Langlois, Daniel

Daniel Langlois, animateur, réalisateur (Jonquière, Québec, 6 avril 1957). Il entre à l'OFFICE NATIONAL DU FILM en 1980, au studio d'animation. Il s'intéresse à l'animation assistée par ordinateur qu'avait encouragée René JODOIN, dès 1974. Pendant cinq ans, il accomplit des tâches subalternes.

Langlois, Daniel

Daniel Langlois, animateur, réalisateur (Jonquière, Québec, 6 avril 1957). Il entre à l'OFFICE NATIONAL DU FILM en 1980, au studio d'animation. Il s'intéresse à l'animation assistée par ordinateur qu'avait encouragée René JODOIN, dès 1974. Pendant cinq ans, il accomplit des tâches subalternes. Mais il poursuit en parallèle la réalisation d'un film, Tony de Peltrie (coréal. Philippe Bergeron, Pierre Lachapelle et Pierre Robidoux, 1985), un classique en animatique. En 1986, il crée Softimage, une compagnie qui développe des logiciels 3D d'animation par ordinateur. Il prend en charge des séquences de film ou l'ensemble si tout est généré par ordinateur. On le retrouve dans Transitions (Colin LOW, Tony Ianzelo, 1986), le premier film avec animation en Imax 3D. Ses logiciels sont tellement perfectionnés et performants qu'il participe à bon nombre de productions hollywoodiennes. Devenu, là-bas, LA norme en la matière, Softimage est achetée par Microsoft. La somme que Langlois en obtient lui permet de créer une fondation qui porte son nom, de mettre en place un complexe médiatique perfectionné, Ex-Centris, où convergent cinéma et nouvelles technologies, de prendre sous son ombrelle le Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias et de lancer une fondation qui appuie les arts médiatiques innovateurs au plan technologique et esthétique. En 1999, il produit La Baronnesse (Michael McKenzie), une oeuvre entièrement numérique. Il était nommé Officier du l'Ordre du Canada en 2000.

Cas unique dans les annales canadiennes d'un créateur ayant fait fortune, Daniel Langlois, peut maintenant prendre à coeur son nouveau rôle de mécène.