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Sydney

Sydney, en Nouvelle-Écosse, constituée en tant que ville en 1900, population de 30 960 habitants (recensement de 2021), de 30 170 habitants (recensement de 2016). Sydney est située près de l’extrémité est de l’île du Cap-Breton. Elle est le centre du deuxième plus grand complexe urbain de la Nouvelle-Écosse, la municipalité régionale du Cap-Breton (1995). Son port magnifique, appelé Spanish Bay à l’époque coloniale, est entouré du plus riche bassin de gisements de charbon de l’est du Canada.

Depuis 1900, la ville se distingue par son immense aciérie, la plus grande et la plus moderne au Canada à l’époque de sa construction. Le noyau industriel qui entoure l’aciérie est en déclin depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale alors que les mines de charbon des communautés environnantes deviennent moins productives, et que l’aciérie désuète devient moins compétitive par rapport à celles du centre du Canada.


Historique

En 1784, lorsque le Cap-Breton est séparé de la Nouvelle-Écosse afin d’en faire un refuge pour les loyalistes, Sydney est choisie pour être sa capitale. Un lotissement urbain est développé sous la direction du gouverneur J.F.W. Desbarres, et nommé Sydney, en l’honneur de lord Sydney qui est alors secrétaire de la colonie. Le Cap-Breton est moins prospère en tant que colonie séparée que le Nouveau-Brunswick, et il est rattaché à la Nouvelle-Écosse en 1820, après près de 40 ans de mauvaise administration, d’intrigues politiques, et de sous-développement général. Sydney, qui est toujours un petit avant-poste de quelques centaines d’habitants mais qui a les prétentions d’une capitale coloniale, en est réduite à n’être qu’un chef-lieu du comté du Cap-Breton, qui comprend alors l’ensemble de l’île. Au cours du 19e siècle, elle est généralement sous-développée, mais elle demeure le centre administratif de l’île.

Économie

La destinée de Sydney est étroitement liée à l’exploitation du charbon. Les Français ont pris possession du charbon de mer pendant l’occupation de Louisbourg au 18e siècle, mais il ne fait l’objet d’un développement intensif qu’au milieu du 19e siècle, d’abord en réponse à la demande croissante des États-Unis et, plus tard, du centre du Canada. Sydney fournit des services et des installations d’expéditions pour les villes minières des environs. La ville est transformée par l’implantation d’une aciérie en 1899. La Dominion Iron and Steel Company (nommée par la suite la Dominion Steel Corporation) occupe des propriétés de choix au bord de l’eau, et investit plusieurs centaines de millions de dollars dans l’usine et ses terres.

La population de la ville double et redouble à plusieurs reprises au cours de la décennie qui suit, attirant les migrants des fermes épuisées de l’île, ainsi qu’un grand nombre d’Européens. En conséquence, elle possède la population la plus polyglotte de la région. Par la suite, l’aciérie, basée sur les ressources locales de charbon, sur le calcaire des carrières voisines, et sur le minerai de fer de l’île de Bell à Terre-Neuve, devient le cœur de la ville. Les hôpitaux, les services gouvernementaux, et les établissements culturels et éducatifs se trouvent tous à Sydney. La vie commerciale de l’île rayonne à partir du noyau de marchands installés le long du front de mer de Sydney. Dans les années 1880, un chemin de fer reliant la ville au centre du Canada renforce sa dominance commerciale. En 1900, Sydney est constituée en tant que ville. Cependant, comme la plupart des communautés semblables au Canada, sa prospérité et son déclin suivent le développement de son arrière-pays. Celui de Sydney est en déclin depuis un certain temps.

Ces dernières années, Sydney tire profit du tourisme. Les navires de croisière font escale dans le port de Sydney, ce qui augmente le trafic piétonnier et le tourisme dans le centre-ville de Sydney tout en fournissant également de la rentabilisation touristique dans les villes avoisinantes.

Paysage urbain

Les plus vieux secteurs de Sydney ont été établis le long du front de mer, comme dans la plupart des villes portuaires des provinces de l’Atlantique. La ville est divisée en deux par l’aciérie, qui occupe la majeure partie du côté sud de l’avant-port, et s’étend vers l’intérieur des terres jusqu’à une chaîne de collines qui la borde. L’aciérie est entourée de maisons ternes, construites par la compagnie et occupées par une main-d’œuvre parmi les plus militantes au Canada. Les métallurgistes de Sydney se battent dès le début pour établir leur droit à la négociation collective. Ce n’est que lorsqu’arrive la Deuxième Guerre mondiale qu’ils y parviennent, lorsque les Métallurgistes unis d’Amérique sont finalement reconnus comme leurs négociateurs. Sydney possède un beau parc au centre de la ville et plusieurs grands bâtiments institutionnels, incluant l’Université du Cap-Breton, qui est située aux abords de la ville.

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