Jean Beaudin

Jean Beaudin, C.Q., réalisateur, scénariste, monteur (né le 6 février 1939 à Montréal, Québec; mort le 18 mai 2019 à Montréal). Le réalisateur Jean Beaudin est connu surtout pour son film J.A. Martin, photographe (1977), considéré comme un des dix meilleurs films canadiens de tous les temps et récipiendaire de prix majeurs au Festival de Cannes et aux Palmarès du film canadien. Jean Beaudin a aussi été acclamé pour ses adaptations d’œuvres littéraires québécoises, particulièrement la très populaire série télévisée Les Filles de Caleb (1990-1991). Il a été fait chevalier de l’Ordre national du Québec et a reçu le Prix de réalisation artistique du Gouverneur général pour l’ensemble de son œuvre.

Jean Beaudin, C.Q., réalisateur, scénariste, monteur (né le 6 février 1939 à Montréal, Québec; mort le 18 mai 2019 à Montréal). Le réalisateur Jean Beaudin est connu surtout pour son film J.A. Martin, photographe (1977), considéré comme un des dix meilleurs films canadiens de tous les temps et récipiendaire de prix majeurs au Festival de Cannes et aux Palmarès du film canadien. Jean Beaudin a aussi été acclamé pour ses adaptations d’œuvres littéraires québécoises, particulièrement la très populaire série télévisée Les Filles de Caleb (1990-1991). Il a été fait chevalier de l’Ordre national du Québec et a reçu le Prix de réalisation artistique du Gouverneur général pour l’ensemble de son œuvre.


Beaudin, Jean

Début de carrière

Jean Beaudin étudie les beaux-arts et la photographie à l’École des Beaux-Arts de Montréal et à l’École des Beaux-Arts de Zurich, en Suisse. Il se joint au studio d’animation de l’Office national du film (ONF) en 1964. Il fait partie d’une équipe qui produit des films éducatifs, mais il se tourne rapidement vers la fiction. Son premier film, le long métrage expérimental Stop (1970), est suivi en 1971 par le long-métrage érotique Le Diable est parmi nous, une production du secteur privé.


Faits saillants de carrière

Jean Beaudin retourne ensuite à l’ONF, où il réalise deux courts métrages et deux moyens métrages modestes et personnels, dont Cher Théo (1975). Il réalise ensuite son chef-d’œuvre, J.A. Martin, photographe (1977), mettant en scène un photographe itinérant du début des années 1900 que son épouse décide d’accompagner dans sa tournée. Le film remporte le prix du jury œcuménique au Festival de Cannes, où Monique Mercure est aussi récompensée comme meilleure actrice. Il enlève ensuite les prix du meilleur long métrage et de la meilleure actrice pour un premier rôle au Palmarès du film canadien de la même année. En 1984, il est sélectionné parmi les dix meilleurs films canadiens de tous les temps par le Festival of Festivals (aujourd’hui Festival international du film de Toronto).

Jean Beaudin est un des réalisateurs de la production collective Jeux de la XXIe Olympiade (1977), un documentaire sur les Jeux olympiques de Montréal, qu’il co-réalise avec Marcel Carrière, Georges Dufaux et Jean-Claude Labrecque. Il revient à la fiction avec Cordélia (1980), un long métrage historique inspiré de l’histoire vraie d’une femme injustement condamnée. Une fois de plus, Jean Beaudin démontre son talent et sa sensibilité. En 1984, il réalise Mario, dans les magnifiques décors des Îles-de-la-Madeleine. Il tourne ensuite une autre adaptation, Le Matou (1985), d’après le best-seller d’Yves Beauchemin.

Jean Beaudin réalise aussi plusieurs séries télévisées populaires, dont L’or et le papier (1988-1989), Les Filles de Caleb (1990-1991), d’après le roman d’Arlette Cousture, Shehaweh (1991), Miséricorde (1994), Ces enfants d’ailleurs (1994) et Willie (2000). Les filles de Caleb devient une des séries télévisées les plus populaires de tous les temps au Québec; elle est visionnée par près de quatre millions de téléspectateurs par semaine et remporte quatorze prix Gémeaux, dont celui du meilleur réalisateur pour Jean Beaudin.

Jean Beaudin tourne aussi des films publicitaires, sans renoncer au cinéma. Son film basé sur la pièce de René Daniel Dubois Being at Home with Claude (1992) marque un jalon dans l’histoire des liens entre théâtre et cinéma au Canada. Il confirme sa place de cinéaste de la littérature québécoise en réalisant Souvenirs intimes (1998), basé sur un roman de Monique Proulx, et le thriller Le collectionneur (2002), d’après le roman de Chrystine Brouillet.

Voir aussi Histoire du cinéma québécois : de 1970 à 1989; Cinémathèque québécoise.


Prix

Prix Gémeaux

  • Meilleure réalisation – série dramatique (Le matou) (1985)
  • Meilleure réalisation – série dramatique (L’or et le papier) (1989)
  • Meilleure réalisation – série dramatique (Les filles de Caleb) (1991)
  • Meilleure réalisation – série dramatique (Shehaweh) (1992)
  • Meilleure réalisation – série dramatique (Miséricorde) (1995)
  • Meilleure réalisation – série dramatique (Ces enfants d’ailleurs) (1997)
  • Meilleure réalisation – série dramatique (Willie) (2001)

Autres

  • Meilleur montage – longs métrages (J.A. Martin, photographe), Palmarès du film canadien (1977)
  • Meilleur long métrage (J.A. Martin, photographe), Palmarès du film canadien (1977)
  • Prix du jury œcuménique (J.A. Martin, photographe), Festival de Cannes (1977)
  • Film le plus populaire du festival (Le matou), Festival des films du monde de Montréal (1985)
  • Prix du jury (Le matou), Festival des films du monde de Montréal (1985)
  • Meilleur film canadien (Souvenirs intimes), Festival des films du monde de Montréal (1999)
  • Chevalier, Ordre national du Québec (2016)
  • Prix de réalisation artistique pour l’ensemble de son œuvre, Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle (2017)