Monarque

   Le Monarque est le seul PAPILLON diurne de la famille des Danaïdés (ordre des Lépidoptères) que l'on trouve au Canada. Ses habitudes migratoires en font probablement le mieux connu et le plus médiatisé des papillons.

Monarque, papillon
Un papillon monarque adulte sort de sa chrysalide. Il lui faut de 10 à 20 minutes pour pouvoir étendre ses ailes et pour que celles-ci sèchent et se renforcent (photo de Bill Ivy).
Monarque, chenille du papillon
La chenille du monarque est facilement identifiable avec ses couleurs brillantes, noire et verte, ainsi qu'avec ses rayures jaunes (photo de Bill Ivy).
Monarque, chrysalide du papillon
Larve de monarque à maturité suspendue la tête en bas à une branche, sous forme de superbe chrysalide verte (la pupe) (photo de Bill Ivy).

Le Monarque est le seul papillon diurne de la famille des Danaïdés (ordre des Lépidoptères) que l'on trouve au Canada. Ses habitudes migratoires en font probablement le mieux connu et le plus médiatisé des papillons. On le rencontre dans toutes les provinces et tous les territoires, et il abonde là où croît sa plante hôte, l'asclépiade (du genre Asclepias). Sa grande taille, sa couleur orange et noire ainsi que son vol lent et élégant en font généralement un papillon remarqué.

Migration

Sa migration printanière vers le nord le ramenant au Canada est attribuable au déplacement progressif d'individus de générations successives. La légendaire migration d'automne vers le sud est accomplie par les adultes de la dernière génération estivale. Les monarques émergés à l'ouest des Rocheuses hivernent en Californie; ceux originaires du centre et de l'Est de l'Amérique du Nord convergent au centre du Mexique. Après 40 années de recherche, la première zone d'hivernage mexicaine a été découverte en 1974 par Frederick Urquhart, de l'U. de Toronto.

Dissuasion des prédateurs
On a cru longtemps que tous les monarques contiennent un poison qu'ils absorbent de leur plante hôte au stade de chenille. Des travaux récents indiquent toutefois que seulement certaines espèces d'asclépiades contiennent des glucosides cardiotoniques mortels, de sorte que les papillons issus de chenilles élevées sur des asclépiades non vénéneuses, comme l'Asclépiade commune (A. syriaca) et la Belle Asclépiade (A. speciosa), ne seraient pas toxiques.

On suppose que les motifs colorés des ailes, lié à sa toxicité, protègent le monarque de la prédation. Après quelques expériences initiales fâcheuses, les prédateurs apprennent à associer les effets toxiques de sa consommation et son mauvais goût à sa livrée remarquable et évitent de l'attaquer.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • F.A. Urquhart The Monarch Butterfly (1960); S.B. Malcolm and M.P. Zalucki, eds Biology and Conservation of the Monarch Butterfly (1993).

Liens externes