Lucy Maud Montgomery

Lucy Maud Montgomery, OEB, écrivaine (née le 30 novembre 1874 à Clifton [maintenant New London], à l’Île-du-Prince-Édouard; décédée le 24 avril 1942 à Toronto, en Ontario). Lucy Maud Montgomery est sans doute l’autrice la plus lue au Canada. Son premier roman Anne, la maison aux pignons verts (1908), est devenu un best-seller instantané. Le roman a été imprimé continuellement pendant plus d’un siècle, faisant du personnage Anne Shirley une icône mythique de la culture canadienne. Lucy Maud Montgomery a écrit plus de 500 nouvelles, 21 romans, deux recueils de poésie et de nombreuses anthologies de journaux intimes et d’essais. On estime que son œuvre s’est vendue à environ 50 millions d’exemplaires à travers le monde. À lui seul, le livre Anne, la maison aux pignons verts a été traduit en au moins 36 langues, ainsi qu’en braille. Il a été adapté des douzaines de fois en divers médias. Lucy Maud Montgomery a été faite officière à la fois de l’Ordre de l’Empire britannique et de l’Institut littéraire et artistique de France. Elle a été la première femme canadienne à être nommée membre de la British Royal Society of Arts et elle a été déclarée personnage d’importance historique nationale du Canada. 

Lucy Maud Montgomery, OEB, écrivaine (née le 30 novembre 1874 à Clifton [maintenant New London], à l’Île-du-Prince-Édouard; décédée le 24 avril 1942 à Toronto, en Ontario). Lucy Maud Montgomery est sans doute l’autrice la plus lue au Canada. Son premier roman Anne, la maison aux pignons verts (1908), est devenu un best-seller instantané. Le roman a été imprimé continuellement pendant plus d’un siècle, faisant du personnage Anne Shirley une icône mythique de la culture canadienne. Lucy Maud Montgomery a écrit plus de 500 nouvelles, 21 romans, deux recueils de poésie et de nombreuses anthologies de journaux intimes et d’essais. On estime que son œuvre s’est vendue à environ 50 millions d’exemplaires à travers le monde. À lui seul, le livre Anne, la maison aux pignons verts a été traduit en au moins 36 langues, ainsi qu’en braille. Il a été adapté des douzaines de fois en divers médias. Lucy Maud Montgomery a été faite officière à la fois de l’Ordre de l’Empire britannique et de l’Institut littéraire et artistique de France. Elle a été la première femme canadienne à être nommée membre de la British Royal Society of Arts et elle a été déclarée personnage d’importance historique nationale du Canada. 


Lucy Maud Montgomery

Contexte familial

Les ancêtres de Lucy Maud Montgomery sont parmi les immigrants les plus riches et les plus éduqués qui viennent de l’Écosse pour s’installer à l’Isle Saint-Jean (maintenant l’Île-du-Prince-Édouard ) dans les années 1770 (voir Canadiens écossais ). Son arrière-grand-père maternel, William Simpson Macneill, est un député de la législature provinciale de 1814 à 1838. Il est également président de l’Assemblée législative. Son grand-père paternel, Donald Montgomery, siège à la législature provinciale de 1832 à 1874. Il est nommé au Sénat par sir John A. Macdonald et y siège de 1873 à 1893.

Jeunesse et éducation

La mère de Lucy Maud Montgomery, Clara Woolner Macneill, meurt de la tuberculose en 1876, à l’âge de 23 ans. Lucy Maud Montgomery n’a pas encore deux ans. Son premier souvenir est celui de sa mère dans son cercueil, comme elle l’a écrit dans son autobiographie en plusieurs volumes The Alpine Path : The Story of My Career, parue en 1971.

Je n’ai pas ressenti de chagrin, parce que je ne savais pas ce que tout cela voulait dire. J’étais seulement vaguement troublée. Pourquoi maman était-elle si figée? Et pourquoi est-ce que papa pleurait? Je me suis penchée, et j’ai touché la joue de maman avec ma main d’enfant. Jusqu’à ce jour je peux sentir le froid de ce toucher.

Lucy Maud Montgomery passe son enfance avec ses grands-parents maternels à Cavendish , à l’Île-du-Prince-Édouard . Son père, Hugh John Montgomery (1841-1900), déménage dans l’ouest, à Prince Albert , dans les Territoires du Nord-Ouest (maintenant la Saskatchewan ) en 1887. Lucy Maud Montgomery est encore une enfant. Elle rejoint son père et sa nouvelle famille en 1890. Cependant, elle souffre du mal du pays, elle est démoralisée par sa place marginale dans le nouveau foyer de son père, et elle a une relation tendue avec sa belle-mère.

Lucy Maud Montgomery retourne à la propriété familiale des Macneill en 1891. Au cours de son enfance, elle passe également du temps avec sa famille maternelle élargie, et son grand-père paternel. Ils vivent tous dans les environs de Park Corner, à l’Île-du-Prince-Édouard. Toutefois, ses grands-parents ne lui montrent que très peu d’affection. Son enfance est principalement marquée par la solitude et l’isolement, des sentiments qui la suivront tout au long de sa vie. Elle y fait face en s’échappant dans son imagination, qu’elle nourrit avec d’abondantes quantités de livres, ainsi que de l’écriture. 


Début de carrière

Lucy Maud Montgomery écrit dans son journal intime  : « Je ne peux pas me souvenir d’un temps où je n’écrivais pas, où je ne voulais pas être écrivaine. L’écriture a toujours été mon but premier autour duquel tous les efforts et les espoirs et l’ambition de ma vie se sont centrés. » Elle commence à écrire de la poésie et des journaux intimes alors qu’elle a neuf ans, et commence ensuite à écrire des nouvelles à l’adolescence. Elle les publie d’abord dans les journaux locaux et par la suite, elle les vend, avec un succès considérable, à des magazines partout en Amérique du Nord.

Sa première publication, intitulée « On Cape Le Force », paraît dans le Charlottetown Patriot le 26 novembre 1890, quelques jours seulement après son 16e anniversaire. À cette époque, elle vit encore à Prince Albert. Initialement, elle utilise des pseudonymes, comme Maud Cavendish ou Joyce Cavendish, afin de cacher ses ambitions professionnelles. Elle opte finalement pour L.M. Montgomery pour dissimuler le fait qu’elle est une femme.

En 1894, elle termine sa formation d’enseignante au collège Prince of Wales de Charlottetown . Elle obtient son diplôme du programme de deux ans en un an seulement, et avec distinctions. Elle étudie également la littérature de langue anglaise (de 1895 à 1896) au Halifax Ladies’ College du collège Dalhousie (maintenant l’Université Dalhousie ). Pour des raisons financières, elle décide d’étudier à Dalhousie pendant seulement un an, et choisit de ne pas terminer ses études, et elle n’obtient donc pas de diplôme. C’est à cette époque qu’elle est payée pour la première fois pour son écriture.

À la fin des années 1890, elle enseigne dans les écoles des villages de Belmont et de Lower Bedeque de l’Île-du-Prince-Édouard. Mais rapidement, elle gagne assez d’argent en écrivant pour lui permettre de retourner vivre avec sa grand-mère à Cavendish , après la mort de son grand-père en 1898. Au cours de l’hiver 1901-1902, elle travaille comme correctrice d’épreuves pour le Daily Echo d’Halifax . Elle écrit également une chronique mondaine hebdomadaire sous le pseudonyme de « Cynthia ». Par ailleurs, elle passe la période entre 1898 et 1911 à Cavendish, où elle compose de manière prolifique des poèmes et des histoires à publier. Elle travaille également au bureau de poste local, géré par les Macneill depuis leur domicile. 

Lucy Maud Montgomery
Lucy Maud Montgomery, le 31 décembre 1896.

Vie personnelle et romantique

Mince, magnifique et hautement intelligente, Lucy Maud Montgomery attire l’attention de nombreux prétendants durant sa jeunesse. Elle a plusieurs relations amoureuses, dont certaines inspirent ses fictions. Pendant son adolescence à Cavendish , elle refuse une demande en mariage d’un garçon nommé Nate Lockhart. Durant ses études postsecondaires, elle est courtisée par l’un de ses professeurs, John A. Mustard, ainsi que par Will Pritchard, le frère de son amie Laura Pritchard. Lucy Maud Montgomery demeure amie avec Will Pritchard, et correspond avec lui jusqu’à ce que la grippe l’emporte en 1897.

Toujours en 1897, Lucy Maud Montgomery se fiance secrètement avec Edwin Simpson, un cousin éloigné qui étudie pour devenir pasteur baptiste . Cependant, en moins d’un an, elle se trouve entraînée dans une histoire d’amour passionnée avec Hermann Leard, un fermier de Bedeque, à l’Île-du-Prince-Édouard. Elle rompt ses fiançailles avec Edwin Simpson, au grand désarroi de sa famille. En 1899, peu de temps après son retour à Cavendish pour vivre avec sa grand-mère, Hermann Leard meurt lui aussi de la grippe. L’intérêt de Lucy Maud Montgomery pour tout amour romantique semble s’éteindre avec lui. 

Mariage et vie de famille

Le 5 juillet 1911, peu de temps après la mort de sa grand-mère, Lucy Maud Montgomery épouse le pasteur presbytérien Ewen Macdonald. Ils sont secrètement fiancés depuis la fin de 1906. Ils se marient à Park Corner, et passent leur lune de miel en Écosse et en Angleterre. Ils quittent ensuite l’Île-du-Prince-Édouard plus tard en 1911 et s’installent à Leaskdale, en Ontario , où une paroisse est assignée à Ewen. Le premier fils du couple, Chester, naît en 1912. Leur second fils, Hugh, est mort-né en 1914. Leur troisième fils, Stuart, voit le jour en 1915.

Lucy Maud Montgomery et Ewen Macdonald demeurent en Ontario avec Chester et Stuart. En 1926, ils déménagent dans le petit village de Norval. En 1935, ils déménagent à Toronto , où ils vivent dans une maison située près de la rivière Humber , que Lucy Maud Montgomery surnomme « Journey’s End » (la fin du voyage).

Les rôles de mère et de femme de pasteur demandent beaucoup de temps à Lucy Maud Montgomery. Cette situation est exacerbée par la santé mentale de plus en plus instable d’Ewen Macdonald. Il est hospitalisé dans un sanatorium en 1934, et démissionne de ses fonctions à la paroisse de Norval en 1935. Lucy Maud Montgomery souffre elle aussi de problèmes de santé mentale. Elle continue à tenter de trouver un équilibre entre son écriture et ses responsabilités domestiques. Elle démontre à maintes reprises dans ses écrits et ses entrevues qu’elle croit que la maternité est le travail le plus important pour les femmes. Ce sentiment indique à la fois son engagement envers les idées du début du 20e siècle au sujet du devoir maternel d’une mère et son propre sentiment de désarroi en raison de la perte prématurée de sa mère. 

Anne, la maison aux pignons verts (1908)

Lucy Maud Montgomery termine son premier roman Anne, la maison aux pignons verts en 1905. Il est inspiré des livres pour enfants comme Little Women (trad. Les quatre filles du docteur March) et Alice in Wonderland (trad. Alice au pays des merveilles), ainsi que d’un article de journal que Lucy Maud Montgomery a lu au sujet d’un couple britannique qui a fait des démarches pour adopter un petit garçon, mais qui a reçu une fille. Le manuscrit est rejeté par tous les éditeurs auxquels elle l’envoie, alors elle abandonne et le conserve dans une boîte à chapeaux. En 1907, elle tente sa chance à nouveau et signe un contrat d’édition avec L.C. Page à Boston.

Le livre sort en juin 1908 et il se vend à plus de 19 000 exemplaires dans les cinq premiers mois. Il est réimprimé dix fois durant la première année. Il est largement acclamé, et obtient le soutien du poète canadien Bliss Carman , et de l’auteur américain Mark Twain, qui qualifie Anne Shirley de « l’enfant la plus attachante, la plus touchante et la plus exquise depuis l’immortelle Alice ».

Le contrat de Lucy Maud Montgomery avec son premier éditeur, L.C. Page, requiert qu’elle écrive deux suites à Anne, la maison aux pignons verts. Elle écrit donc Anne of Avonlea (1909; trad. Anne d’Avonlea) et Anne of the Island (1915; trad. Anne quitte son île). Elle écrit ensuite quatre autres livres sous contrat avec L.C. Page : Kilmeny of the Orchard (1910; trad. Kilmeny du vieux verger), The Story Girl (1911; trad. La conteuse), Chronicles of Avonlea (1912; trad. Chroniques d’Avonlea) et The Golden Road (1913; trad. La route enchantée).

À la fin de la Première Guerre mondiale , Lucy Maud Montgomery est très connue dans le monde anglophone. En 1920, bien qu’elle ne renouvelle pas son contrat avec L.C. Page, celui-ci publie un recueil de nouvelles, Further Chronicles of Avonlea (trad. Chroniques d’Avonlea II), qui sont encore en sa possession. Une poursuite juridique s’ensuit qui met plus ou moins fin à la relation de Lucy Maud Montgomery avec son éditeur. À cette époque, ce dernier détient les droits des six premiers livres de Lucy Maud Montgomery, y compris Anne, la maison aux pignons verts. L’écrivaine décide de changer d’éditeur et arrête son choix sur les éditeurs canadiens McClelland & Stewart , ainsi que sur l’éditeur américain Frederick Stokes, en 1917. Au cours de la décennie qui suit, elle s’engage dans une série de poursuites juridiques amères avec L.C. Page pour ses redevances et ses droits. 

Autres publications notoires

Avec McClelland et Stewart et Stokes, Lucy Maud Montgomery écrit cinq autres livres d’Anne : Anne dans sa maison de rêve (1917), La Vallée arc-en-ciel (1919), Anne… Rilla d’Ingleside (1920), Anne au domaine des peupliers (1936) et  Anne d’Ingleside (1939). Ces maisons d’édition publient également sa trilogie Emily à grand tirage : Émilie de la Nouvelle Lune (1923), Emily Climbs (1925) et Emily’s Quest (1927), ainsi que six autres romans : Le Château de mes rêves (1926), Le Monde merveilleux de Marigold (1929), L’Héritage de Tante Becky (1931), Pat de Silver Bush (1933), Mademoiselle Pat (1935) et  Les Vacances de Jane (1937).

À sa mort, Lucy Maud Montgomery a à son actif 20 romans et 2 livres de nouvelles publiés, en plus d’un livre de poésie (The Watchman and Other Poems, 1916), un bref récit autobiographique (The Alpine Path: the Story of My Career, 1917), et de nombreux poèmes, histoires et articles qu’elle écrit pour les magazines tout au long de sa vie, pour la plupart publiés à titre posthume sous forme d’anthologies.

Préoccupations thématiques

Alors qu’elle est avec McClelland & Stewart et Stokes, Lucy Maud Montgomery écrit cinq nouveaux livres d’Anne : Anne’s House of Dreams (1917; trad. Anne dans sa maison de rêve), Rainbow Valley (1919; trad. La vallée arc-en-ciel), Rilla of Ingleside (1920; trad. Anne… Rilla d’Ingleside), Anne of Windy Poplars (1936; trad. Anne au domaine des peupliers) et Anne of Ingleside (1939; trad. Anne d’Ingleside). Les éditeurs publient également sa trilogie Emily qui devient un best-seller : Emily of New Moon (1923; trad. Émilie de la Nouvelle Lune), Emily Climbs (1925; trad. Émilie de la Nouvelle Lune 2) et Emily’s Quest (1927; trad. Émilie de la Nouvelle Lune 3), ainsi que six autres romans : The Blue Castle (1926; trad. Le château de mes rêves), Magic for Marigold (1929; trad. Le monde merveilleux de Marigold), A Tangled Web (1931; trad. L’héritage de tante Becky), Pat of Silver Bush (1933; trad. Pat de Silver Bush), Mistress Pat (1935; trad. Mademoiselle Pat), et Jane of Lantern Hill (1937; trad. Les vacances de Jane).

Au moment de sa mort, Lucy Maud Montgomery avait publié 20 romans et deux recueils de nouvelles, ainsi qu’un livre de poésie (The Watchman and Other Poems, en 1916), un bref récit autobiographique (The Alpine Path : The Story of My Career, en 1917), et de nombreux poèmes, histoires et articles qu’elle a écrits pour des magazines tout au long de sa vie. Ces derniers ont en grande partie été publiés dans des anthologies après son décès. 

Préoccupations thématiques

La fiction de Lucy Maud Montgomery se tourne encore et encore vers les représentations et les récits reliés aux questions de la maternité. Ses romans et ses nouvelles sont centrés à répétition sur les orphelins, les enfants abandonnés par leurs parents ou séparés d’eux, et les enfants qui sont pris en charge par de la parenté dénuée d’affection, ainsi que par des mères absentes et des femmes sans enfants, ou « vieilles filles ». La majeure partie de l’écriture de Lucy Maud Montgomery, de son premier roman Anne, la maison aux pignons verts, à ses derniers romans comme Le monde merveilleux de Marigold et Les vacances de Jane, dépeint la maternité comme un travail essentiel pour les femmes, et elle se concentre principalement sur l’éducation des jeunes filles. 

Affaires commerciales et problèmes juridiques

Après de nombreuses poursuites juridiques contre son premier éditeur, L.C. Page, Lucy Maud Montgomery devient éventuellement une femme d’affaires avisée. Elle s’assure d’un revenu stable et solide avec son travail, qui lui permet de maintenir une vie confortable pour sa famille, ce qui est une réussite remarquable pour une femme écrivaine du début du 20e siècle. Cependant, elle ne réalise pas de profit significatif sur la vente de ses premiers romans, plus particulièrement Anne, la maison aux pignons verts. Les redevances qui lui étaient attribuées selon son premier contrat avec L.C. Page étaient minimes. Les profits liés aux licences et aux réimpressions, y compris les frais pour les deux premières adaptations cinématographiques du roman en 1919 et en 1934, reviennent en grande partie à l’éditeur.

Au cours des décennies qui suivent le décès de Lucy Maud Montgomery, une industrie florissante constituée de séries télévisées, de productions scéniques et de produits liés à Anne, comme des souvenirs et des poupées, prospère, tout comme la popularité constante des livres de Lucy Maud Montgomery. Les droits de licences, de diffusions et de marchandisage de Anne, la maison aux pignons verts sont devenus extrêmement rentables. Ils font l’objet de nombreuses disputes juridiques à travers les années. Tous les droits de licence sont maintenant détenus conjointement par les héritiers de Lucy Maud Montgomery et par la province de l’Île-du-Prince-Édouard par le biais de Anne of Green Gables Licensing Authority Inc.   

Adaptations

L’œuvre de Lucy Maud Montgomery est adaptée une douzaine de fois, et traduite en plus de 36 langues. Le roman Anne, la maison aux pignons verts à lui seul est adapté plus de 24 fois, notamment en deux longs métrages hollywoodiens (un film muet en 1919, et un film parlant en 1934), ainsi qu’en deux miniséries de la BBC (en 1952 et en 1972). Il est adapté en comédie musicale pour la télévision de la CBC par Don Harron , Norman Campbell et Phil Nimmons en 1956. Une deuxième production est diffusée en 1958. En 1965, Don Harron, Norman Campbell et Mavor Moore développent la version télévisée en une comédie musicale complète pour le festival de Charlottetown . La première de Anne of Green Gables, The Musical™ a lieu au Centre des arts de la Confédération de Charlottetown, le 27 juillet 1965. Elle est jouée chaque année depuis, et remporte le record du monde Guinness pour « la plus longue production annuelle de comédie musicale ».

Toutefois, l’adaptation télévisée la plus connue de Anne, la maison aux pignons verts est la minisérie de Kevin Sullivan diffusée en 1985 sur les ondes de la CBC, mettant en vedette Megan Follows , Colleen Dewhurst , Richard Farnsworth et Jonathan Crombie . Elle remporte neuf prix Gemini , un Emmy et un Peabody. La première diffusion de la minisérie en fait le drame télévisé ayant la plus forte cote d’écoute de toute l’histoire du Canada. La partie 1 attire 4,9 millions de téléspectateurs et la partie 2 en attire 5,2 millions, le plus grand auditoire n’étant pas lié aux diffusions de hockey de l’histoire de la CBC. Son succès conduit à trois suites, toutes produites par Kevin Sullivan : Anne of Green Gables : The Sequel (1986; v. f. Anne, la Maison aux pignons verts : la suite), et Anne of Green Gables : The Continuing Story (2000; v.f. Anne, la maison aux pignons verts : les années de tourmente) produites par la CBC et ayant la même distribution. Anne of Green Gables : A new Beginning (2008) est produite par CTV et met en vedette Barbara Hershey dans le rôle d’Anne qui est alors d’âge mûr.   

La CBC a depuis développé une véritable industrie artisanale des œuvres d’époque liées à Lucy Maud Montgomery. La plus réussie est Road to Avonlea (de 1989 à 1996), qui remporte de multiples prix Emmy et Gemini . Cette série s’inspire vaguement d’un certain nombre de livres de Lucy Maud Montgomery, et elle met en vedette la jeune Sarah Polley dans le rôle de la protagoniste Sara Stanley. La série attire en moyenne deux millions de téléspectateurs lors de la première saison, ce qui en fait la série télévisée canadienne la plus écoutée jusqu’à Canadian Idol en 2003. La CBC produit également Emily of New Moon (de 1998 à 2000), basé sur la série des romans Emily, ainsi que Anne with an E (de 2017 à 2019), une adaptation plus sombre de la série des Pignons verts. Elle met en vedette Amybeth McNulty, Geraldine James et R.H. Thomson , et est disponible à l’échelle internationale sur Netflix.

Le diffuseur public américain PBS produit un trio de téléfilms adaptés des Pignons verts, mettant en vedette Martin Sheen dans le rôle de Matthew Cuthbert : soit Anne of Green Gables (2016), Fire & Dew (2017) et The Good Stars (2017). Kevin Sullivan produit une adaptation animée pour PBS en 2000. Deux autres versions animées à succès des Pignons verts sont également produites au Japon, une en 1979, et l’autre en 2009. En 2016, Rachel McAdams fait la narration d’un livre audio de Anne, la maison aux pignons verts pour audible.com.

Le roman The Blue Castle de 1926 de Lucy Maud Montgomery, à l’origine interdit dans certaines librairies en raison du portrait qu’il dépeint de la vie d’une mère célibataire, ainsi que pour son analyse de l’hypocrisie de la religion , est adapté en comédie musicale à succès en Pologne dans les années 1980. 

Mort et santé mentale

Des controverses et des spéculations considérables entourent les circonstances de la mort de Lucy Maud Montgomery. Elle meurt à Toronto en 1942, tout juste avant que la première édition canadienne de Anne, la maison aux pignons verts soit publiée par Ryerson Press . Son corps est transporté en train à l’Île-du-Prince-Édouard . Une cérémonie funéraire est tenue à l’endroit alors devenu le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard , la propriété familiale de Cavendish qui, selon Lucy Maud Montgomery, a servi d’inspiration pour la ferme de Matthew et Marilla Cuthbert dans le premier roman. Lucy Maud Montgomery est enterrée à Cavendish .

En 2008, lors du 100e anniversaire de la publication de Anne, la maison aux pignons verts , la petite-fille de Lucy Maud Montgomery, Kate Macdonald Butler, révèle dans le Globe and Mail que dès le début, la famille de Lucy Maud Montgomery a cru que sa mort n’était pas due à une insuffisance cardiaque, comme cela avait été divulgué à l’origine, mais plutôt à un suicide par surdose de drogue. Elle explique que son père, Stuart Macdonald, le plus jeune fils de Lucy Maud Montgomery, a trouvé une note sur la table de chevet de sa mère demandant « pardon ». Cette note a depuis toujours été gardée secrète par la famille. Kate Macdonald Butler affirme que les raisons de la famille pour révéler cette nouvelle sont d’aider à soulever un peu du voile de la honte sur la maladie mentale . Elle déclare que Lucy Maud Montgomery souffrait de dépression, tout comme son mari Ewen, et qu’elle « se sentait isolée, triste et remplie d’inquiétude et d’appréhension pendant la majeure partie de sa vie ». Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne ses dernières années, alors que la condition d’Ewen devenait de plus en plus prononcée. 

La divulgation de Kate Macdonald Butler est applaudie par de nombreux groupes de santé mentale. Reid Burke, de l’Association canadienne pour la santé mentale à l’Île-du-Prince-Édouard, affirme que « c’est très positif de la voir s’avancer et de s’assurer que les gens comprennent que ce n’est pas un nouvel enjeu. Il s’agit d’un problème auquel les gens sont confrontés depuis des années. Il existe ce mythe qui veut que si on n’en parle pas, le problème disparaîtra. Et il ne disparaît pas. Ce problème affecte les familles et les survivants des années durant ». 

Dernière note de Lucy Maud Montgomery :

J’ai perdu l’esprit en raison de pertes de conscience et je n’ose penser à ce que je pourrais faire lors de ces pertes de conscience. Que Dieu me pardonne, et j’espère que tous me pardonneront même s’ils ne peuvent comprendre. Ma situation est trop horrible à supporter, et personne ne le réalise. Quelle fin pour cette vie pendant laquelle j’ai toujours tenté de faire de mon mieux malgré de si nombreuses erreurs. 

Cependant, la professeure Mary Rubio de l’Université de Guelph , une autorité reconnue en ce qui concerne Lucy Maud Montgomery et son œuvre, offre une approche différente. Elle soutient que la note, écrite au dos d’un relevé de redevances deux jours avant la mort de Lucy Maud Mongtomery, ne peut être interprétée de manière concluante comme une lettre de suicide. Elle croit qu’il est en fait possible que ce soit la dernière page d’un journal . Mary Rubio a coédité les journaux de Lucy Maud Montgomery en plusieurs volumes, entre 1985 et 2004. Elle croit que le chiffre « 176 », qui est écrit au haut de la note, indique que c’est la page 176 d’un journal écrit à la main, que Lucy Maud Montgomery aurait eu l’intention de transcrire ensuite à la machine à écrire, comme c’était son habitude. Mary Rubio soutient que les 175 pages manquantes, qui n’ont jamais été retrouvées, auraient possiblement été prises par le fils aîné de Lucy Maud Montgomery, Chester Macdonald. Ce dernier était un bon à rien qui vivait dans le sous-sol de Lucy Maud Montgomery, et sa dépendance ainsi que sa cruauté envers sa mère auraient exacerbé la santé mentale précaire de celle-ci.

Mais Mary Rubio admet également que Lucy Maud Montgomery « souffrait d’une douleur psychologique insupportable », qu’elle avait développé une dépendance aux barbituriques, et qu’elle avait dit à une amie, un mois avant sa mort, qu’elle « avait des doutes quant à savoir si elle serait encore en vie dans une semaine ». Dans la biographie Lucy Maud Montgomery : The Gift of Wings (2008), Mary Rubio écrit que « Le commentaire de Maud […] oriente la preuve dans la direction d’une mort préméditée par une personne qui est aux prises avec un épisode de dépression majeure, et qui comprend ou ne comprend peut-être pas qu’elle est dépendante aux drogues qui sont en train de la tuer ».

Lieux et monuments patrimoniaux

Lucy Maud Montgomery a soutenu qu’elle voulait préserver une séparation claire entre sa fiction et sa vie. Mais les deux sont devenus inextricablement liés par le biais de divers lieux patrimoniaux et touristiques associés à Lucy Maud Montgomery et son œuvre. Des milliers de touristes visitent l’Île-du-Prince-Édouard chaque année pour y voir les « sites sacrés » reliés à l’écriture de Anne, la maison aux pignons verts et son paysage imaginé.

En 1983, la ville de Toronto nomme un parc près de la demeure de Lucy Maud Montgomery en son honneur. Son domicile de Leaksdale, en Ontario, et la région des Pignons verts non loin de sa maison de Cavendish à l’Île-du-Prince-Édouard sont nommés lieux historiques du Canada par le gouvernement fédéral en 1997 et en 2004, respectivement. (La maison de Cavendish a été ouverte au public en 1985.) En 2017, le presbytère à Norval en Ontario, où Lucy Maud Montgomery a vécu avec sa famille jusqu’en 1935, est acheté par la L.M. Montgomery Heritage Society de Halton Hills. La société planifie de transformer la maison en musée. 

Le tombe de Lucy Maud Montgomery

Héritage artistique et critique

Les romans de Lucy Maud Montgomery sont encore imprimés. Ils continuent de faire l’objet d’une attention croissante de la part des critiques et des universitaires, comme le sont également sa vie, ses journaux et l’impact culturel international de son œuvre. En 2014, un sondage mené auprès des lecteurs par CBC Books déclare Anne Shirley personnage fictif le plus emblématique du Canada. Mary Rubio qualifie Anne, la maison aux pignons verts « d’exportation littéraire la plus durable du Canada ». Un sondage de la BBC mené en 2003 du nom de The Big Read vise à déterminer le roman le plus apprécié en Grande-Bretagne. Anne, la maison aux pignons verts se place au 41e rang, avant The Great Gatsby (trad. Gatsby le magnifique) de F. Scott Fitzgerald, Animal Farm (trad. La ferme des animaux) de George Orwell, et A Christmas Carol (trad. Un chant de Noël) de Charles Dickens. En 2012, Anne est classée no 9 dans un sondage sur les romans pour enfants par le School Library Journal basé aux États-Unis.    

Cependant, Lucy Maud Montgomery éprouve une anxiété artistique considérable dès les débuts de sa carrière et tout au long de sa vie. Elle estime que son travail est perçu comme étant moins littéraire et moins moderne que l’écriture de plusieurs de ses contemporains, et même son extraordinaire popularité internationale ne peut apaiser ce sentiment. Elle est également déçue que sa poésie , qu’elle continue à écrire et à publier toute sa vie, ne soit pas prise aussi au sérieux que sa fiction. Elle considère que sa poésie est beaucoup plus significative que ses romans, qu’elle qualifie parfois « d’œuvres alimentaires ».  

« Anne... la maison aux pignons verts »

À la suite de la publication de quelques-unes des lettres d’enfance de Lucy Maud Montgomery dans The Years Before « Anne » en 1974, et un recueil des lettres à son ami écossais G.B. MacMillan, intitulé My Dear Mr. M : Letters to G.B. MacMillan from L.M. Montgomery en 1978, des féministes de la deuxième vague , comme Margaret Atwood , commencent à défendre la littérature de Lucy Maud Montgomery comme étant plus que de la simple fiction pour enfants ou qu’un genre d’écriture. Lucy Maud Montgomery (et son personnage d’Anne Shirley plus particulièrement) en viennent à être perçues comme des héroïnes féministes d’avant leur temps, héroïnes qui représentaient un mouvement bien avant qu’il ne soit même nommé. Comme l’a écrit Jean Hannah Edelstein du Guardian en 2009, « ce n’est jamais explicitement dit, mais Anne est définitivement une féministe, et être féministe dans un Canada du début du 20e siècle est un chemin dur à suivre ». Moira Walley-Beckett, productrice exécutive de l’adaptation Anne with an E de 2017, dit à la CBC que « les enjeux d’Anne sont des enjeux contemporains : le féminisme, les préjugés, l’intimidation et le désir d’appartenance ». En 2016, Slate déclare Anne « sainte patronne des femmes marginales ».

La publication du premier journal de Lucy Maud Montgomery en 1985 (édité par Mary Rubio et Elizabeth Waterston) révèle encore plus l’esprit mature, compliqué et parfois troublé de l’autrice. Il a également incité une analyse plus profonde et des interprétations complexes de sa fiction. En 1993, l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard fonde le L.M. Montgomery Institute, qui anime la International L.M. Montgomery Conference en 1994. L’événement bisannuel attire des centaines d’universitaires et d’admirateurs du monde entier. Il en résulte la publication de nombreux essais, de dissertations et de recueils analysant l’œuvre de Lucy Maud Montgomery. Ses journaux et ses albums de découpures, ainsi que des manuscrits originaux, des photographies et des effets personnels sont conservés au L.M. Montgomery Research Centre de l’Université de Guelph.

Hommages

Lucy Maud Montgomery et ses personnages ont atteint un niveau de renommée au cours de sa vie qui est sans précédent dans la fiction canadienne . Cette renommée n’a fait que continuer à croître après son décès. En 1927, Lucy Maud Montgomery reçoit une lettre d’admirateur venant du premier ministre britannique Stanley Baldwin, et elle rencontre le prince de Galles (qui devient plus tard le roi Edward VIII) à Toronto .

Après avoir joué Anne en 1934 dans l’adaptation hollywoodienne de Anne, la maison aux pignons verts, l’enfant-vedette Dawn Evelyeen Paris change son nom de scène qui est alors Dawn O’Day pour s’appeler Anne Shirley. Elle connaît une carrière réussie sous ce nom, elle est mise en nomination pour un Oscar en 1938, et obtient son étoile sur le Hollywood Walk of Fame en 1960. De nombreuses institutions et organisations à travers le monde portent également le nom d’Anne Shirley ou Green Gables, par exemple The School of Green Gables, une école de soins infirmiers à Okayama au Japon, ainsi qu’une multitude de maisons de plage, de salons de thé, et d’autres endroits nommés Green Gables dans plusieurs pays.    

l'Attrait modiale d'Anne, La Maison aux Pignons Verts
Traductions d'Anne, La Maison aux Pignons Verts en évidence à Avonlea - Village de Anne, La Maison aux Pignons Verts à l'Île-du-Prince-Édouard.

Anne, la maison aux pignons verts connaît le paroxysme de sa popularité internationale en Pologne et au Japon. En Pologne, le livre est publié en sept éditions entre la Première Guerre mondiale et la Deuxième Guerre mondiale . Il est nommé quatrième livre le plus populaire lors d’un sondage de 1932 mené par le magazine Ruch Pedagogiczny. Anne quitte son île, le troisième livre de la série, est même publié par l’armée polonaise en Palestine pendant la Deuxième Guerre mondiale. Au Japon, le roman touche particulièrement la population orpheline au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Il fait partie des lectures obligatoires du programme scolaire public au Japon depuis 1952.    

En 1996, la série télévisée Life & Times de la CBC diffuse un épisode sur Lucy Maud Montgomery intitulé « Lucy Maud Montgomery’s Long Road to Fame. » Le roman jeunesse Maud de Melanie Fishbane, inspiré de la vie et des expériences de Lucy Maud Montgomery, est publié par Penguin Random House en 2017. 

Distinctions

En 1923, Lucy Maud Montgomery devient la première femme canadienne à être nommée membre de la British Royal Society of Arts. En 1924, elle est nommée l’une des « douze femmes les plus importantes du Canada » par le Toronto Star . En 1935, elle est à la fois décorée de l’Ordre de l’Empire britannique et elle est nommée à l’Institut littéraire et artistique de France. En 1943, elle est nommée personnage d’importance historique nationale par le gouvernement canadien .

Postes Canada émet des timbres en l’honneur de Lucy Maud Montgomery et de Anne, la maison aux pignons verts en 1975, et à nouveau en 2008, pour commémorer le centenaire du roman. En 2016, la Banque du Canada inclut Lucy Maud Montgomery sur la liste des douze candidates pour devenir la première femme canadienne à figurer seule sur la monnaie canadienne (voir Les femmes sur les billets de banque canadiens ). 

Lieu de naissance de Lucy Maud Montgomery
Lucy Maud Montgomery, auteure de « Anne... la maison aux pignons verts » (Anne of Green Gables), était née en 1874 dans cette maison à l'Île du Prince-Édouard.

Écrits

Romans


Série Anne, la maison aux pignons verts

Anne, la maison aux pignons verts (1908)

Anne d’Avonlea (1909)

Anne quitte son île (1915)

Anne dans sa maison de rêve (1917)

La Vallée arc-en-ciel (1919)

Anne… Rilla d’Ingleside (1921)

Anne au domaine des peupliers (1936)

Anne d’Ingleside (1939)

The Blythes Are Quoted (2009)


Trilogie Émilie

Émilie de la Nouvelle Lune (1923)

Émilie de la Nouvelle Lune 2 (1925)

Émilie de la Nouvelle Lune 3 (1927)


Série Pat de Silver Bush

Pat de Silver Bush (1933)

Mademoiselle Pat (1935)


Série La conteuse

La Conteuse (1911)

La Route enchantée (1913)


Autres

Kilmeny du Vieux Verger (1910)

Le Château de mes rêves (1926)

Le Monde merveilleux de Marigold (1929)

L’Héritage de Tante Becky (1931)

Les Vacances de Jane (1937)


Collection de nouvelles

Chroniques d’Avonlea (1912)

Chroniques d’Avonlea 2 (1920)

The Road to Yesterday (1974)

The Doctor’s Sweetheart and Other Stories (1979)

Histoires d’orphelins (1988)

Sur le rivage (1989)

Au-delà des ténèbres (1990)

Longtemps après (1991)

Against the Odds: Tales of Achievement (1993)

At the Altar: Matrimonial Tales (1994)

Across the Miles: Tales of Correspondence (1995)

Christmas with Anne and Other Holiday Stories (1995)


Poésie

The Watchman and Other Poems (1916)

The Poetry of Lucy Maud Montgomery (1987)


Journaux, lettres et essais

The Green Gables Letters from L.M. Montgomery to Ephraim Weber, 1905–1909 (1960)

The Alpine Path: The Story of My Career (1917; 1974)

My Dear Mr. M: Letters to G.B. MacMillan from L. M. Montgomery (1980)

The Selected Journals of L.M. Montgomery (5 volumes, de 1985 à 2004)

The Complete Journals of L.M. Montgomery: The PEI Years, 1889–1900 (2012)

The Complete Journals of L.M. Montgomery: The PEI Years, 1901–1911 (2013)

The L. M. Montgomery Reader, Volume 1: A Life in Print (2013)

L. M. Montgomery’s Complete Journals: The Ontario Years, 1911–1917 (2016)

L. M. Montgomery’s Complete Journals: The Ontario Years, 1918–1921 (2017)


Non-fiction

Courageous Women (1934)


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