Naviguer "Femmes"

Article

Maude Abbott

Disciple de William OSLER, elle collabore à son ouvrage, intitulé Modern Medicine (1908), et rédige le chapitre sur la « cardiopathie congénitale ». Selon Osler, il s'agit là du meilleur texte qu'il ait lu sur le sujet.

Entrevue

Interné au Canada: une entrevue avec Pat Adachi

Pat Adachi, fille d’immigrants japonais, naît et grandit à Vancouver. Elle passe son enfance et son adolescence au cœur du quartier de Little Tokyo, à quelques encablures du terrain où son père l’emmène le dimanche voir son équipe de baseball préférée, l’Asahi de Vancouver. Avec sa famille, elle mène une vie normale jusqu’à ce que sa communauté soit déracinée en 1942 lorsque le gouvernement fédéral ordonne le regroupement des Canadiens d’origine japonaise dans des camps d’internement répartis dans les régions rurales de la Colombie‑Britannique (voir Internement des Canadiens d’origine japonaise).

Dans cette entrevue, Pat Adachi raconte son histoire et évoque ce qu’ont vécu les 22 000 Canadiens d’origine japonaise internés au Canada durant la Deuxième Guerre mondiale.

Cette entrevue a été revue pour en adapter la longueur et pour la clarté du propos.

Article

Afua Cooper

Afua (Ava Pamela) Cooper, professeur, historienne, artiste de performance et poète (née le 8 novembre 1957 dans le district de Whithorn à Westmoreland, en Jamaïque). Elle est considérée comme l’une des pionnières de la poésie dub et parlée au Canada. Ses poèmes sont publiés dans une foule de journaux et anthologies à l’échelle régionale, nationale et internationale. Afua Cooper a aussi produit des disques de ses performances qui l’ont fait connaître de par le monde. En plus de sa carrière d’artiste, Afua Cooper s’illustre aussi comme historienne de renommée internationale. Elle enseigne l’histoire, les études culturelles caribéennes, l’étude des femmes et l’étude des Noirs aux universités Ryerson, York et Dalhousie, et à l’Université de Toronto.

Article

Marie-Anne Lagemodière

Marie-Anne Lagimodière (née Gaboury), pionnière (née le 2 août 1780 à Maskinongé au Québec; décédée le 14 décembre 1875 à Saint-Boniface, au Manitoba). Marie-Anne a accompagné son mari Jean-Baptiste Lagimodière, commerçant de fourrures à la région que l’on connaît aujourd’hui comme l’Ouest canadien, où elle était l’une des premières femmes d’origine européenne. Ils sont devenus deux des premiers colons de la rivière Rouge. Marie-Anne Lagimodière était la grand-mère de Louis Riel, chef métis de la Rébellion de la rivière Rouge.

Article

​Les femmes et le sport au Canada : une histoire

À la période précoloniale, les femmes autochtones pratiquent des sports tels que le shinny et le baggataway (ancêtre de la crosse), mais les idées arrêtées sur les capacités des femmes et sur leur place dans la société, que les colons européens propagent en Amérique du Nord font en sorte que les femmes de toutes les origines ont un accès restreint à la compétition sportive durant une grande partie de l’histoire du Canada.

Article

Infirmières de la Croix-Noire au Canada

Les infirmières de la Croix-Noire est un groupe auxiliaire destiné aux membres féminins de la Universal Negro Improvement Association (UNIA). Ce groupe est calqué sur les infirmières de la Croix-Rouge. Le premier chapitre est lancé à Philadelphie en mai 1920. Sous la direction de Henrietta Vinton Davis, les infirmières de la Croix-Noire deviennent rapidement l’un des groupes auxiliaires les plus populaires et les plus emblématiques de la UNIA. Puisqu’ils offrent un espace sécuritaire et invitant pour la communauté noire, les locaux de la UNIA deviennent d’importants lieux culturels dans plusieurs villes partout au Canada, où des divisions des infirmières de la Croix-Noire sont mises sur pied. Même si elles n’ont pas suivi de formation professionnelle, les infirmières de la Croix-Noire doivent offrir des soins et des conseils en matière de santé et d’hygiène.

Article

Enseignants en milieu rural au Canada

Jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, la plupart des enseignants en milieu rural au Canada étaient en fait de jeunes enseignantes, mal payées qui détenaient des qualifications professionnelles des plus limitées. Elles fournissaient à des milliers d’enfants vivant en zone rurale une éducation rudimentaire, souvent dans des conditions difficiles. En outre, jusqu’aux années 1960, en dehors des zones urbaines, les enseignants faisaient souvent la classe à des élèves appartenant à des groupes d’âge différents, dotés de capacités scolaires variées, dans le cadre d’écoles composées d’une pièce unique dont ils assuraient d’ailleurs souvent eux mêmes l’entretien.

Article

Féminismes autochtones au Canada

À la base, les féminismes autochtones examinent la façon dont le genre et les conceptions du genre influencent la vie des peuples autochtones, historiquement et aujourd’hui. Les approches féministes autochtones remettent en question les stéréotypes sur les peuples autochtones, le genre et la sexualité, ainsi que la manière dont ils sont présentés en politique, dans la société et dans les médias. Les féminismes autochtones offrent des cadres d’apprentissage et de compréhension de ces questions et d’autres enjeux sans égard au sexe ou à l’origine ethnique d’une personne.

Éditorial

Les femmes sur les billets de banque canadiens

Le visage de la reine Elizabeth II figure sur le billet de 20 $ depuis les huit ans du monarque; les femmes canadiennes identifiables, elles, ne sont pourtant apparues sur un billet de banque canadien qu’une seule fois. En 2004, la statue des Cinq femmes célèbres de la Colline du Parlement et de la Plaza olympique à Calgary ainsi que la médaille du Prix Thérèse-Casgrain du bénévolat figuraient au verso du billet de 50 $. Ces femmes ont été les premières Canadiennes à être illustrées sur notre monnaie. En 2011, toutefois, on les a remplacées par un brise-glace nommé en l’honneur d’un homme (voir Roald Amundsen). Le nouveau billet fait partie d’une série visant à souligner l’innovation et les réalisations techniques, série qui apporte son lot de controverse. À l’exception d’une scientifique anonyme illustrée sur le billet de 100 $ émis en 2011, et de deux femmes officières des Forces armées et une jeune fille sur le billet de 10 $ émis en 2001, les femmes canadiennes brillent par leur absence des billets canadiens.

Le 8 mars 2016, Journée internationale de la femme, la Banque du Canada lance une consultation publique afin de désigner un personnage emblématique féminin à mettre en vedette sur un billet de banque publié dans la prochaine série, dont l’impression est prévue pour 2018. Plus de 26 000 personnes répondent à l’appel, envoyant leurs idées. Parmi les noms suggérés, 461 satisfont aux critères d’admissibilité. La liste est ensuite raccourcie à 12 noms, et finalement on crée une liste courte de 5 candidates. On annoncera la sélection finale le 8 décembre 2016.

Mais comment en est-on arrivé là?

Article

Justine Lacoste-Beaubien

Justine Lacoste-Beaubien, C.B.E., fondatrice et administratrice de l’Hôpital Sainte-Justine (née le 1er octobre 1877 à Montréal, Québec; décédée le 17 janvier 1967 à Montréal). Gestionnaire chevronnée, elle préside le conseil d’administration de l’Hôpital Sainte-Justine de 1907 à 1966 et réalise le projet de faire de cet hôpital un centre universitaire d’études et de recherches affilié à l’Université Laval à Montréal (aujourd’hui l’Université de Montréal). De 1950 à 1957, elle fait construire sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine un hôpital à la fine pointe de la technologie au service des enfants malades. Plus de 100 ans après sa fondation, le Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine est le plus grand centre mère-enfant au pays et le seul établissement au Québec voué exclusivement à la pédiatrie et à l’obstétrique.

Article

Becky Buhay

Rebecca (Becky) Buhay, activiste politique et éducatrice (neé le 11 février 1896 à Londres, en Angleterre; décédée le 16 décembre 1953 à Toronto, en Ontario).

Article

Bertha Clark-Jones

Bertha Clark-Jones (Houle), O.C., militante crie (nehiyawak)-métisse des droits des femmes et enfants autochtones (née le 6 novembre 1922 à Clear Hills, en Alberta; morte le 21 octobre 2014 à Bonnyville, Alberta). Vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, Bertha Clark-Jones s’est jointe à l’Aboriginal Veterans Society pour réclamer un traitement équitable des anciens combattants autochtones. Elle a été cofondatrice et première présidente de la Native Women’s Association of Canada. Bertha Clark-Jones a consacré sa vie à promouvoir l’égalité et un plus grand pouvoir pour les femmes du Canada.

Article

Sandra Birdsell

Sandra Birdsell (nom de naissance Sandra Bartlette), C.M., Mennonite-Métisse, nouvelliste, romancière (née le 22 avril 1942 à Hamiota, au Manitoba). Les histoires de fiction de Sandra Birdsell racontent généralement la vie de personnages, surtout féminins, provenant de petites villes. L’œuvre de l’auteure comprend des romans, des pièces de théâtre, des drames radiophoniques et des scripts de télévision et de film. En plus d’être nommée membre de l’Ordre du Canada en 2010, Sandra Birdsell reçoit trois nominations pour le Prix littéraire du Gouverneur général pour une œuvre de fiction anglophone ainsi qu’une nomination, en 2001, pour le prix Scotiabank Giller.