Fonds du souvenir

Un jour de l'hiver 1909, un vieux soldat de la guerre des Boers, souffrant d'engelures et mourant de faim, est amené à l'Hôpital général de Montréal. Il meurt quelques heures plus tard et son corps, conformément à la coutume de l'époque, doit être inhumé dans la fosse commune réservée aux pauvres.

Fonds du souvenir

Un jour de l'hiver 1909, un vieux soldat de la guerre des Boers, souffrant d'engelures et mourant de faim, est amené à l'Hôpital général de Montréal. Il meurt quelques heures plus tard et son corps, conformément à la coutume de l'époque, doit être inhumé dans la fosse commune réservée aux pauvres. Un préposé aux soins, Arthur Hair, lui-même ancien combattant, décide d'intervenir et amasse suffisamment d'argent pour inhumer dignement le corps. Il s'adresse ensuite aux riches montréalais et, grâce à leur aide, met sur pied le Last Post Imperial Naval and Military Contingency Fund, institué officiellement le 19 avril 1909 dans la fabrique de l'église Trinity, située au carré Viger, à Montréal.

Jusqu'en 1921, le Fonds, financé exclusivement par des dons et limité à la province du Québec, permet d'offrir les funérailles, l'inhumation et une pierre tombale de granit à 276 vétérans indigents. Il change de nom et devient le Fonds du souvenir en 1921, lorsque l'organisation se voit attribuer une charte du Dominion et une subvention gouvernementale annuelle de 10 000 $ afin d'étendre le service au reste du Canada. Le Fonds paie une partie ou l'ensemble des frais funéraires, au Canada ou à l'extérieur du pays, pour tout ancien membre des forces armées ou de la marine marchande canadiennes tombé dans l'indigence. Les anciens membres des forces alliées qui meurent dans de telles circonstances au Canada ont également droit à ce service. L'organisation possède son propre cimetière militaire, à Pointe-Claire, au Québec. Le quartier général est situé à Montréal et il existe 11 bureaux au Canada, un en Grande-Bretagne et trois aux États-Unis.