Ressources naturelles en Colombie-Britannique

Les ressources naturelles de la Colombie-Britannique comprennent la forêt, les terres agricoles, les pêcheries, les minéraux, le gaz naturel et l’hydroélectricité.



Forêt pluviale de cèdre rouge de l’Ouest
Une forêt pluviale ancienne de cèdre rouge de l’Ouest est protégée en permanence à l’intérieur d’une réserve écologique littorale du sud de la Colombie-Britannique.

La Colombie-Britannique est riche en ressources de toutes sortes. Ses montagnes et son long littoral abritent une faune variée et se prêtent à de multiples activités de plein air. Parmi ses atouts les plus remarquables, les forêts de conifères du littoral et de l’arrière-pays central soutiennent une importante industrie du bois. Le cèdre reste une ressource précieuse pour les Premières Nations de la côte nord-ouest, qui en font de nombreux usages. Les Haïdas confectionnent des coiffes traditionnelles avec des racines d’épinette.

La terre arable de bonne qualité se limite à l’angle sud-ouest de la province, aux vallées de l’intérieur et, plus au nord, aux environs de la rivière de la Paix et de la ville de Smithers. On trouve dans ces régions quantité de vergers, de fermes et de vignobles.

Le saumon fraye dans la plupart des grands cours d’eau (p. ex., les fleuves Fraser et Stikine, les rivières Skeena et Liard) et dans de nombreux ruisseaux. Avec le hareng, les poissons de fond et les crustacés, il soutient une importante industrie de la pêche et aide à la subsistance des peuples autochtones. (Voir aussi : Basses terres du fleuve Fraser; Vallée de l’Okanagan; Sillon des Rocheuses.)

Le fleuve Fraser à Lillooet, en Colombie-Britannique
Un pont ferroviaire du CN enjambant le Fraser à Lillooet, en C.-B. Photo prise en août 2010.

L’est et le nord-est de la province sont en grande partie couverts de forêts et le sous-sol abrite des gisements métallifères. Le développement économique de la région repose sur les mines d’or, de cuivre et de charbon, ainsi que sur la production de gaz naturel. On tire de l’hydroélectricité des barrages érigés sur le fleuve Columbia et sur la rivière de la Paix, où une autre centrale ‒ le projet du site C ‒ doit entrer en service en 2024.

L’exploitation des ressources dans le nord de la Colombie-Britannique suscite la controverse, surtout parce que la plus grande partie du territoire de la province n’a pas été cédée par les Premières Nations (voirTitre autochtone). Différents mouvements écologistes, Premières Nations et agriculteurs de la vallée de la rivière de la Paix se sont opposés au barrage du site C. En 2009‑2010, un groupe de Wet’suwet’en (voirDakelh) a dressé une barricade au sud-ouest de Smithers dans le couloir prévu pour faire passer un pipeline à travers leur territoire ancestral. À l’hiver 2018‑2019, ils ont fait les manchettes nationales en faisant obstacle à la construction du pipeline Coastal Gaslink de TC Énergie dans le même couloir.