Bay Bulls

Bay Bulls, ville de T.-N.; 1283 (recens. 2011), 1078 (recens. 2006), const. en 1986. Bay Bulls est située sur la rive est de la Presqu'île Avalon, au sud de St. John's, la capitale.

Bay Bulls, ville de T.-N.; 1283 (recens. 2011), 1078 (recens. 2006), const. en 1986. Bay Bulls est située sur la rive est de la Presqu'île Avalon, au sud de St. John's, la capitale. Bay Bulls est l'un des plus anciens établissements en Amérique du Nord et le plus ancien connu pour porter un nom anglais à Terre-Neuve et au Labrador. On croit qu'il est emprunté au mergule nain (en anglais, bull ou ice bird) qui se trouvait communément dans la région (voir Alcidés), ou peut-être s'agit-il d'une déformation du nom français « Baie de Bois ». Quoi qu'il en soit, le nom est en usage dès 1592.

Historique

Le havre de Bay Bulls, large et profond, utilisé d'abord par les Français, constitue une excellente aire de transbordement pour les premiers navires transatlantiques. Lieu d'hivernage des pêcheurs anglais dès 1635, il est fortifié en 1638 par le gouverneur David Kirke puis, plus tard, en 1665, est attaqué par l'amiral hollandais De Ruyter. Durant la période de rivalités franco-anglaises pour les pêcheries de Terre-Neuve, de 1696 à 1796, l'établissement de pêche semi-permanent subit au moins cinq fois l'attaque des Français. Quelques-unes des plus anciennes épaves en Amérique du Nord reposent au fond du havre. En 1975, la zone entourant le HMS Sapphire qui, le 11 septembre 1696, s'est sabordé pour éviter d'être capturé, est désignée premier lieu historique sous-marin de la province.

En 1800, une communauté d'immigrants qui pêchent toute l'année, provenant surtout d'Irlande, est installée à Bay Bulls. Dès lors, les marchands locaux y exploitent des entreprises de pêche prospères, et Bay Bulls devient un centre d'affaires et un port d'embarquement pour la région. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, la région est prêtée au Canada comme base navale de réparations (à cette époque, Terre-Neuve n'appartient pas à la Confédération).

Situation actuelle

Avant l'imposition du moratoire imposé aux pêcheries de la côte atlantique en 1992, Bay Bulls était encore un port de pêche et un centre de transformation du poisson. Bien qu'elle serve encore à la pêche, de nos jours, elle est aussi une base de services pour les activités pétrolières extracôtières, ce qui comprend le transport maritime et les commodités portuaires. L'économie repose sur un ensemble d'activités, dont la pêche, la transformation du poisson, l'industrie manufacturière, le commerce de détail, l'agriculture et le tourisme.

Le havre abrite une ferme expérimentale d'élevage de la morue et, à son embouchure, quatre îles constituent une importante réserve d'oiseaux marins (voir Oiseaux, Sanctuaries et Réserves). Plusieurs bateaux d'excursions font régulièrement le trajet entre ces îles. Sur la côte, on redécouvre et documente la riche histoire maritime de Bay Bulls. La ville est aussi située près du sentier de la côte est, un sentier de randonnée qui relie les communautés historiques de la côte est de Terre-Neuve.