Grippe aviaire

La grippe (ou influenza) aviaire est une maladie virale contagieuse qui touche plusieurs espèces d'oiseaux utilisés pour la production alimentaire (p. ex. les poulets, les dindes), ainsi que les oiseaux de compagnie, les oiseaux sauvages et certains mammifères.

Grippe aviaire

La grippe (ou influenza) aviaire est une maladie virale contagieuse qui touche plusieurs espèces d'oiseaux utilisés pour la production alimentaire (p. ex. les poulets, les dindes), ainsi que les oiseaux de compagnie, les oiseaux sauvages et certains mammifères.

Malgré qu'il y ait plus d'un siècle que les premiers cas de grippe aviaire (peste aviaire) ont été détectés, les virus responsables de cette maladie ont seulement été identifiés en 1955 comme virus d'influenza de Type « A ». Les virus de la grippe aviaire peuvent être classés en deux catégories: l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) et l'influenza aviaire faiblement pathogène (IAFP), dépendamment de la sévérité de la maladie chez la volaille. L'IAHP peut se répandre rapidement, causant une maladie grave et un taux de mortalité élevé, alors que l'IAFP ne génère pas de maladie ou cause seulement une maladie légère et peu de symptômes cliniques. Des formes de pathogénicité faible du virus sont régulièrement trouvées dans les populations de sauvagines et ces oiseaux constituent le réservoir de tous les virus de grippe aviaire.

Jusqu'à maintenant, toutes les éclosions ont été attribuées aux sous-types H5 et H7 du virus de grippe aviaire. Dans une population de volaille, ces sous-types ont tendance à muter de formes pathogéniques faibles à élevées au fur et à mesure que les virus s'adaptent à leur hôte. Le H5 ou H7 hautement pathogène dans la volaille est très contagieux et une réaction rapide est nécessaire pour le contenir et prévenir sa propagation.

Des éclosions impliquant les virus IAFP ont été périodiquement détectées en Amérique, en Europe, en Asie, en Australie et en Afrique, et leur distribution reflète la production domestique de volaille, les routes de migration, la période de l'année et les systèmes de surveillance et de déclaration en place.

Les effets sur la santé humaine
Généralement, la maladie humaine causée par une infection due à des virus de grippe aviaire est rare et présente des signes cliniques peu importants. Néanmoins, en 1997 un sous-type H5N1 hautement pathogène, connu sous le nom de souche asiatique, a été transmis de la volaille à des humains qui étaient en contact proche avec des oiseaux malades ou morts. Peu de gens sont tombés malades mais parmi ceux qui l'ont été, plusieurs sont morts. Le taux de mortalité était d'environ 60 p. cent. Depuis, la souche asiatique H5N1 a continué de causer des éclosions de la maladie chez les oiseaux sauvages et les troupeaux de volaille à travers l'Asie, et de plus grands efforts ont été déployés pour contrôler la maladie chez les animaux et prévenir sa transmission chez les humains. Bien que la souche asiatique H5N1 n'ait jamais été détectée en Amérique du Nord, au printemps 2006, elle s'était déjà répandue en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, possiblement à travers le commerce d'oiseaux infectés ou de leurs produits, et les mouvements des oiseaux migrateurs. Tous les sous-types de H5 et H7 doivent être déclarés à l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

L'expérience canadienne
La grippe aviaire est une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la Loi et Règlement sur la santé des animaux au Canada, ce qui signifie que tous les cas soupçonnés doivent être rapportés à l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Le premier cas canadien d'IAHP (H7N3) s'est déclaré en mars 2004 dans une ferme commerciale d'élevage de poulets en Colombie-Britannique. La ferme a immédiatement été mise en quarantaine et le troupeau abattu sans cruauté. Dans les semaines qui ont suivi, 42 troupeaux commerciaux et 11 petits troupeaux ont été infectés de l'IAHP. Le déplacement de gens, d'équipement ou d'oiseaux de ferme en ferme était sans doute la principale méthode de transmission du virus, mais une fois le virus introduit dans une région densément peuplée, la transmission par voie aérienne sur de courtes distances, à travers la poussière contaminée, pourrait avoir infecté des troupeaux des environs.

Afin d'éviter que la maladie se répande, le Gouvernement du Canada se conforme aux règlements internationaux sur son contrôle. C'est pourquoi, en 2004, on a démarré un programme de dépopulation visant à rapidement isoler, contenir et éliminer les cas détectés de grippe aviaire. En raison de la nature fortement infectieuse du virus, les oiseaux vulnérables situés sur des fermes à proximité des lieux infectés ont également été abattus.

Tous les oiseaux infectés et exposés ont été abattus sans cruauté, principalement par l'utilisation de dioxyde de carbone. On s'est ensuite débarrassé des animaux soit en les incinérant, en les enterrant ou en les transformant en compost. L'éclosion a pris fin en juin 2004, et tous les endroits où l'on avait détecté l'IAHP ont été soigneusement nettoyés et désinfectés. Les fermes de volaille ont ensuite obtenu la permission de commencer à se réapprovisionner.

En septembre 2007, l'IAHP s'est déclarée en Saskatchewan lorsqu'un sous-type H7N3 a été détecté dans une opération commerciale. Heureusement, dans ce cas, la maladie s'est limitée à une ferme et seulement les oiseaux de cette ferme ont dû être abattus.

Le Canada se prépare pour les futures éclosions de grippe aviaire en travaillant avec l'industrie afin d'augmenter la biosécurité sur les fermes de volaille canadiennes, et en surveillant la population d'oiseaux sauvages au pays. L'enquête annuelle sur les oiseaux sauvages vise à surveiller la présence de tous les virus de grippe aviaire, et plus particulièrement celle du virus asiatique H5N1 qui se répand à travers le monde.

Voir aussi Pandémie.


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