Géographie du Yukon

Le Yukon est divisé par trois des sept régions physiographiques du Canada. La vaste majorité du territoire se trouve dans la région de la Cordillère, et de petites portions nordiques se trouvent dans les terres continentales de l’Arctique et dans les plaines Intérieures. Sur le plan géographique, la majeure partie du Yukon est un plateau subarctique entrecoupé de montagnes. La principale exception est la plaine côtière de l’Arctique, un prolongement plus étroit vers l’est de la même région de l’Alaska, qui descend des monts Britanniques à l’intérieur des terres jusqu’à la mer de Beaufort.

Le Yukon est divisé par trois des sept régions physiographiques du Canada. La vaste majorité du territoire se trouve dans la région de la Cordillère, et de petites portions nordiques se trouvent dans les terres continentales de l’Arctique et dans les plaines Intérieures. Sur le plan géographique, la majeure partie du Yukon est un plateau subarctique entrecoupé de montagnes. La principale exception est la plaine côtière de l’Arctique, un prolongement plus étroit vers l’est de la même région de l’Alaska, qui descend des monts Britanniques à l’intérieur des terres jusqu’à la mer de Beaufort.


Géologie

Le Yukon constitue la partie la plus au nord de la région de la Cordillère. Il comprend trois sections parallèles orientées selon un axe nord-ouest-sud-est. À l’est, des plissements sédimentaires du paléozoïque et du mésozoïque se découpent nettement de la vallée du Mackenzie par de grandes failles. La section centrale se compose de roches sédimentaires, métamorphiques et volcaniques qui remontent à des époques allant de l’âge précambrien au mésozoïque. Le secteur ouest est essentiellement constitué de formations massives de roches plutoniques du mésozoïque et de granites du tertiaire.

Topographie


Le Yukon comprend des régions de plateaux et de montagnes qui se poursuivent vers l’ouest jusqu’en Alaska. Il existe des variations considérables dans chaque région physiographique. Le haut plateau du Yukon, au centre, dont l’altitude moyenne est de 1200 mètres, est fréquemment interrompu par des régions montagneuses locales et de profondes vallées. Dans le nord, les monts Ogilvie, hauts de 2400 mètres, séparent ce plateau du centre du plateau de Porcupine. À son tour, le plateau de Porcupine est délimité au nord par les monts Britanniques, et à l’est par le mont Richardson.

À l’est, le plateau du Yukon est délimité par les monts Selwyn et Mackenzie. Au sud, une zone de basses terres près du 60e parallèle le sépare des régions montagneuses du nord de la Colombie-Britannique. Le sud-ouest du Yukon est le foyer des spectaculaires mont St. Elias et chaîne Côtière. Le mont Logan (5959 mètres) est la montagne la plus haute du Canada et la deuxième plus haute montagne de l’Amérique du Nord. De nombreuses montagnes sont couvertes par de vastes calottes glaciaires permanentes, les plus grands champs de glace non polaire d’Amérique du Nord, et elles coupent efficacement tout accès direct à l’océan Pacifique malgré la relative proximité de celui-ci.

Hydrographie

Plus de 65 % du territoire est drainé par le réseau hydrographique du fleuve Yukon, y compris le bassin de la rivière Porcupine, au nord des monts Ogilvie. Les deux grandes exceptions sont la rivière Peel, qui draine un bas plateau dans le nord-est, et la rivière Liard, qui occupe les basses plaines du sud-est. Ces deux rivières se jettent dans le  fleuve Mackenzie, à l’est. Des lacs glaciaires allongés s’étendent le long du versant est du mont St. Elias. Il y a plus de 600 km de lacs interreliés dans la région.

Le Yukon comprend une vaste région dans le nord et le nord-ouest qui n’a jamais été recouverte par les nappes glaciaires du pléistocène malgré sa haute latitude. Le pergélisol est continu au nord de la rivière Porcupine, et il est discontinu mais répandu dans le reste du territoire. Comme dans les Territoires du Nord‑Ouest, cette dernière caractéristique se traduit par un équilibre biotique fragile et pose des problèmes pour la construction et le transport terrestre.

Végétation

Les terres du Yukon, à l’exception de la plaine côtière de l’Arctique et des montagnes plus hautes, se trouvent sous la limite forestière. Les forêts boréales couvrent 57 % du territoire et la végétation est classée comme étant subarctique et alpine. Les principales essences d’arbres commerciales sont l’épinette blanche et le pin tordu latifolié. La saison estivale étant courte, les arbres poussent lentement et produisent du bois robuste d’une grande qualité. La région au sud de Dawson est assez bien boisée, plus particulièrement dans les vallées fluviales, et les meilleurs peuplements se trouvent dans les secteurs humides de l’est comme la vallée de la rivière Liard. La région est aussi caractérisée par la diversité des plantes indigènes qui y poussent. Par exemple, on y retrouve plus de 200 espèces de fleurs sauvages. Bien que peu d’espèces de plantes étrangères soient introduites et puissent fleurir dans ces conditions climatiques extrêmes, la question des plantes envahissantes est une préoccupation dans la région.



Climat

Le climat du Yukon est continental, car ses remparts montagneux le coupent de tout contact direct avec l’océan Pacifique. Les hivers sont froids : la région détient le record absolu de basse température au Canada (- 62,8 °C), enregistré à Snag, au nord-ouest du lac Kluane, en février 1947. Par moments, l’air du Pacifique s’infiltre dans les secteurs du sud-ouest, ce qui produit de courts intervalles de températures douces.

Les étés sont souvent très chauds, mais l’air frais de l’Arctique peut s’avancer jusque dans le sud. Le record de température la plus élevée du Yukon a été enregistré le 14 juin 1969 à Mayo et était de 31,1 °C. Les précipitations sont généralement faibles, car les hautes montagnes du sud-ouest bloquent les fronts d’air humide.

Ressources naturelles

Le gros gibier, les animaux à fourrures, les oiseaux et les poissons forment la subsistance des Autochtones du Yukon depuis des milliers d’années, et encore de nos jours dans les localités isolées telles que Old Crow. Les ressources fauniques du Yukon sont également appréciées par les autres résidents et les touristes, en particulier par les chasseurs de gros gibier. Le Yukon compte une des plus grandes populations de grizzlis et de mouflons de Dall de l’Amérique du Nord. On trouve également d’autres grands mammifères sur le territoire comme le caribou, l’orignal, et le mouton de montagne.

Le Yukon constitue un habitat vital pour les oiseaux migrateurs comme les cygnes trompettes et les oiseaux de proie. La harde de caribous de la Porcupine migre entre l’Alaska, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest. Le saumon du Pacifique remonte le  fleuve Yukon et ses affluents depuis Norton Sound, en Alaska.

Les minéraux tels que l’or, le zinc, le plomb et l’ argent demeurent les principales ressources non renouvelables du Territoire. Par le passé, l’accès difficile et le relief accidenté du Yukon ont dissuadé le développement minier. Cependant, le Yukon dispose maintenant d’un réseau routier étendu qui offre un accès à la mer à longueur d’année. Les programmes d’aide gouvernementale stimulent l’exploration et le développement.

Conservation



Les attraits historiques et les paysages spectaculaires du Yukon sont des ressources touristiques importantes. Le parc national Kluane, dans le sud-ouest, comprend la plus haute montagne du Canada, le mont Logan, et une partie de ce qui est désigné comme le plus grand champ de glace non polaire du monde à l’extérieur de l’Arctique et de l’Antarctique. Le premier parc territorial du Yukon est créé en 1987 sur l’île Herschel. Il comprend des sites archéologiques des premiers résidents autochtones et des artefacts datant de l’époque de la chasse à la baleine. Les sources thermales de Coal River Springs, aménagées trois ans plus tard, surplombent une magnifique série de terrasses de calcaire.

Le parc national Ivvavik est créé en juillet 1984 dans le cadre des revendications territoriales des Inuvialuits, pour protéger les habitats essentiels de la harde de  caribous de la Porcupine et de certaines espèces d’oiseaux migrateurs. Les caribous et d’autres populations d’animaux sauvages de la région sont des sources de subsistance importantes pour les Autochtones du Nord. Le parc national Vuntut, situé au nord d’Ivvavik, est créé en 1993 dans le but de protéger le reste de l’habitat des caribous de la Porcupine et celui des caribous de la toundra.

En 1985, les gouvernements fédéral et territorial concluent et signent une entente sur la gestion de la harde de caribous de la Porcupine. Deux ans plus tard, le Canada et les États-Unis signent un traité international pour la conservation et protection des troupeaux.