Albertonectes

Albertonectes est un genre de plésiosaure de la famille Elasmosauridae. Les plésiosaures ne sont pas des dinosaures, bien qu’ils soient parfois classés par erreur dans cette catégorie. Les dinosaures vivaient sur terre, alors que les plésiosaures sont des reptiles respirant de l’air qui ont prospéré dans tous les océans du monde durant la même ère. Spécifiquement, Albertonectes a vécu à la fin de la période crétacée (entre 100,5 millions et 66 millions d’années avant notre ère). À ce jour, des fossiles d’Albertonectes n’ont été retrouvés qu’en Alberta, au sud de Lethbridge. Albertonectes possédait 76 os de cou, le plus grand nombre parmi les animaux connus.

Albertonectes est un genre de plésiosaure de la famille Elasmosauridae. Les plésiosaures ne sont pas des dinosaures, bien qu’ils soient parfois classés par erreur dans cette catégorie. Les dinosaures vivaient sur terre, alors que les plésiosaures sont des reptiles respirant de l’air qui ont prospéré dans tous les océans du monde durant la même ère. Spécifiquement, Albertonectes a vécu à la fin de la période crétacée (entre 100,5 millions et 66 millions d’années avant notre ère). À ce jour, des fossiles d’Albertonectes n’ont été retrouvés qu’en Alberta, au sud de Lethbridge. Albertonectes possédait 76 os de cou, le plus grand nombre parmi les animaux connus.
Albertonectes

Description

Albertonectes possède un corps typique de plésiosaure, avec un cou long et droit et une queue courte. Son corps est court, large et raide, et comporte quatre membres qui ont évolué pour devenir des nageoires rigides. Appartenant à la famille des Elasmosauridae, son cou est beaucoup plus long que celui des plésiosaures plus anciens comme Cryptocleidus, qui vivait au milieu de la période jurassique (entre 174,1 millions et 145 millions d’années auparavant). La longueur totale d’Albertonectes atteint 11,2 m, avec un cou de 7 mètres, plus long que la longueur combinée de son corps et sa queue. L’agrandissement du cou des plésiosaures ne s’est pas effectué par une élongation graduelle des os individuels du cou, comme chez les girafes, mais par l’addition d’un grand nombre de vertèbres cervicales, 76 dans le cas d’Albertonectes. Malgré sa grande longueur, le cou est très rigide. En aucune manière il ne peut se plier comme celui d’un cygne. Chez le cygne, les articulations entre les os du cou sont comme des selles emboîtées, permettant une grande flexibilité de gauche à droite et de haut en bas. Au contraire, les articulations des os de cou d’Albertonectes sont très plates, ce qui implique une flexibilité limitée. Un fossile d’Albertonectes découvert en 2007 témoigne d’ailleurs de la grande rigidité de son cou. Les paléontologues ont déterminé que la carcasse de l’animal a frappé le fond marin tête première, le cou se brisant en trois endroits différents sous la poussée du corps.

Le saviez-vous?
Bien qu’Albertonectes soit à notre connaissance l’animal ayant possédé le plus grand nombre d’os de cou, son cou n’était pas pour autant le plus long. Cette distinction revient à Mamenchisaurus, un dinosaure sauropode dont le cou pouvait atteindre 12 mètres, comparativement à 7 mètres pour le cou d’Albertonectes. Toutefois, outre leur grand nombre d’os de cou, Albertonectes et les autres élasmosaures de la fin du Crétacé se distinguaient des sauropodes par le fait que leur cou était plus long que la longueur combinée de leur corps et de leur queue, ce qui leur conférait une silhouette très distinctive.


Les plésiosaures, incluant Albertonectes, ont évolué à partir de reptiles terrestres durant la période du Trias tardif (entre 237 millions et 201,3 millions d’années auparavant). Une grande partie de leur anatomie témoigne de leur origine terrestre. Par exemple, les os des membres inférieurs et postérieurs des reptiles rampants, dont cinq doigts et cinq orteils, sont présents dans les nageoires des plésiosaures, dissimulés sous la peau. Des structures osseuses similaires se retrouvent dans les nageoires de plusieurs animaux marins contemporains, comme les baleines et les phoques, qui descendent aussi d’ancêtres terrestres.

Squelette à l’échelle d'Albertonectes

Distribution et habitat

Les seuls spécimens connus d’Albertonectes proviennent du sud-ouest de l’Alberta. Ils vivaient entre 78 et 72 millions d’années auparavant. Ils ont été découverts dans le schiste noir de la Formation de Bearpaw. Ces roches témoignent de l’existence d’une mer intérieure, la Voie maritime intérieure de l’Ouest, qui bordait à cette époque le flanc est des Rocheuses en formation. À son apogée, cette voie maritime s’étendait du golfe du Mexique jusqu’à l’océan Arctique. C’était un véritable environnement marin. Outre les plésiosaures comme Albertonectes, les paléontologues y ont trouvé des fossiles de palourdes géantes, d’étoiles de mer, de homards, d’ammonites, de nautiloïdes, de requins, de poissons osseux, de tortues de mer et de mosasaures. Les fossiles d’Albertonectes ont été découverts dans des roches sédimentaires très éloignées de la côte, ce qui indique qu’ils étaient bien adaptés à la vie en pleine mer.

Habitat d’Albertonectes

Reproduction et croissance

Puisqu’on n’a retrouvé qu’un spécimen complet, et quelques séries isolées de vertèbres d’autres spécimens, les paléontologues n’ont pas pu apprendre grand-chose au sujet de la reproduction et la croissance d’Albertonectes à partir des traces fossiles. Toutefois, en se basant sur son anatomie, on sait qu’il lui était impossible de monter sur la terre ferme. En conséquence, les femelles devaient donner naissance à leurs petits en mer, renonçant au stade de la ponte habituel chez les reptiles terrestres. Par ailleurs, on a trouvé la preuve fossile du développement d’un fœtus dans le corps d’un Polycotylus, un autre plésiosaure, accréditant la thèse qu’Albertonectes partageait ce processus de reproduction.

Diète

Malheureusement, personne n’a trouvé de tête d’Albertonectes et on ne sait rien directement sur ses dents et ses mâchoires, et par inférence, sur ce qu’il mangeait. Toutefois, tous les élasmosaures ont une tête relativement petite, avec des dents longues et fines. Les dents supérieures et inférieures se joignent quand la bouche est fermée. Ces petites dents et mâchoires fines indiquent qu’Albertonectes ne pouvait attaquer et dépecer de grosses proies animales. Il est probable qu’il recueillait plutôt des petits poissons et des crustacés dans la colonne d’eau. Il cueillait peut-être aussi des invertébrés sur le fond marin.

Comportement

Les élasmosaures sont de très grands animaux, et dans tous les environnements, les grands animaux sont peu nombreux. Ceci implique qu’Albertonectes devait être un chasseur solitaire, sauf durant la période de reproduction. On a découvert une importante collection de roches dans les cavités corporelles d’Albertonectes. Deux théories ont été élaborées pour expliquer la présence de ces roches dans l’estomac d’Albertonectes et des autres plésiosaures : une fonction de ballast, ou un rôle dans la digestion. Les deux théories posent problème. Premièrement, les pierres trouvées dans le corps des plésiosaures sont trop petites pour affecter la flottabilité. Ainsi, Albertonectes pèse 4,8 tonnes, mais seulement 9 kg de pierres ont été retrouvés dans le fossile. Quant à la seconde théorie, tous les plésiosaures sont considérés comme ayant été strictement carnivores, or parmi les animaux vivants, les seuls qui utilisent des pierres dans l’estomac pour faciliter la digestion sont des végétariens (par exemple, des oiseaux comme les poulets). Les paléontologues continuent à élaborer des théories pour expliquer la présence de pierres dans les estomacs des plésiosaures.

Découverte d’Albertonectes

Découverte et attribution du nom

Les vestiges d’Albertonectes ont été découverts accidentellement. Depuis de nombreuses années, l’entreprise Korite International cherchait des ammolites (pierres précieuses issues de coquilles d’ammonites) dans la Formation de Bearpaw, au sud de Lethbridge, en Alberta, excavant le sol à l’aide de pépines. De temps à autre, les chercheurs découvraient un mosasaure, une sorte de lézard maritime apparenté aux varans actuels comme le varan de Komodo. La découverte du fossile d’un élasmosaure, qui sera plus tard baptisé Albertonectes, a été pour eux une très agréable surprise. Le Musée royal Tyrrell de paléontologie a dépêché sur les lieux une équipe de six personnes pour recueillir les restes. Le travail a demandé trois semaines. Le nom complet de l’espèce, Albertonectes vanderveldei (nageur d’Alberta de Van der Veld) rend hommage au fondateur de Korite International, l’homme d’affaires Rene Vanderveld, et à sa contribution au progrès de la paléontologie au Canada.

Taxonomie

Règne

Animaux

Division

Cordés

Classe

Reptilia

Super-ordre

Sauropterygia

Ordre

Plesiosauria

Famille

Elasmosauridae

Genre

Albertonectes

Espèce

Albertonectes vanderveldei