Archibald Belaney, Grey Owl

Peu après son arrivée, Belaney s'invente une nouvelle identité, se présentant comme le fils de parents écossais et apache et se fait appeler Grey Owl. Il publie sous ce nom son premier livre, The Men of the Last Frontier (1931; trad. La Dernière Frontière).

Grey Owl
Le conservationiste Grey Owl se présente comme le fils d'une Apache et d'un \u00c9cossais. Il est en réalité un Anglais de naissance qui consacre la majeure partie de sa vie \u00e0 la défense de l'environnement. Il appara\u00eet ici nourrissant un jeune castor dans le parc Riding Mountain (avec la permission des Public Archives of Ontario).

Archibald Stansfeld Belaney, surnommé Grey Owl, écrivain et défenseur de l'environnement (né le 18 septembre 1888 à Hastings, en Angleterre; décédé 13 avril 1938 à Prince Albert, SK). Élevé par deux tantes célibataires et sa grand-mère, Belaney connaît une enfance malheureuse. Durant sa jeunesse, il est fasciné par les autochtones d'Amérique du Nord et rêve d'en devenir un. À l'âge de 17 ans, il part pour le Nord du Canada où il restera toute sa vie, sauf durant son service de guerre. C'est en côtoyant les Ojibwés du Nord de l'Ontario qu'il apprend à connaître la nature.

Peu après son arrivée, Belaney s'invente une nouvelle identité, se présentant comme le fils de parents écossais et apache et se fait appeler Grey Owl. Il publie sous ce nom son premier livre, The Men of the Last Frontier (1931; trad. La Dernière Frontière). Sa femme, l'iroquoise Anahareo, le convainc de l'importance de la conservation de l'environnement, qui devient le thème central de ses écrits.

Pendant son affectation comme responsable d'un programme de protection des castors à Riding Mountain, puis au parc national de Prince-Albert, dans l'Ouest canadien, il écrit trois livres : Pilgrims of the Wild (1934), The Adventures of Sajo and her Beaver People (1935; trad. Sajo et ses castors, 1938) et Tales of an Empty Cabin (1936; trad. Récits de la cabane abandonnée, 1951). Il connaît beaucoup de succès grâce à son travail, surtout en Grande-Bretagne où il effectue deux tournées de conférences.

Après sa mort, les médias découvrent ses origines anglaises et, dans l'indignation qui s'en suit, son oeuvre en tant que défenseur de l'environnement est oubliée. Ce n'est qu'une génération plus tard que son travail sera à nouveau reconnu.


Lecture supplémentaire

  • Anahareo, Devil in Deerskins: My Life with Grey Owl (1972); Lovat Dickson, Wilderness Man (1973); Donald B. Smith, From the Land of Shadows: The Making of Grey Owl (1990); Jane Billinghurst, Grey Owl: The Many Faces of Archie Belaney (1999); Hap Wilson, Grey Owl and Me: Stories from the Trail and Beyond (2010); Mark Cronlund Anderson and Carmen L Robertson, “Disrobing Grey Owl: The Death of Archie Belaney, 1938”, in Seeing Red: A History of Natives in Canadian Newspapers (2011).

    Films and Documentaries

    The Beaver People, directed by Bill Oliver (1928)
    The Beaver Family
    , directed by Bill Oliver(1929)
    Grey Owl’s Little Brother, directed by Gordon Sparling (1932)
    Strange Doings in Beaverland, directed by Bill Oliver (1932)
    Grey Owl’s Neighbours, directed by Bill Oliver (1934)
    Grey Owl’s Strange Guests, directed by Gordon Sparling (1934)
    Pilgrims of the Wild, directed by Bill Oliver (1935)
    The Trail—Men Against the Snow, directed by Grey Owl (1937)
    The Trail—Men Against the River, directed by Grey Owl (1937)
    Grey Owl, directed by Nancy Ryley (CBC, 1972)
    Grey Owl, directed by Richard Attenborough (1999)

    External Links

    Donald B. Smith, “Grey Owl and His Publishers”

Liens externes