déposée plusieurs mois auparavant par six étudiants antillais. Le 11 février 1969, afin de déloger les occupants, la police intervient de manière musclée et les événements dégénèrent, causant des dommages de plus de deux millions de dollars et conduisant à l’arrestation de 97 personnes. L’affaire Sir George Williams est considérée comme l’émeute étudiante la plus importante de l’histoire canadienne. Pour plusieurs observateurs et historiens, elle incarne un moment fort dans la renaissance du militantisme noir à Montréal.

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Contestation politique

Activité à caractère politique (manifestations, grèves et même violence [voir VIOLENCE POLITIQUE]) souvent entreprise par ceux qui n'ont pas accès aux ressources d'un GROUPE DE PRESSION organisé ou dont les valeurs sont diamétralement opposées à celles de l'ÉLITE dirigeante.

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Crise d'Ipperwash

La crise d’Ipperwash a éclaté en 1995, en Ontario, dans le parc provincial d’Ipperwash et les environs, un territoire revendiqué par la Première Nation de Kettle Point et Stony Point. Les antécédents de la crise remontent à l’appropriation de la réserve de Stoney Point par le gouvernement fédéral en 1942 pour en faire une base militaire. Après des demandes répétées pour récupérer ces terres, les membres de cette Première Nation ont occupé le camp en 1993, puis en 1995. Le 4 septembre de cette année-là, les protestataires ont également occupé le parc provincial d’Ipperwash, situé à côté. La tension a monté entre les protestataires et la Police provinciale de l’Ontario, culminant dans une confrontation, le 6 septembre 1995, qui a coûté la vie à Dudley George, un manifestant ojibwé.

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Grève de Drumheller

Cette grève, déclenchée en 1925, inaugure une période de rivalité syndicale ou de « double » syndicalisme dans les terrains houillers de l'Alberta. Les mineurs de Drumheller rejettent les réductions salariale négociées par les United Mine Workers (UMW) et débraient en juin 1925.

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Grève de La Presse

Deux jours après la fermeture, les trois principales centrales syndicales au Québec organisent une marche de solidarité avec les travailleurs du journal malgré l'interdiction des autorités de la Ville de Montréal. La marche regroupe plus de 12 000 personnes qui se heurtent à 1000 policiers.

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Grève étudiante québécoise de 2012

Au printemps 2012, le Québec et le Canada connaissent la plus longue grève étudiante de leur histoire. Cet événement, qui se déroule sur plusieurs mois (du 13 février au 7 septembre 2012), oppose les étudiants québécois et le gouvernement provincial sur la question de la hausse des droits de scolarité.

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Incident du lac Gustafsen

L’incident du lac Gustafsen est un conflit entre un petit groupe d’Autochtones participant à une danse du soleil et la Gendarmerie royale du Canada (GRC). L’incident a duré un mois (du 18 août au 17 septembre 1995). Il s’est déroulé dans le centre de la Colombie-Britannique, dans le territoire des Secwepemcs (Shuswap), près de 100 Mile House. Provoquée par une dispute entre un propriétaire de ranch local et un camp de danseurs, au sujet de l’accès à un terrain privé pour des cérémonies, la confrontation armée a soulevé des questions plus fondamentales sur les droits territoriaux des Autochtones en Colombie-Britannique. Le 11 septembre 1995, dans ce qu’on appellera plus tard la plus grande opération paramilitaire de l’histoire de la province, la GRC a entouré le camp et une fusillade a éclaté, pendant laquelle, par miracle, personne n’a été gravement blessé. L’incident du lac Gustafsen est sans doute le moins connu parmi une série de conflits armés localisés mettant en cause les peuples autochtones au cours des années 1990, notamment les crises d’Oka et d’Ipperwash, au Québec et en Ontario, respectivement.

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Mouvement #MoiAussi au Canada

Le mouvement #MoiAussi, qui dénonce les violences sexuelles envers les femmes, débute en octobre 2017 aux États-Unis à la suite d’accusations contre le producteur de films hollywoodien Harvey Weinstein. Depuis ce temps, le mouvement s’est propagé internationalement via Facebook, Twitter et d’autres plateformes de médias sociaux. Au Canada, #MoiAussi et son équivalent anglais, #MeToo, ont permis de donner une voix aux victimes et de modifier le discours sur les viols, les abus, les agressions et les autres formes de violence, de harcèlement et d’inconduite à caractère sexuel.

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SOS Montfort

En février 1997, la décision du gouvernement ontarien de fermer l’Hôpital Montfort d’Ottawa entraine une vaste mobilisation de la communauté franco-ontarienne. C’est dans ce contexte que nait le mouvement SOS Montfort. Cette coalition réclame le maintien du seul centre universitaire d’enseignement clinique de médecine familiale qui propose une formation complète en français en Ontario. Après cinq ans de mobilisation et de luttes judiciaires, les opposants à la fermeture obtiennent gain de cause. Sur le plan mémoriel, cet épisode marque un moment d’affirmation identitaire dans l’histoire des Franco-Ontariens. Au point de vue du droit, il vient confirmer la portée de la Charte canadienne des droits et libertés pour la minorité de langue officielle dans cette province.

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Voyage du Nishiyuu (voyage du peuple)

Entre le 16 janvier et le 25 mars 2013, six jeunes Cris et leur guide parcourent à pied les 1 600 km qui séparent la Première Nation de Whapmagoostui (le village cri le plus au nord du Québec, sur la baie d’Hudson) de la Colline du Parlement à Ottawa, en appui au mouvement Idle No More (jamais plus l’inaction).

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Émeute

Par application de l'article 67 du Code criminel, lorsque 12 émeutiers ou plus sont réunis, un juge de paix, un maire, le shérif ou tout autre fonctionnaire désigné est autorisé à leur ordonner de se disperser au nom de la Reine.

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Émeutes de Montréal

En février et mars 1849, quand le gouvernement LaFontaine-Baldwin (voir LAFONTAINE, SIR LOUIS-HIPPOLYTE) passe le BILL DES INDEMNITÉS, l'opposition dénonce violemment la loi.