Hannoucah au Canada (la fête des Lumières)

Hannoucah (également Hanoucca, Chanukah, Hanoukka, fête des Lumières ou fête de la Dédicace) est le mot en hébreu qui signifie dédicace. Au Canada, Hannoucah est célébrée depuis 1760, date à laquelle les premiers Juifs ont été autorisés à immigrer. La Hannoucah au Canada est une célébration pour les amis et les familles, qui se rassemblent pour socialiser, manger, et échanger des cadeaux. C’est probablement la première fête des colons non chrétiens qui a été largement et publiquement célébrée au Canada.

Hannoucah (également Hanoucca, Chanukah, Hanoukka, fête des Lumières ou fête de la Dédicace) est le mot en hébreu qui signifie dédicace. Au Canada, Hannoucah est célébrée depuis 1760, date à laquelle les premiers Juifs ont été autorisés à immigrer. La Hannoucah au Canada est une célébration pour les amis et les familles, qui se rassemblent pour socialiser, manger, et échanger des cadeaux. C’est probablement la première fête des colons non chrétiens qui a été largement et publiquement célébrée au Canada.


Hannoucah et le soulèvement des Macchabées

Initialement, la Hannoucah est la commémoration de la re-consécration du lieu le plus saint du judaïsme, le deuxième temple de Jérusalem, après la victoire du soulèvement des Macchabées, en 164 avant notre ère. Le premier temple a été bâti par Salomon vers 950 avant notre ère, et détruit par les Babyloniens en 586 avant notre ère. La Judée fait partie de l’empire gréco-syrien lorsqu’une rébellion est déclenchée en 167 avant notre ère. À la fin de l’année 164 avant notre ère, la rébellion dirigée par Judas Macchabée (ou Judas le marteau) est couronnée de succès. Au cours du siècle qui suit, la Judée est indépendante et gouvernée par les rois hasmonéens et leurs descendants.

La menorah

Après la rébellion, le contrôle de Jérusalem est repris, et l’histoire de la Hannoucah raconte qu’il ne restait que suffisamment d’huile d’olive pour que la menorah du temple, la lampe sainte, puisse rester allumée une autre journée seulement. La menorah devait habituellement rester allumée en tout temps, mais il aurait fallu au moins huit jours pour cueillir et presser les olives pour en faire de l’huile. La petite quantité d’huile restante dans le temple a duré huit jours; la Hannoucah commémore ces huit jours en allumant huit bougies pendant huit jours consécutifs, les huit jours de la Hannoucah. La célébration commence le 25 Kislev du calendrier hébreu, ce qui signifie que la Hannoucah a presque toujours lieu en novembre ou en décembre.

Alors que le bougeoir utilisé pour fêter la Hannoucah est universellement appelé menorah, il s’agit en fait d’une hanukkiyah. La hanukkiyah est un candélabre muni de neuf branches; huit branches sont alignées horizontalement et la neuvième branche, située au centre, est placée un peu plus haut que les autres. Cette dernière branche porte la chandelle appelée shamash, qui est utilisée pour allumer les autres bougies. La menorah utilisée dans les temples est constituée de sept branches.

Hannoucah au Canada

Au Canada, Hannoucah est célébrée depuis 1760, lorsque les premiers Juifs ont été autorisés à immigrer. Cette célébration est plus une fête laïque qu’une fête religieuse, et elle est célébrée à la fois par les Juifs laïques et les Juifs religieux. Bien que certains textes spécifiques soient lus dans les synagogues pendant la Hannoucah, il n’y a pas d’activités interdites ou de restrictions alimentaires.

Parmi la population juive canadienne, il existe une gamme de pratiques religieuses qui dépendent du pays d’origine des familles et du nombre d’années depuis qu’elles sont installées au Canada. Il y a des chants et des récits sur le soulèvement des Macchabées et sur l’huile qui brûle durant huit jours. On joue à un jeu de hasard qui utilise une toupie à quatre côtés appelée dreidel. Des cadeaux sont également échangés (voir Juifs et musique juive).

Comme pour la plupart des fêtes juives, les célébrations de la Hannoucah sont l’occasion de préparer des repas traditionnels. Les Juifs ashkénazes (originaires de l’Europe) préparent des latkes (galettes de pommes de terre). Les Juifs séfarades (du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord), dont le nombre s’est accru à Montréal, savourent des bimuelos (beignets) et des sufganiyot, qui sont des pâtisseries frites souvent fourrées à la confiture.

Les mets de la Hannoucah

La nourriture est un thème central de la plupart des fêtes et célébrations juives. Les traditions alimentaires juives ne sont pas prises à la légère. En 1946, un débat surgit à l’Université de Chicago : le débat académique sérieux fait valoir les mérites et les significations des latkes par rapport aux hamantashen, que l’on sert le jour du Pourim, une fête juive qui a lieu au printemps. Depuis, ce débat se tient tous les ans. Au début des années 1970, lors de la fête du Pourim célébrée à la synagogue de Clanton Park à Toronto, les avocats canadiens Aaron Weinstock et Meyer Feldman, portant leur toge et leur perruque traditionnelles, ont débattu sur la question. Le résultat a été déclaré match nul.

Il existe des centaines de recettes de latkes, sucrées ou salées, mais le principal ingrédient reste des pommes de terre râpées, avec ou sans ail ou oignon, crème sûre ou compote de pommes. Toutes les latkes doivent être frits dans l’huile, préférablement dans l’huile d’olive. Hannoucah a lieu pendant la saison de la récolte des olives, et comme de nombreuses fêtes ayant lieu lors de la récolte des olives, les mets de la Hannoucah, qu’ils soient d’origine ashkénaze ou séfarade, mettent l’huile en valeur. La pomme de terre est un aliment relativement récent dans le vieux monde, son arrivée remontant au 16e siècle. Il existe des traditions de préparation des latkes, dont une très vieille recette qui comprend du fromage frit, recette qui a été utilisée par Judith, une héroïne juive, pour endormir un ennemi et le décapiter.

Une culture juive distincte

Hannoucah au Canada est une célébration pour les amis et les familles qui se rassemblent pour socialiser, manger, et échanger des cadeaux. C’est probablement la première fête des colons non chrétiens à être fêtée si largement et publiquement au Canada. Elle est devenue l’une des nombreuses célébrations multiculturelles de la société canadienne. Toutefois, même les plus laïques des Juifs maintiennent qu’ils n’ont pas été assimilés par une société multiculturelle, et que les Juifs ont une histoire et une culture distinctes. En ce sens, ils maintiennent un lien intact qui les rattache au soulèvement à l’origine de la fête de Hannoucah.

En 2011, Postes Canada émet deux timbres pour la Hannoucah, l’un présentant une menorah et l’autre, un dreidel. Postes Canada émet maintenant des timbres de la Hannoucah sur une base annuelle, aux côtés d’autres timbres commémorant de nombreuses grandes religions.