Le Loutre, Jean-Louis

Jean-Louis Le Loutre, prêtre et missionnaire (Morlaix, France, 26 sept. 1709 -- Nantes, France, 30 sept. 1772).
Jean-Louis Le Loutre, prêtre et missionnaire (Morlaix, France, 26 sept. 1709 -- Nantes, France, 30 sept. 1772).


Le Loutre, Jean-Louis

Jean-Louis Le Loutre, prêtre et missionnaire (Morlaix, France, 26 sept. 1709 -- Nantes, France, 30 sept. 1772). Certains historiens croient que Le Loutre est un agent politique pour la France, tandis que d'autres le considèrent comme un missionnaire exemplaire, qui use de tous les moyens possibles pour éviter que les Acadiens (voir ACADIE) catholiques français ne subissent la domination des Britanniques protestants. Après avoir étudié à Paris, au Séminaire du Saint-Esprit, et avoir été ordonné prêtre au Séminaire des missions étrangères, Le Loutre se rend à LOUISBOURG en 1737. Affecté à la paroisse d'Annapolis Royal, en territoire britannique, il travaille auprès des MICMACS à la mission de Shubenacadie, près de Truro, en Nouvelle-Écosse.

En 1744, après la déclaration de guerre entre l'Angleterre et la France, Le Loutre participe avec François DuPont Duvivier au siège d'Annapolis Royal. Lorsque les Britanniques prennent Louisbourg en 1745, Le Loutre se rend à Québec pour y consulter le gouverneur de la NOUVELLE-FRANCE. Celui-ci lui confie la mission d'aller à la rencontre de la flotte du duc d'Anville, alors en route pour reprendre l'Acadie. C'est ainsi que Le Loutre sert d'intermédiaire entre les autorités françaises et les Acadiens. Après l'échec de la flotte d'Anville, Le Loutre retourne en France à bord de La Sirène.

En 1749, après deux tentatives qui se terminent dans les prisons d'Angleterre, Le Loutre retourne en Acadie. Depuis sa nouvelle mission à FORT BEAUSÉJOUR (près de Sackville, Nouveau-Brunswick), Le Loutre encourage les Micmacs à harceler les Britanniques et presse les Acadiens d'abandonner leurs terres et de trouver refuge dans les régions revendiquées par la France. Il retourne en France en 1752, mais revient l'année suivante, toujours aussi déterminé à lutter contre les Britanniques. Après la prise de Beauséjour en 1755, Le Loutre, sachant que sa tête est mise à prix depuis quelques années, s'enfuit à Québec. Capturé par les Britanniques, alors qu'il s'en retourne en France, il est fait prisonnier jusqu'en 1763. Une fois libéré, il vient en aide aux Acadiens déportés qui souhaitent vivre en France.