Laliberté, Guy

Guy Laliberté, OC, OQ, amuseur public et homme d'affaire (né le 2 septembre 1959 à Saint-Bruno, QC). Laliberté est le premier accordéoniste, échassier et cracheur de feu du Cirque du Soleil. Laliberté a aussi établi la fondation One Drop et en septembre 2009, il devient le premier touriste canadien de l’espace.

Guy Laliberté, OC, OQ, amuseur public et homme d'affaire (né le 2 septembre 1959 à Saint-Bruno, QC). Laliberté est le premier accordéoniste, échassier et cracheur de feu du Cirque du Soleil. Il transformera une petite troupe québécoise de musiciens et de chanteurs des rues en une entreprise culturelle de renommée internationale. Laliberté a aussi établi la fondation One Drop et en septembre 2009, il devient le premier touriste canadien de l’espace.

Début de carrière

Attiré dès son jeune âge par la vie de bateleur, ou d'amuseur public, Laliberté doit probablement, du moins en partie, son sens du plaisir et son amour des foules aux réunions familiales de son enfance. Ses parents adoraient tous deux divertir les gens. Comme la plupart des amuseurs publics, Laliberté est essentiellement autodidacte. En 1978, il se rend à Paris apprendre les rudiments de l'art de cracher des flammes. En 1979, il commence à marcher sur des échasses avec Gilles Ste-Croix. Ensemble, ils organisent des activités pour l'auberge de jeunesse de Baie-Saint-Paul (région de Charlevoix, au Québec).

Laliberté passe trois hivers de suite (1979-1981) à travailler à Hawaï. C'est là que lui vient l'idée d'organiser des événements de grande envergure. Selon lui, le soleil dans le logo du Cirque est fortement inspiré par le soleil hawaïen. À l'été 1980, il se joint à la troupe d'échassiers de Ste-Croix, Les échassiers de Baie-Saint-Paul. L'année suivante, Ste-Croix, Laliberté et les échassiers Serge Roy, Josée Bélanger et Carmen Ruest fondent un organisme à but non lucratif, le Club des talons hauts, afin de promouvoir des événements intégrant des échasses.

Cirque du Soleil

En 1982, avec l'aide de Ste-Croix, Robert Lagueux et Hélène Dufresne, Laliberté organise son premier événement d'envergure, La fête foraine de Baie-Saint-Paul, qui attire des amuseurs publics de tout le Canada et des États-Unis. Présentée pendant trois années successives, la fête foraine se termine généralement par un grand spectacle qui rassemble les meilleures performances sur une même scène. Ces spectacles de fermeture sont si populaires et spectaculaires qu'il en jaillit l'idée d'un cirque itinérant sans animaux.

En 1984, Laliberté fonde, avec l'aide financière du gouvernement du Québec, le Cirque du Soleil. Celui-ci se produit à différents endroits du Québec, et son chapiteau peut accueillir 800 personnes. L'année suivante, le spectacle entreprend une tournée qui le mène à Ottawa, Toronto et Niagara Falls. En 1986, un nouveau spectacle est créé, La magie continue (1987). Il est présenté au Canada, aux États-Unis et en Europe. En 1990, lorsqu'il est utilisé pour la dernière saison, le chapiteau peut contenir 2500 personnes. Deux ans plus tard, le Cirque du Soleil se produit simultanément sur trois continents.

Laliberté et ses principaux collaborateurs, Gilles Ste-Croix et Daniel Gauthier, sont les artisans de l'expansion phénoménale du Cirque et mettent sur pied une équipe créative qui en définit le style unique et esthétique. Cette équipe est composée du directeur Franco Dragone, de la chorégraphe Debra Brown, de la conceptrice de costumes Dominique Lemieux, des compositeurs René Dupéré et Benoit Jutras, du scénographe Michel Crête et de l'éclairagiste Luc Lafortune. Laliberté installe aussi des spectacles permanents du Cirque à Las Vegas (Mystère en 1993 et O en 1998) et à Orlando (La Nouba en 1998). Bien que le siège international et les studios du Cirque du Soleil restent à Montréal, Laliberté et son équipe établissent des sièges sociaux régionaux à Amsterdam (1994), à Las Vegas (1997) et à Singapour (1998).

La Fondation One Drop et voyage dans l’espace

En 2007, Laliberté annonce le lancement officiel de la fondation One Drop, une organisation dont le but est de rendre l’eau accessible à tous dans le monde. La fondation est financée par Laliberté (qui y engage 100 millions de dollars), la Banque Royale du Canada, ainsi que la Fondation Prince Albert II de Monaco, et est en association étroite avec Oxfam et le Cirque du Soleil.

Laliberté attire l’attention mondiale sur la problématique de l’eau lorsqu’il embarque pour une « mission sociale poétique » dans l’espace. Le 30 septembre 2009, il devient le premier touriste canadien de l’espace, il vole vers la station spatiale internationale à bord du vaisseau spatial Soyuz TMA-16 avec l’Expédition 21 de l’Agence spatiale fédérale russe. Avec le thème, « De la Terre aux étoiles pour l’eau », Laliberté anime une webémission le 9 octobre dans laquelle figurent des performances artistiques de 14 villes dans le monde, ainsi que depuis la station spatiale.

Reconnaissance

En 1997, Guy Laliberté reçoit l'Ordre national du Québec et en 2004, il reçoit l’Ordre du Canada. En 2000, sa création, Le Cirque du Soleil, reçoit le prix du Centre national des arts du Gouverneur général.

Plusieurs films ont été tournés sur le Cirque du Soleil, notamment L'Odyssée baroque, de Jean-Philippe Duval (Société Radio-Canada, 1994) et Un cirque en Amérique : La rançon de la gloire, de Nathalie Petrowski (ONF, 1988).


Lecture supplémentaire

  • Véronique Vial and Hélène Dufresne (eds), Cirque du Soleil (1993) and Wings: Backstage with Cirque du Soleil (1999).