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Roughriders de la Saskatchewan

Les Roughriders de la Saskatchewan sont une équipe qui joue dans la division ouest de la Ligue canadienne de football (LCF). Il s’agit du plus ancien club de football professionnel de l’ouest du Canada, et du deuxième plus ancien club après les Argonauts de Toronto de la division est dans l’histoire. Les Roughriders sont l’une des deux seules équipes de la LCF (l’autre est les Blue Bombers de Winnipeg) appartenant à la communauté, et ils disputent leurs matchs à Regina, le marché sportif le moins peuplé du Canada. Seuls les Packers de Green Bay de la NFL sont basés dans un centre urbain plus petit. Toutefois, tout comme les Packers, les Roughriders sont célèbres pour leurs partisans passionnés, qui sont surnommés la « Rider Nation », et dont un grand nombre vit dans toute la province et bien au-delà de ses frontières. Même lors des saisons perdantes, les ventes de souvenirs de l’équipe représentent plus de la moitié de toutes les marchandises vendues par les équipes de la LCF. Les Roughriders ont participé à treize reprises à la Coupe Grey et ils ont remporté le championnat à cinq reprises, la dernière fois en 2025.

Faits brefs sur les Roughriders de la Saskatchewan

Date de création : 1910

Stade : Mosaic Stadium

Couleurs de l’équipe : vert et blanc

Victoires en Coupe Grey : 5


Roughriders de la Saskatchewan : les débuts (1910‑1945)

Les Roughriders sont créés sous le nom de Regina Rugby Club lors d’une réunion le 13 septembre 1910. De nombreux joueurs ont été attirés par l’expansion économique de l’Ouest et ils souhaitent jouer au rugby‑football nord‑américain qu’ils ont connu dans l’est du Canada et aux États‑Unis. Les hommes d’affaires de la ville voient le succès sportif comme un puissant moyen de promotion pour leur communauté en pleine croissance. Ils commencent une longue tradition de soutien financier et d’organisation. En deux semaines, ils créent une ligue de quatre équipes nommée la Saskatchewan Rugby Football Union. L’année suivante voit la formation de la Western Canadian Rugby Union (WCRU). Elle est composée d’équipes d’Edmonton, de Calgary, de Winnipeg, de Moose Jaw, de Saskatoon et de Regina.

Le Regina Rugby Club devient rapidement une formidable organisation. Elle domine le football dans l’ouest du Canada jusqu’à la fin des années 1930. Elle remporte son premier championnat de la WCRU en 1912 et remporte ensuite 15 des 21 premiers titres. À la fin des années 1920, au cours d’une période de sept ans, le Club demeure invaincu dans les matchs de l’Ouest, avec un bilan cumulé de 662 à 75. Ce faisant, le Club limite ses adversaires à une moyenne étonnante de deux points par match. Toutefois, l’objectif du Regina Rugby Club est de prendre le dessus sur les équipes plus expérimentées de l’est du Canada et de remporter la Coupe Grey, qui est créée en Ontario en 1909 pour récompenser la suprématie nationale en matière de football. Le Regina Rugby Club affronte les Tigers de Hamilton en tournée dans l’Ouest et perd plusieurs matchs hors-concours, le premier ayant eu lieu dès 1913. Dans les années 1920, il se lance à la conquête de la Coupe Grey.

Les équipes de l’Ouest éprouvent des difficultés lors des matchs de la Coupe Grey. La compétition se déroule toujours dans l’est du pays, habituellement sur le terrain de l’équipe de l’Est, ce qui implique un voyage en train de deux ou trois jours particulièrement fatiguant. De plus, le match est organisé selon les règles de l’est qui sont appliquées par des officiels de la division de l’Est. Le Regina Rugby Club découvre à quel point la victoire peut être difficile lorsqu’il est battu à 54 contre 0 par les étudiants de l’Université Queen’s en 1923. Il perd ensuite cinq matchs consécutifs pour le titre de 1928 à 1932, et un autre en 1934. Ces matchs permettent au Rugby Club de s’améliorer et même d’enseigner quelque chose aux équipes de l’est; lors du match de 1929, les joueurs de Regina surprennent tout le monde en effectuant les premières passes vers l’avant de l’histoire de la Coupe Grey (en rugby, seules les passes vers l’arrière sont autorisées). En moins d’un an, les responsables des règlements de l’Est adoptent ce qui devient le jeu le plus palpitant de ce sport.

De nombreux observateurs considèrent le Regina Rugby Club de 1936 comme la meilleure équipe jamais mise sur pied dans l’ouest du Canada. Elle aurait bien pu gagner sa première Coupe Grey cette année‑là si ce n’avait été de l’une des nombreuses querelles réglementaires qui empoisonnent les débuts du football. Winnipeg est la première équipe de l’Ouest à remporter la Coupe Grey en 1935 avec sept joueurs provenant des États‑Unis. Toutefois, un an plus tard, la Canadian Rugby Union refuse d’autoriser Regina à participer au match du championnat avec ses cinq nouveaux joueurs importés. Lorsque le Regina Rugby Club refuse de jouer sous ces conditions, la Coupe Grey n’est pas disputée et elle est remise aux Imperials de Sarnia, qui battent les Rough Riders d’Ottawa à 26 contre 20 lors de la finale de l’Est. En moins d’un an, les joueurs importés sont autorisés à jouer dans les matchs de la Coupe Grey. Ils deviennent une composante essentielle des équipes de football à travers le pays.

Nom et couleurs des Roughriders de la Saskatchewan

La Deuxième Guerre mondiale, comme la Première Guerre mondiale avant elle, met fin à toutes les compétitions civiles organisées de football. Cependant, jusqu’en 1943, le Regina Rugby Club continue à jouer sous le nom « All‑Services Roughriders ». Il est composé de joueurs qui proviennent des unités locales de l’armée de terre, de la marine, de l’armée de l’air et de la GRC. Le nom « Roughriders » a été adopté plusieurs années auparavant. En 1924, l’équipe d’Ottawa de football, appelée les « Rough Riders » en hommage aux bûcherons qui travaillent sur la rivière des Outaouais, abandonne ce nom au profit de celui de « Senators ». Le Club de Regina ne laisse pas passer l’occasion de s’appeler lui‑même les « Regina Roughriders ». (Ce terme est utilisé pour décrire les officiers robustes qui dressent les chevaux sauvages pour la GRC.) Lorsqu’arrive la saison de 1931, l’équipe d’Ottawa s’appelle à nouveau « Rough Riders ». Durant les 65 années suivantes, le football professionnel canadien compte deux équipes qui portent pratiquement le même nom. La franchise d’Ottawa est dissoute en 1996 et est brièvement ressuscitée sous le nom de « Renegades ». Lorsque les nouveaux propriétaires se voient refuser le droit d’utiliser le nom « Rough Riders », ils adoptent celui de « Redblacks » (le Rouge et Noir) en hommage aux couleurs des équipes d’origine d’Ottawa.

Sans un coup du destin, les Redblacks d’Ottawa auraient peut-être été privés du droit de porter leurs couleurs rouge et noir. Au cours de l’été 1948, un dirigeant des Roughriders de Regina en voyage d’affaires à Chicago se rend dans un magasin de surplus militaires qui vend en solde des ensembles de maillots de football en nylon vert et blanc. À la vue de cette bonne affaire, il achète deux ensembles qu’il ramène avec lui à Regina, et comme ils sont de meilleure qualité par rapport aux uniformes rouge et noir usés qui datent de l’avant‑guerre, le club adopte cette nouvelle tenue. Étonnamment, les partisans ne s’opposent pas à ce changement, et depuis, les Roughriders portent des uniformes verts et blancs ou verts et noirs.

L’année 1948 voit un changement beaucoup plus important concernant l’identité des Roughriders. Plusieurs années auparavant, le journaliste sportif Tom Melville a signalé aux dirigeants du club que l’intérêt pour leur équipe s’était largement répandu au‑delà de Regina et qu’il attirait plus de partisans provinciaux que n’importe quelle autre équipe de football au pays. Réalisant qu’un club explicitement identifié à la province attirerait encore plus de partisans, les dirigeants votent pour changer le nom de l’équipe pour « Saskatchewan Roughriders ». Ce changement se fait sans grande fanfare. En fait, il faut de nombreuses années avant que les commentateurs s’habituent à ce nouveau nom.

Dans les décennies depuis 1948, le nom inclusif avec le grand « S » présent dans le logo du Club devient un véritable emblème pour les partisans des Roughriders. Ces derniers portent fièrement des maillots et des casquettes des Roughriders en Saskatchewan et dans le monde entier, y compris sur des pyramides mayas, dans les rues de Londres et même dans un avant‑poste éloigné en Afghanistan. La vue d’un partisan portant le logo suscite souvent le cri de ralliement « Go Riders » de la part de passants. Grâce à un processus d’évolution et un marketing habile dans les dernières années, la tenue de sport verte avec le « S » en vient à représenter non seulement une équipe sportive, mais une province tout entière. Les partisans du club adoptent si chaleureusement ce phénomène que même lors des saisons perdantes, la vente de souvenirs et d’objets à la marque du club représente plus de la moitié de toutes les marchandises vendues par les équipes de la LCF. En 2015, les Roughriders se classent au troisième rang des marques sportives les plus populaires au Canada, derrière les Canadiens de Montréal et les Maple Leafs de Toronto. Après avoir été le « parent pauvre » de la ligue pendant près d’un siècle, les Roughriders sont désormais l’un de ses clubs les plus solides financièrement.

Roughriders de la Saskatchewan : l’époque moderne (1945‑2000)

Cependant, durant les décennies entre la fin de la Deuxième Guerre mondiale et les années 2000, la loyauté des partisans des Roughriders est souvent mise à l’épreuve. La création des Stampeders de Calgary en 1945 et des Eskimos d’Edmonton (maintenant les Elks d’Edmonton) en 1949 rend la compétition pour la suprématie sur le football de l’Ouest de plus en plus féroce. Les Roughriders de la Saskatchewan doivent travailler dur pour rivaliser avec les équipes des centres urbains plus importants et plus riches. Pendant un certain temps, ils y parviennent, et ils se qualifient pour la Coupe Grey de 1951 sous la direction du charismatique Glenn Dobbs. Ce dernier était quart‑arrière vedette américain, et il a refusé un contrat avec les Bears de Chicago pour jouer en Saskatchewan. Cependant, une série finale de trois matchs éprouvants contre Edmonton laisse les Roughriders blessés et meurtris. Ils perdent la finale du championnat contre Ottawa avec un score de 21 contre 14.

Les Roughriders continuent à aligner des équipes compétitives jusqu’à ce que le désastre frappe en 1956. Alors qu’ils reviennent d’un match des étoiles à Vancouver, quatre des meilleurs joueurs du club sont tués lorsque leur avion s’écrase contre le flanc d’une montagne dans les Rocheuses. Comme si le cœur même du club a été arraché dans cet accident, les Roughriders tombent en chute vertigineuse. Ils ne remportent que treize matchs lors des quatre saisons suivantes. Ils touchent leur point le plus bas en 1959, la pire saison de l’histoire de la franchise, lorsqu’ils ne remportent qu’un seul des seize matchs disputés.

Les Roughriders commencent à récolter les fruits de leur programme de reconstruction en 1962. Mais c’est lors de la saison de 1963 que le club connait le recrutement le plus important de son histoire. Son directeur général astucieux, Ken Preston, achète Ron Lancaster à Ottawa pour 500 $ et recrute George Reed, fraichement diplômé de l’Université d’État de Washington. Surnommé « Little General », Ron Lancaster devient l’un des plus grands quarts‑arrière de la LCF au cours des 16 saisons suivantes. George Reed devient indubitablement le meilleur porteur de ballon de toute l’histoire de la ligue. Entourés de joueurs canadiens et importés, Ron Lancaster et George Reed mènent une équipe qui remporte plus de matchs dans la décennie entre 1966 et 1976 que n’importe quel autre club de football en Amérique du Nord.

Cette force permet aux Roughriders de disputer quatre matchs de la Coupe Grey. Mais cela ne leur vaut pas autant de titres qu’ils auraient dû en remporter. En 1966, ils remportent la première Coupe Grey de l’histoire de la franchise, battant les grands favoris, les Rough Riders d’Ottawa, à 29 contre 14. Ils perdent leur titre contre Hamilton l’année suivante et sont battus par Ottawa en 1969. En 1970, ils connaissent leur meilleure saison régulière, remportant 14 des 16 matchs. Toutefois, ils ne réussissent pas à se qualifier pour la Coupe Grey lorsqu’ils sont battus par Calgary à 15 contre 14 à la suite d’un botté de placement marqué en plein blizzard lors du dernier jeu du troisième et dernier match de la série finale de l’Ouest. Lors de la Coupe Grey de 1972, les Roughriders semblent contrôler le match dans les dernières minutes, mais ils sont battus à 13 contre 10 lorsque Hamilton qui réussit un botté de placement de 34 verges lors du dernier jeu. La conclusion du match de la Coupe 1976 est encore plus douloureuse lorsque Tony Gabriel prend le dessus sur les défenseurs de la Saskatchewan. Alors qu’il ne reste que quelques secondes au jeu, il attrape une passe de touché de 24 verges et offre ainsi la victoire à Ottawa avec 23 contre 20.

Les Roughriders sont les favoris avant la finale de la Coupe Grey 1976, mais 1977 marque le début d’une série de onze saisons consécutives sans participation aux séries éliminatoires. En réalité, c’est le début de plus de deux décennies d’inefficacité. George Reed prend sa retraite en 1975, suivi par Ron Lancaster en 1978. Mais l’équipe subit sans doute son coup le plus dur lorsque son formidable joueur de ligne canadien Bill Baker décide d’utiliser son option de contrat et de se joindre aux Lions de la Colombie‑Britannique en 1974. C’est le début de la libre agence dans la LCF. À une époque où il n’existe pas de plafond salarial pour égaliser les forces, la franchise de la Saskatchewan a du mal à rivaliser avec les clubs plus riches d’Edmonton, de Calgary et de Vancouver.

En fait, les Roughriders ont de plus en plus de difficultés à même survivre en tant que club. Ils doivent depuis toujours compter sur l’extraordinaire soutien communautaire, depuis l’appel initial pour la création du club en 1910 jusqu’à la campagne de publicité pour sa reconstruction après la Première Guerre mondiale, en passant par sa vaste campagne de financement menée à l’époque de la crise des années 1930 sous le titre des journaux « THE RIDERS NEED HELP! » Au fur et à mesure que les saisons perdantes et les dettes du club s’accumulent dans les années 1970 et 1980, la direction est forcée d’adopter des mesures désespérées pour maintenir le club en vie.

En 1979, John Robertson, un ancien journaliste sportif de Regina, est de retour de Winnipeg pour diriger une campagne de financement. C’est durant ce processus qu’il invente l’expression durable et désormais célèbre « Rider Pride ». En 1985, la loterie annuelle « Friends of the Riders » est créée, et elle permet de recueillir environ 20 millions de dollars au cours des années qui suivent. En 1987, un téléthon provincial, organisé par George Reed, Ron Lancaster et des dizaines d’anciens joueurs et entraineurs, permet d’amasser suffisamment de fonds pour que le club puisse continuer à aligner une équipe.

À l’occasion, les Roughriders donnent à leurs partisans des raisons de demeurer loyaux. Bien que l’équipe ne connait que peu de succès, de nombreux joueurs exceptionnels portent l’uniforme vert et blanc, et à deux reprises, les Roughriders atteignent la finale de la Coupe Grey. Après la saison de 1989, au cours de laquelle ils terminent troisièmes avec un bilan de 9 victoires et 9 défaites, ils surprennent tout le monde en battant Calgary à 33 contre 26 dans les dernières minutes de la demi‑finale de la division Ouest grâce à un retournement de situation. En finale de division, ils doivent affronter les Eskimos d’Edmonton. Avec un bilan de 16 victoires et 2 défaites, ces derniers sont une des meilleures équipes de la LCF jamais mise sur pied, et pourtant, les Roughriders les battent à 32 contre 21 à Edmonton. Une semaine plus tard, Dave Ridgway marque un botté de placement à deux secondes de la fin, ce qui donne aux joueurs de la Saskatchewan la victoire à 43 contre 40 dans ce que beaucoup d’observateurs considèrent comme l’un des matchs les plus excitants jamais joués en Coupe Grey à cette époque.

En 1997, les Roughriders suivent le même chemin pour atteindre la finale de la Coupe Grey, mais avec une équipe beaucoup moins talentueuse. Ils terminent troisième de la division Ouest avec un modeste bilan de 8 victoires et 10 défaites, et ils créent une surprise en battant Calgary et Edmonton aux séries éliminatoires. Mais ils perdent ensuite le match à 47 contre 23 face à la solide équipe de Toronto qui est menée par des vedettes comme Doug Flutie et Michael « Pinball » Clemons. La saison suivante est celle qui reflète le mieux la force des Roughriders avec un bilan de 5 victoires et 13 défaites. En 1999, l’équipe termine le siècle avec un lamentable bilan de 3 victoires pour 15 défaites.

Roughriders de la Saskatchewan : de 2000 jusqu’à aujourd’hui

Le début du nouveau millénaire marque la renaissance des Roughriders. Toutefois, les années qui suivent peuvent être décrites par la célèbre phrase de Charles Dickens : « C’était la meilleure des époques, c’était la pire des époques ». Entre l’année 2000 et l’année 2025, l’équipe de la Saskatchewan se qualifie 18 fois pour les séries éliminatoires, elle dispute 5 matchs de la Coupe Grey, et remporte le championnat à trois reprises. L’équipe manque également les séries éliminatoires à sept reprises. En plusieurs occasions, plus particulièrement en 2011, en 2015 et en 2016, elle connait des saisons très médiocres. Dans un même temps, qu’il gagne ou qu’il perde, le club a une santé financière meilleure que jamais auparavant dans son histoire.

Le regain de compétitivité des Roughriders dans la LCF est en partie dû à l’introduction d’un plafond salarial à l’échelle de la ligue en 2007. Cela permet d’égaliser les chances entre les clubs riches et ceux qui sont plus faibles financièrement. La renaissance des Roughriders est également le résultat d’une gestion avisée, qui commence avec la nomination de Roy Shivers au poste de directeur général en 1999. Recruteur doué, ce dernier commence à reconstruire l’équipe. En 2004, les Riders se qualifient pour la finale de la division Ouest, et ils perdent en prolongation face aux Lions de la Colombie‑Britannique à 27 contre 25. En 2007, les Riders sont de retour à Vancouver pour la finale, cette fois avec Eric Tillman au poste de directeur général, Kent Austin en tant qu’entraineur, et sur le terrain, Kerry Joseph, un quart‑arrière repêché chez les Renegades d’Ottawa après leur dissolution. Les Riders battent les Lions à 26 contre 17, et lors d’un match défensif à Toronto, ils remportent la Coupe Grey à 23 contre 19.

En 2008, malgré un sérieux handicap représenté par sept jambes cassées dans l’équipe, ce qui est sans précédent, les Roughriders prennent la deuxième place de la division Ouest mais ils perdent en demi‑finale contre la Colombie-Britannique. Cependant, en 2009, les Riders remportent la finale de la division Ouest et ils affrontent les grands favoris que sont les Alouettes de Montréal lors de la finale de la Coupe Grey à Calgary. Pendant 48 minutes, les Roughriders bloquent les attaques de Montréal, et menés par le quart‑arrière Darian Durant, ils prennent une avance de 16 points. Toutefois, le match bascule complètement lors des 12 dernières minutes, et les Roughriders sont incapables de marquer et leur défense concède 17 points. À la fin du temps réglementaire, la Saskatchewan est en tête, mais une pénalité sur le dernier jeu donne à Montréal une deuxième chance de marquer le botté de placement de la victoire, et les Alouettes gagnent à 28 contre 27. Les partisans des Roughriders quittent le McMahon Stadium dans un silence consterné comme s’ils venaient d’assister à un enterrement plutôt qu’à un match de football.

La Saskatchewan a l’occasion de prendre sa revanche de cette humiliation dans une nouvelle finale de la Coupe Grey l’année suivante. Mais l’équipe perd à nouveau face à Montréal, cette fois à 21 contre 18. Ce n’est qu’en 2013 que le cauchemar de Calgary est quelque peu exorcisé. Menés par Darian Durant, le quart‑arrière qui fait montre d’une détermination féroce, les Roughriders battent la Colombie‑Britannique et Calgary pour remporter la division Ouest. Ils affrontent ensuite Hamilton pour la Coupe Grey au Mosaic Stadium de Regina. La plupart des quelque 45 000 spectateurs sont des partisans des Roughriders, et la plupart sont arrivés une heure et demie avant le début du match. L’ambiance est électrique. Avec peut‑être la meilleure équipe de l’histoire de la franchise, le demi offensif Kory Sheets établit un nouveau record de la Coupe Grey en parcourant 197 verges, et Geroy Simon attrape les deux dernières passes de touché dans sa brillante carrière. La Saskatchewan remporte le match à 45 contre 23. Pour la plupart des gens, c’est la plus belle expérience de toute leur vie de partisans des Roughriders.

Cependant, l’année suivante, les Roughriders s’inclinent face à Edmonton en demi‑finale de la division Ouest. Les deux saisons suivantes sont parmi les pires de l’histoire de l’équipe. En 2015, la Saskatchewan ne réussit pas à se qualifier pour les séries éliminatoires en raison d’un bilan de saison catastrophique de 3 victoires et 15 défaites. L’équipe réalise ensuite un véritable coup de maitre durant l’intersaison en raflant Chris Jones d’Edmonton une semaine seulement après qu’il ait mené son équipe à la victoire de la Coupe Grey. Non seulement la Saskatchewan embauche Chris Jones comme nouvel entraineur-chef, directeur général et vice-président des opérations football, mais elle recrute également huit de ses entraineurs adjoints d’Edmonton. Parmi eux se trouve également le coordonnateur des unités spéciales, Craig Dickerson.

Cependant, Chris Jones entreprend une reconstruction. Il retire 19 joueurs de l’équipe, dont les favoris de longue date des partisans, John Chick et Weston Dressler. Le club remanié connait une saison presque aussi mauvaise qu’en 2016, avec un bilan de 5 victoires et 13 défaites. L’équipe semble prendre un tournant en 2017. Elle termine la saison avec 10 victoires et 8 défaites et elle bat les Redblacks d’Ottawa en demi-finale de l’Est avant de perdre à 25 contre 21 face aux Argonauts en finale de l’Est. Les Roughriders améliorent leur fiche de saison régulière en 2018, avec 12 victoires et 6 défaites, et ils terminent deuxièmes de l’Ouest. Mais ils perdent à 23 contre 18 face aux Blue Bombers en demi-finale de l’Ouest.

Après la saison 2018, Chris Jones démissionne de ses trois postes chez les Roughriders et il se joint aux Browns de Cleveland de la NFL. Craig Dickerson lui succède en tant qu’entraineur-chef et, lors de la saison 2019, il mène l’équipe à la première place de la division Ouest avec un bilan de 13 victoires et 5 défaites. Cependant, l’équipe perd à 20 contre 13 en finale de l’Ouest face à Winnipeg, qui remporte ensuite la Coupe Grey.

La saison 2020 de la LCF est annulée et celle de 2021 est raccourcie en raison de la pandémie de COVID-19. En 2021, la Saskatchewan termine deuxième dans l’Ouest avec un bilan de 9 victoires et 5 défaites, et elle bat Calgary à 33 contre 30 en prolongation lors d’une victoire palpitante en demi-finale de l’Ouest. Cependant, elle est à nouveau défaite en finale de l’Ouest par Winnipeg, le futur champion de la Coupe Grey. Deux saisons à oublier suivent en 2022 et 2023 lorsque la Saskatchewan termine quatrième avec des bilans identiques de 6 victoires et 12 défaites. En 2023, l’équipe affiche un bilan de 6 victoires et 5 défaites après 11 matchs, mais elle perd ensuite ses sept derniers matchs. Le seul point positif est que la franchise redevient rentable, en partie grâce aux revenus générés par l’organisation de la Coupe Grey de 2022. Lorsqu’arrive la saison 2023, la franchise a reconstitué son fonds de stabilisation et elle a réussi à le ramener à son niveau d’avant la pandémie.

Après la saison 2023, Craig Dickerson est remplacé comme entraineur-chef par Corey Mace, l’ancien coordonnateur défensif des Argonauts de Toronto. (Corey Mace devient également coordonnateur défensif de la Saskatchewan en 2024, en plus de ses fonctions d’entraineur-chef.) L’équipe termine deuxième de la division Ouest et elle bat les Lions de la Colombie-Britannique à 28 contre 19 avant de perdre à nouveau face à son grand rival de toujours, Winnipeg, en finale de l’Ouest, sur le score de 38 contre 22.

Cependant, en 2025, les Roughriders prouvent qu’ils sont les meilleurs de la LCF, en enregistrant l’une des meilleures saisons de leur histoire. L’équipe réussit à obtenir un bilan de 10 victoires et 2 défaites après 12 matchs, malgré la perte de leurs receveurs vedettes Samuel Emilus, Kian Schaffer-Baker et Shawn Bane, qui sont tous trois auteurs de plus de 1000 verges, et qui sont blessés. KeeSean Johnson et Dohnte Meyers font plus que combler ces absences en réalisant chacun leur première saison en carrière à plus de 1000 verges. Le vétéran quart-arrière Trevor Harris reste enfin en bonne santé et il lance pour 4549 verges en 16 départs, tandis que le demi offensif A.J. Ouellette cumule 1222 verges et inscrit 8 touchés. La défense ne concède que 409 points, un record dans la ligue. L’équipe termine première de la division Ouest et première au classement général de la LCF, et elle compte neuf joueurs qui sont sélectionnés pour le Match des étoiles de la LCF, un autre record dans l’histoire de la franchise. Après une victoire difficile et tendue de 24 à 21 contre les Lions de la Colombie-Britannique en finale de l’Ouest, les Roughriders ont raison de la solide équipe des Alouettes de Montréal et ils remportent la cinquième Coupe Grey de l’histoire de la franchise avec le score de 25 contre 17. Trevor Harris est nommé MVP de la Coupe Grey, tandis que le receveur Sam Emilus remporte le prix du meilleur joueur canadien.

Stades des Roughriders de la Saskatchewan

Les premiers matchs à domicile du Regina Rugby Club sont joués au Dominion Park, un stade qui est construit pour le baseball et qui comprend une tribune et de gradins, mais il est démoli vers la fin de la Première Guerre mondiale. À partir de 1921, les matchs ont lieu sur un terrain de soccer appelé Park Hughes, sur le site de ce qui devient éventuellement le Mosaic Stadium. Au début, les partisans se tiennent debout autour d’une piste en terre battue, bien que certains regardent les matchs confortablement installés dans leurs automobiles stationnées le long des lignes de touche. Ce n’est qu’en 1936 que les premiers gradins sont construits. Les matchs de football se jouent sur un terrain en terre battue jusqu’en 1947, lorsque le premier gazonnement est posé. Cette même année, le stade est renommé Taylor Field en hommage à N.J. « Piffles » Taylor, un dirigeant du club de premier plan qui s’est illustré comme quart‑arrière dans les années 1920 malgré la perte d’un œil à la Première Guerre mondiale. Aucun des changements ne nuit au côté intime du stade. Jusqu’au début des années 1970, les partisans sont autorisés à s’asseoir à quelques mètres du jeu le long des lignes de touche et dans les zones des buts. Ceci fait du stade Taylor Field un lieu difficile pour les équipes qui visitent. Le journaliste sportif Jim Kearney le qualifie de « dernier bastion du cannibalisme ». Le directeur général des Lions de la Colombie‑Britannique, Herb Capozzi, suggère un jour qu’il devrait être classé comme un « asile d’aliénés en plein air ».

Le Taylor Field est renommé Mosaic Stadium en 2006, lorsque la compagnie de potasse Mosaic achète les droits d’appellation. Le nouveau stade ultramoderne Mosaic Stadium est officiellement inauguré le 1er juillet 2017 lors d’une rencontre entre les Roughriders et leurs plus anciens rivaux, les Blue Bombers de Winnipeg.

Roughriders de la Saskatchewan : résultats en Coupe Grey

Année

Vainqueur

Vaincu

Ville hôte

1923

Université Queen’s – 54

Regina – 0

Toronto

1928

Tigers de Hamilton – 30

Regina – 0

Hamilton

1929

Tigers de Hamilton – 14

Regina – 3

Hamilton

1930

Balmy Beach de Toronto – 11

Regina – 6

Toronto

1931

Winged Wheelers de Montréal – 22

Regina – 0

Montréal

1932

Tigers de Hamilton – 25

Regina – 6

Hamilton

1934

Imperials de Sarnia – 20

Regina – 12

Toronto

1951

Rough Riders d’Ottawa – 21

Roughriders de la Saskatchewan – 14

Toronto

1966

Roughriders de la Saskatchewan – 29

Rough Riders d’Ottawa – 14

Vancouver

1967

Tiger‑Cats de Hamilton – 24

Roughriders de la Saskatchewan – 1

Ottawa

1969

Rough Riders d’Ottawa – 29

Roughriders de la Saskatchewan – 11

Montréal

1972

Tiger‑Cats de Hamilton – 13

Roughriders de la Saskatchewan – 10

Hamilton

1976

Rough Riders d’Ottawa – 23

Roughriders de la Saskatchewan – 20

Toronto

1989

Roughriders de la Saskatchewan – 43

Tiger‑Cats de Hamilton – 40

Toronto

1997

Argonauts de Toronto – 47

Roughriders de la Saskatchewan – 23

Edmonton

2007

Roughriders de la Saskatchewan – 23

Blue Bombers de Winnipeg – 19

Toronto

2009

Alouettes de Montréal – 28

Roughriders de la Saskatchewan – 27

Calgary

2010

Alouettes de Montréal – 21

Roughriders de la Saskatchewan – 18

Edmonton

2013

Roughriders de la Saskatchewan – 45

Tiger‑Cats de Hamilton – 23

Regina

2025

Roughriders de la Saskatchewan – 45

Alouettes de Montréal – 23

Winnipeg


Membres des Roughriders de la Saskatchewan intronisés au Temple de la renommée du football canadien

Nom

Poste

Année d’intronisation

Jack Abendschan

Garde/botteur de précision

2012

Roger Aldag

Joueur de ligne offensive

2002

Ron Atchison

Centre/garde intérieur/plaqueur défensif

1978

Bill Baker

Ailier défensif

1994

Greg Battle

Secondeur

2007

Al Benecick

Joueur de ligne offensive

1996

Clyde Brock

Plaqueur offensif

2020

Henry Burris

Quart-arrière

2020

Ken Charlton

Demi offensif/flying wing

1992

Bill Clarke

Plaqueur offensif/plaqueur défensif

1996

Tom Clements

Quart‑arrière

1994

Eddie Davis

Demi défensif

2015

Ray Elgaard

Demi inséré

2002

Dean Griffing

Centre

1965

Eddie James

Demi offensif/demi défensif/flying wing

1963

Gerry James

Demi offensif

1981

Alondra Johnson

Secondeur

2009

Will Johnson

Joueur de ligne défensive

2021

Harvey « Tyrone » Jones

Secondeur

2012

Bobby Jurasin

Ailier défensif

2006

Eagle Keys

Entraîneur‑chef

1990

Bob Kramer

Président

1987

Ron Lancaster

Quart‑arrière/entraîneur‑chef

1982

Paul McCallum

Botteur/botteur de dégagement

2022

Don McPherson

Président

1983

Ed McQuarters

Plaqueur défensif

1988

Gene Makowsky

Plaqueur offensif

2015

Don Matthews

Entraîneur‑chef

2011

Don Narcisse

Receveur

2010

Willie Pless

Secondeur

2005

George Reed

Demi offensif

1979

Dave Ridgway

Botteur

2003

Al Ritchie

Entraîneur‑chef

1963

Martin Ruby

Plaqueur offensif/plaqueur défensif

1974

Tom Shepherd

Dirigeant

2008

Geroy Simon

Receveur

2017

Brian Timmis

Plaqueur défensif

1963

Harold Edward "Ted" Urness

Joueur de ligne offensive

1989

Clair Warner

Dirigeant/président

1965